Editos en archives

 

 

 

Souvenirs de Pro Tell

 

 

Pro Tell, Société pour un droit libéral sur les armes, a été fondée en 1978, à une époque où les tensions internationales s'estompaient, mais où les mouvements gauchistes commençaient leur œuvre de destruction des valeurs de la société traditionnelle, qu'ils espéraient remplacer par leur utopie mondialiste. Et l'année de sa fondation, Pro Tell s'est trouvée devant les premières attaques

Premier contact

En été 1978, les autorités vaudoises ont décidé de doter le canton d'une loi sur les armes. Envoyé par la Feuille d'Avis de Vevey pour suivre les débats législatifs, je me suis retrouvé à la tribune du Grand Conseil vaudois, juste derrière le groupe libéral et, en particulier, le syndic de Vevey Bernard Chavannes.

Devant la stupidité des arguments de la gauche (déjà), j'ai commencé à m'énerver. J'ai écrit toute une série de petits papiers, arrachés de mon carnet de notes. Et j'ai ainsi proposé - discrètement - à Bernard Chavannes des réponses. Un seul exemple: un socialiste a proposé de soumettre les arbalètes au permis d'acquisition d'armes (PAA). Je n'ai écrit que 3 mots pour Chavannes : "Souvenez-vous de Guillaume Tell". Un peu plus loin, le syndic veveysan à proposé sur mon conseil, de soumettre à permis les cendriers et les bas nylons, plus souvent utilisés de nos jours pour tuer que des arcs ou des arbalètes.

Non loin de moi, un autre spectateur s'amusait de mon manège. Nous nous sommes présentés. C'était Hans Maag, qui venait de fonder Pro Tell, avec quelques amis.

Malgré nos efforts, le canton de Vaud avait réussi à se doter d'une loi sur les armes stupide, comme le sont toutes les lois dans ce domaine, mais moins que ne le souhaitaient ses rédacteurs.

Enrôlement

Quelques mois plus tard, j'ai été invité à l'Assemblée générale de Pro Tell. Hans m'a expliqué que j'y représenterai l'ASEAA, l'Association pour l'Etude des Armes et Armures (association à laquelle j'ai immédiatement demandé mon adhésion).

Dans la salle, j'étais assis à côté d'un grand type. Qui m'a demandé ce que je représentais.
- L'ASEAA
- Ah intéressant, j'en suis le président !

Oups ! Heureusement, Hans est venu expliquer la combine qui m'avait permis d'assister à l'assemblée, alors que mon statut de membre n'était encore acquis dans aucune des deux sociétés.

Une fois régularisé, j'ai plus ou moins représenté Pro Tell dans le canton de Vaud.

Un homme s'était vu refuser un PAA parce qu'il voulait un pistolet semi-automatique. On lui suggérait plutôt un revolver, plus facile à maîtriser pour un novice. Un autre était trop âgé pour qu'on puisse lui faire confiance avec une arme et à un autre encore, la police voulait confisquer sa collection d'armes d'ordonnance, à cause de son âge aussi.

A chaque fois un téléphone, "allo, ici Frank Leutenegger, Pro Tell" avait sufi.

Un procès pour les femmes

Dans la nouvelle loi vaudoise, on avait inscrit la possibilité d'acheter un fusil de chasse en présentant un permis de chasse, mais il fallait un PAA si on n'était pas chasseur.

Et justement, une jeune femme avait demandé ce permis, pour un fusil à deux coups, un "coach gun" en expliquant qu'elle habitait dans une maison isolée, en lisière de forêt, et que l'arme la rassurerait.

Refus de la police de sa commune, qui lui a conseillé, à la place d'une arme d'acheter un chien ou de prendre un amant ! La jeune femme, qui travaillait à la télévision à Genève avait alors, sur le conseil d'un ami, acheté ce fusil dans ce canton. Bonne citoyenne, elle avait été le montrer à la police… qui le lui avait aussitôt confisqué, tandis que le préfet l'amendait lourdement.

Sur mon conseil, elle avait fait recours et l'affaire est passée au tribunal de simple police. J'ai pris mon téléphone et j'ai appelé toutes les rédactions de Suisse romande en leur suggérant d'envoyer, non pas un journaliste, mais UNE journaliste, en rappelant le "bon" conseil du policier. Un amant ou un chien.

Ce matin là, à Morges, la salle était remplie de femmes munies de carnets et de stylos (il y en avait une avec un micro, une autre accompagnée d'un cameraman). Le juge a prononcé un non-lieu en quelques minutes seulement.

Pendant quelques années, Pro Tell a cartonné: quand le canton de Fribourg a voulu se doter d'une loi sur les armes, nous avons organisé le référendum et nous l'avons remporté haut la main. Au point que, quelques mois plus tard, le canton du Valais, qui avait les mêmes démangeaisons, a préféré nous envoyer à l'avance le texte de loi envisagé. Après notre réponse, la loi est retournée dans son tiroir.

Une succession sous contrôle

Quelques années encore. A l'époque de la présidence du colonel Sollberger (qui a fort bien vécu durant son mandat), j'ai démissionné de Pro Tell, refusant d'assumer une position de repos correcte, devant ce colonel d'opérette.

Dès qu'il a décidé de prendre sa retraite (les temps devenaient durs pour les propriétaires d'armes, en cette première décennie du siècle), j'ai rempilé et je me suis aussitôt retrouvé avec un problème vaudois.

Un membre de ma famille, décédé, laissait derrière lui une collection d'armes importante. Sa veuve m'avait demandé d'en organiser la dispersion.

Mon cousin possédait quelques armes de grande valeur, des fusils de chasse africaine, des revolvers anglais gravés, dans leurs coffrets d'origine. Celles-là, je les ai fait mettre de côté, pour les réserver à son fils, quand il serait majeur (c'est aujourd'hui le cas mais j'avoue ne pas avoir d'informations sur le sort de ce trésor).

Les autres, je les ai mises en vente, auprès de collectionneurs intéressés. J'ai pris contact avec la police cantonale vaudoise, pour l'assurer que je l'informerais de ce qu'elle avait à connaître, notamment, selon la loi, les coordonnées des acheteurs (Vaud avait anticipé sur la loi fédérale, qui allait rendre la transmission des contrats entre particuliers obligatoire).

Surprise ! Tous les acheteurs des armes de mon cousin ont reçu de la police cantonale une lettre leur suggérant (ordonnant) de demander un PAA, qui leur serait accordé gratuitement. Tous les acheteurs, sauf un, moi !

J'ai repris contact avec la police, et son juriste m'a doctement expliqué le fondement juridique de sa démarche. Je crois avoir été assez peu poli. J'ai immédiatement averti mes clients en leur intimant de refuser ces propositions sans base légale. Un autre coup de téléphone, à Pro Tell et j'avais un budget pour aller en justice.

Cela n'a même pas été jusque là, malheureusement cela aurait été assez drôle. A réception de la lettre de recours que j'avais fait envoyer par une avocate, le Département vaudois de justice et police a immédiatement décidé de laisser tomber.

Détail amusant: à la Bourse aux armes de Lausanne suivante le juriste de la police vaudoise m'a accueilli en disant "vous n'avez pas amené la fanfare?"

Un ou deux ans plus tard, dans une nouvelle édition de cette bourse, le chef du bureau des armes, Jean-Jacques Traber, me présentait à son adjoint: "vous ne connaissez pas Leutenegger ? Je vous présente votre pire cauchemar".

Pro Tell: les temps de dissidence

Quelques années encore. A l'époque de la présidence du colonel Sollberger (qui a fort bien vécu durant son mandat), j'ai démissionné de Pro Tell, refusant d'assumer une position de repos correcte, devant ce colonel d'opérette.

Dès qu'il a décidé de prendre sa retraite (les temps devenaient durs pour les propriétaires d'armes, en cette première décennie du siècle), j'ai rempilé. Mais les temps avaient changé. Le nouveau président, Willy Pfund avait de la peine à supporter mon indépendance éditoriale sur SwissGuns.

Et il supportait encore moins que le colonel ma façon de lui répondre d'aller se faire considérer (les comités suivants ont éprouvé le même agacement).

Quand un de mes fils s'est fait confisquer un couteau Spyderco, Pro Tell a refusé de me soutenir et, après recours j'ai pu assister à un procès carrément soviétique. Mon fils m'avait fait citer comme témoin expert, mais le juge a immédiatement déclaré que je n'aurais pas la parole. Et il a prononcé une condamnation: 300 fr. plus 300 de frais et la destruction du couteau.

2017 - l'espoir - la chute

Octobre 2017. Dans une ambiance électrique (j'ai failli cogner sur le "responsable informatique" du comité, qui voulait barrer le passage à mon épouse), une bande de comploteurs (merci Henri) ont mis à bas le comité de profiteurs qui espéraient saigner Pro Tell un an de plus.

Mais cet espoir n'a pas duré longtemps. Ignazio Cassis, nouveau membre de Pro Tell et candidat au Conseil fédéral , élu trois jours après l'assemblée, n'a rien eu de plus pressé que de démissionner de la société.

Le nouveau président, qui avait eu cette attitude héroïque ("le droit des armes n'est pas négociable"), Hans-Peter Wüthrich, n'a pas duré beaucoup plus longtemps (février 2018).

Et nous sommes entrés en campagne contre la loi sur les armes que l'Union européenne, economie.suisse, le Conseil fédéral et les euro-soumis du parlement voulaient nous imposer. Nous nous sommes dépensés sans compter, mais…

Ensuite ? Près de trois ans plus tard, Pro Tell (qu'il faut écrire maintenant "PROTELL") cherche toujours un président.

Il faut reconnaître un succès de la société: l'organisation d'une défense juridique pour les membres qui fonctionne bien (un de mes fils en a profité). Mais pour le reste, à part un nouveau logo Tell joufflu et trop gentil et des autocollants qui ne collent pas…

A voir le 21 novembre, lors de la prochaine Assemblée générale de PROTELL.


F.A.L. 17.10.2020

 

 

Accord-cadre - la fin de nos armes
Accord-cadre - NON !

 

En quoi cet accord concerne-t-il la législation sur les armes ? Il ne s'intéresse absolument pas à cette question. L'accord-cadre porte principalement sur la libre circulation, les marchés et les transports, ainsi, bien sûr que sur la reprise, dite dynamique (entendez automatique) de la législation européenne.

Un détail supplémentaire: en cas de divergence entre la Suisse et l'Union européenne, l'instance finale de décision est la Cour européenne de justice.

En 2019, nous avons soutenu un référendum contre la loi stupide et inique sur les armes. Contre les millions mis sur le tapis par economie.suisse et les euro-turbos, nous n'avons pas fait le poids. Et il serait illusoire d'espérer un deuxième référendum, qui aurait d'ailleurs toutes les chances d'échouer.

La Suisse reprendra donc, "dynamiquement" le droit européen sur les armes comme la libre circulation des chômeurs et des malfrats européens.

La Directive européenne sur les armes est révisée régulièrement, tous les quatre ans en général. LA dernière date de 2017, la prochaine devrait fleurir au printemps prochain.

Au menu:

Que nous réserve-t-elle ? On peut raisonnablement s'attendre à un durcissement sur les armes semi-automatiques et, sans doute aussi, sur un contrôle accru des munitions, vente-achat et détention. Un enregistrement généralisé de toutes les armes devrait également être instauré. Et les contrôles de police seront certainement plus fréquents et plus tatillons.

On peut prévoir les étapes suivantes, notamment l'interdiction définitive de certains modèles, puis les confiscations, déjà réclamées par certains milieux politiques, et, finalement, le désarmement pur et simple de la population.

Et contre tout cela, nous n'aurons plus un seul moyen légal de résister. Application "dynamique" oblige.

Il ne nous reste donc qu'une solution: lutter contre l'Europe dans d'autres domaines. Aujourd'hui, contre l'accord-cadre qui porterait un coup fatal à l'indépendance de la Suisse, au point qu'une adhésion à l'UE deviendrait inévitable.

C'est donc NON à cet accord-cadre, NON à l'ingérence de Bruxelles dans la politique et le droit suisse NON à cette Europe moribonde, pour laquelle on ne peut espérer qu'une agonie rapide.

NON !

F.A.L. 12 octobre 2020
 

 

Accord cadre: la fin de la Suisse

 

La prochaine révision de la loi sur les armes, qui sera librement acceptée par le peuple suisse, pour faire plaisir à Bruxelles et à economie.suisse, marquera la fin de l'exception suisse. Et cela se prépare déjà. L'accord-cadre que la Suisse et l'Europe se préparent à signer en sera l'instrument.

L'Union européenne a publié récemment un document - "fact sheet" - sur ses relations avec la Suisse. Document bien fait plein de données factuelles irréfutables.

Nos relations avec l'Europe institutionnelle datent de 1972, avec le premier accord de libre échange. Aujourd'hui, les échanges commerciaux entre l'UE et la Suisse, se montent à 1 milliard d'euros par jour ouvrable.

La Suisse est aujourd’hui le quatrième partenaire commercial de l’UE après les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni. Elle représente 6,9 % des exportations de l’UE et 5,7 % de ses importations.

L'Europe est donc de loin le premier partenaire commercial de la Suisse. Elle représente environ 50 % des exportations suisses de biens et 60 % de ses importations.

Voila pour les informations objectives. On passe maintenant au cœur du document:

- Les accords bilatéraux doivent être appliqués conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne antérieure ou postérieure à la signature
des accords.
- L'intégration du droit doit être mise à jour de manière dynamique.
- Le règlement des différends devra se faire devant un tribunal arbitral, qui saisira la Cour de justice
de l’Union,
- Et, bien entendu il y aura un dialogue constant entre la Cour de justice et le Tribunal fédéral suisse. Comprenez: donnée d'ordres européenne au petit Suisse obéissant

Dans le document européen, un point peut paraître à l'avantage de la Suisse: le respect des obligations constitutionnelles suisses. S'il y a un référendum contre une loi nouvelle que veut nous imposer, l'Europe attendra le résultat du vote. Mais, avant même le résultat, on nous aura gentiment informé de ce qu'on appelle la "cause guillotine": "vous refusez cette petite chose et tous les accords tombent".

Donc, quoi que l'Europe décide, nous devons accepter et remercier.

Et c'est à ce stade que SwissGuns est intéressé.

Cela fait longtemps que nous avons cessé de nous interroger sur l'économie de la Suisse - surtout avec une organisation, economie.suisse, qui est totalement inféodée au système de mondialisation.

Mais, pour les armes, il vaut encore la peine de rompre une lance. Comme le disait Guillaume Ier d'Orange-Nassau (1533-1584), "Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de persévérer pour réussir."

Les armes: si nous laissons l'Europe imposer ses lois à la Suisse une fois de plus, une fois seulement, nous pouvons dire adieu notre liberté. La prochaine révision de la loi sur les armes, qui sera librement acceptée par le peuple suisse, pour faire plaisir à Bruxelles et à economie.suisse, marquera la fin de l'exception suisse: plus de droit à posséder des armes mais des privilèges, accordés aux "bons", à ceux qui acceptent l'intrusion de la police dans leur vie privée, alors qu'ils n'ont commis aucun crime, à ceux qui acceptent que leurs données personnelles soient transmises à tous les fonctionnaires européens, des plus stupides aux plus corrompus, à ceux qui sont prêts à admettre que le droit de posséder une arme est un rêve d'antan, aujourd'hui disparu.

Et, si nous en arrivons là, ce sera la fin d'une Suisse indépendante. Il ne restera qu'une alternative: la soumission, c'est-à-dire l'assujettissement, ou l'adhésion. Charybde ou Scylla..

"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de persévérer pour réussir." Ce n'est pas vrai: il faut toujours espérer que nous aurons raison un jour. Maintenant. Pas dans 20 ou 100 ans. Et c'est pour cela qu'il faut nous battre, par tous les moyens, contre les puissances extérieures, mais aussi, contre nos amis bienveillants qui, à Berne, préparent la capitulation.

F.A.L. 8 octobre 2020



 

Nouveaux avions de combat: des héros dans les airs,
mais des lâches au sol?


 

Le Conseil fédéral et le Parlement veulent investir 6 milliards pour de nouveaux avions, afin d’assurer la souveraineté et la sécurité de l’espace aérien suisse 24 h/24, 365 jours par an.

Mais, au sol, des règles différentes s’appliquent à Berne : le Conseil fédéral et la plupart des partis bradent notre souveraineté et les droits du peuple sur ordre de Bruxelles, lâchement, par crainte de négociations difficiles.

C’est ce qui s’est passé avec la loi tirée de la directive européenne sur les armes 2017/853, pour laquelle le Conseil fédéral avait généré une ambiance de peur sans précédent, au nom de Schengen. Avec le renforcement supplémentaire et dogmatique de la législation européenne sur les armes attendu pour 2022, que la Suisse « doit » reprendre, il est évident que les citoyens suisses continueront à être désarmés, selon la tactique habituelle du salami. Une fois de plus, cela ne contribuera en rien à la lutte contre le terrorisme et la criminalité.

Qui peut croire que le Conseil fédéral, en cas de besoin, fera respecter la souveraineté dans l’espace aérien, alors qu’il se met à genoux chaque fois que Bruxelles lève le petit doigt ?

Il est de fait acquis que la Suisse n’a pas besoin d’avions de combat modernes et onéreux. N’importe quel avion, même médiocre et obsolète, suffira pour mener des opérations de police du ciel contre des avions civils.

Berne doit enfin devenir crédible. Si « le peuple est l’armée et l’armée est le peuple », si l’on exige des citoyens qu’ils sacrifient leurs vies pour la liberté de la patrie si nécessaire, alors les soldats et les citoyens respectueux des lois doivent bénéficier d’un droit libéral sur les armes. La Suisse doit donc revenir à une politique souveraine et surtout se libérer du joug de l’UE.

Le Conseil fédéral a également l’obligation de dire au peuple comment il entend tirer les leçons de l’expérience autrichienne avec l’achat de l’Eurofighter et comment il veillera à ce que de tels incidents ne puissent se produire lors du processus d’acquisition, et ce pour tous les fabricants d’avions soumis à évaluation.

La manière d’assurer l’approvisionnement en pièces de rechange est loin d’être clairement réglée. C’est pourtant une nécessité, afin qu’une trop grande dépendance vis-à-vis d’un seul fournisseur ne compromette pas le déploiement de ces avions en cas d’urgence.

Le peuple a le droit de savoir si le pays du fournisseur peut empêcher le décollage de nos avions de combat avec des codes de (dé-)activation.

Pour que le peuple accepte de signer le chèque, Berne doit d’abord redevenir crédible, mener une politique souveraine qui ne porte pas atteinte aux droits libéraux du peuple et répondre aux questions justifiées des citoyennes et des citoyens.

Sinon, même les partisans d’une défense nationale forte glisseront un bulletin avec un NON clair dans l’urne le 27 septembre 2020.

 

Bruno Buchs, 22.06.2020

http://www.liberalarms.ch/
 

 

 

Un couteau trop dangereux


 

Le Tribunal fédéral a décrété que le couteau présenté ici est une arme interdite, beaucoup trop dangereuse pour être laissée entre les mains d'un simple citoyen.

Pourtant, à titre personnel, j'estime que cette "arme" devrait se trouver dans toutes les voitures.
Ce couteau à une lame courte, 8,5 cm. Il comporte à l'arrière une petite lame annexe pour couper une ceinture de sécurité et, à l'extrémité du Manche, un coin, pour casser un vitre de voiture. L''instrument de survie parfait pour automobiliste.

 

Question: pourquoi le TF ne veut-il pas que nous puissions sauver notre vie en cas d'accident ?
Réponse: il est trop facile à ouvrir. En effet, l'ouverture de la lame, bien que manuelle, est assistée par un ressort. Le couteau est donc assimilé à une arme à ouverture automatique de la lame.

 


Nos juges suprêmes ont dû cogiter longuement, avant de sortir cette absurdité.

F.A.L. 17 juin 2020
 

 

 

Le petit doigt sur la couture du pantalon

 

SwissGuns a l'habitude d'être critique - parfois même violent - envers l'autorité… cette autorité qui veut nous désarmer, pour mieux nous livrer aux vautours de la globalisation, "pour quelques dollars de plus".

Mais aujourd'hui - et tant que cette saleté de crise va durer - SwissGuns a le petit doigt sur la couture du pantalon. Il y a peu de gens que nous aimons dans notre gouvernement (à vrai dire, y en a-t-il un seul ?).

Mais collectivement et individuellement, actuellement, SwissGuns ne peut faire autrement qu'exprimer une immense admiration pour ces hommes et ces femmes, qui ne s'étaient pas fait élire pour ça, mais qui gèrent la crise d'une manière formidable.

Chapeau bas à vous tous !

F.A.L. 27 mars 2020

 

L'avenir du citoyen-soldat

 

 

S'il est un livre pour comprendre notre époque et - surtout - comprendre comment y survivre - c'est ce petit ouvrage (60 pages) de Bernard Wicht (privat-docent à la Faculté des sciences sociales et politiques de l'Université de Lausanne, spécialisé dans la stratégie et la pensée militaire). Livre écrit en 2015, mais que je viens de découvrir.

Le citoyen-soldat, en effet, ce n'est pas seulement ce jeune Helvète à qui la Confédération confie un fusil quand il a 20 ans (et tente ensuite de le récupérer, parce que l'Etat ne peut se permettre d'accorder sa confiance à des gens libres). Le citoyen-soldat c'est un individu qui, devant la faillite des systèmes prévus pour lui garantir sécurité et prospérité - systèmes en
faveur desquels il avait accepté de restreindre sa liberté - décide de prendre les choses en main et de prévoir les moyens d'assurer sa sécurité… la sienne, celle de sa famille, celle de la communauté dans laquelle il vit.

Bernard Wicht pose le problème de façon simple: le citoyen peut renoncer à une partie de sa liberté et payer l'impôt, à condition que l'Etat à qui il cède ses prérogatives lui garantisse deux choses: une juste représentation (un parlement) et une protection. Quand l'Etat se montre incapable de remplir ses tâches (comme aujourd'hui, quand la mondialisation subordonne les gouvernements à la mondialisation-globalisation), les citoyens doivent reprendre la tâche numéro 1 dans leurs mains : la sécurité.

L'auteur nous emmène à travers les siècles, dans les exemples les plus frappants: Athènes au 4e siècle avant JC, où, selon Aristote, seuls les hommes en armes pouvaient décider de l'avenir de la cité, l'Italie de la Renaissance, dans laquelle les "Citadini" manœuvraient entre pouvoir politique et Eglise, pour conserver l'indépendance de leurs villes, la jeune Amérique, où les "Minutemen", fermiers indépendants, mais armés et efficaces ont mis en échec les armées coloniales européennes, autant françaises que britanniques.

Autant de situations dans lesquelles les citoyens se sont retrouvés dans l'obligation de prendre leur destin en mains. Des situations qui démontrent que lorsque l'Etat (que ce soit l'empire, l'église, le roi ou tout autre) ne remplit pas ses fonctions, c'est à l'homme libre de le faire.

Le livre de Bernard Wicht est important. Depuis certains écrits révolutionnaires du 20e siècle, on n'avait plus rien écrit de tel . On serait tenté de dire "subversif", comme l'étaient les écrits de Lénine ou des 68-ards. Mais non, "L'avenir du citoyen-soldat", c'est juste factuel, raisonné et clairvoyant.

L'AVENIR DU CITOYEN-SOLDAT - A LIRE ABSOLUMENT !

L'avenir du citoyen-soldat, Editions Le Polémarque, 29 rue des jardiniers, 54000 Nancy

 

 

Ne nous hâtons pas !

 

SwissGuns à reçu ces derniers temps plusieurs messages de correspondants inquiets: "avec la nouvelle loi, que faut-il déclarer, quand ?"

Ce qu'il faut déclarer
Trois types d'armes doivent être déclarées:
- les armes de poing semi-automatiques, si elles sont munies d'un magasin de plus de 20 cartouches (si vous avez un mag de 30 coups pour votre Glock, c'est le moment de le planquer ou de le jeter au lac),
- les armes longues semi-automatiques, si elles sont munies d'un magasin de plus de 10 cartouches
- et les armes longues semi-auto trop courtes (moins de 60 cm).

Notons bien: ce sont les seules armes concernées. Un Colt 1911 et son magasin de 7 coups, ne doit pas être déclaré, pas plus qu'un revolver ou une carabine à répétition, qu'elle soit à verrou ou à levier de sous-garde... Encore moins, si elle est à un ou deux coups.

Nul doute que nos autorités bienveillantes ne manqueront pas de nous inciter "à nous mettre en règle", en déclarant tout, y compris le Vetterli de l'arrière grand-père.

Non... seuls les semi auto à grande capacité sont concernés. Ne vous laissez pas raconter des contes de commissariat!

Quand ?

La nouvelle loi a prévu un délai de 3 ans pour cette déclaration, c'est-à-dire, jusqu'au 14 août 2022. C'est à croire qu'il nous reste un ami, au sein de l'administration.

14 août 2022. Ne déclarez rien avant !

Au printemps de cette année là, la Commission européenne nous annoncera les prochaines restrictions à nos libertés. L'interdiction totale des semi-autos, quelle que soit leur capacité, pourrait être prononcée.

Si vous avez déclaré avant, vous avez perdu et il ne vous reste qu'à apporter le matos au poste, pour le faire passer au pilon.

En revanche, si vous prenez votre temps et attendez l'été 2022, vous aurez le choix: être un bon citoyen, déclarer et laisser détruire, ou choisir le côté obscur de la Force et planquer ce dont vous pensez que les autorités n'ont pas à connaître.

À vous de choisir. Mais pensez-y bien. Quoi qu'il arrive, jusqu'au14 août 2022, vous êtes en règle. Et c'est ce dimanche là que vous devrez choisir, entre rester un bon citoyen ou devenir un dangereux rebelle.

Pensez-y... et ne vous hâtez pas !

 

F.A.L. 8 février 2020 (6 mois et 6 jours avant l'échéance)
 

 

 

Les armuriers qui soutiennent PROTELL

 

PROTELL a demandé l'aide des armuriers et des stands privés, pour soutenir la lutte contre le désarmement général du peuple suisse. Après tout, ils sont les plus concernés: nous pouvons cesser d'acheter des armes, si nous en avons assez, mais eux ne peuvent cesser de vendre.

PROTELL a lancé fin 2019 une action auprès des acteurs du milieu du tir et de la formation et que déjà 18 d'entre eux ont répondu positivement et ont consenti à donner une contribution de 1500 fr. par an, pour notre lutte. Nul doute que bien d'autres vont rejoindre cette action prochainement.

Leur contribution leur donne un accès privilégié aux élus fédéraux dans le cadre de rencontres mises sur pied par PROTELL à Berne, mais aussi un accès à des conseils juridiques et des aides en la matière. De plus, ils bénéficient d'une visibilité de choix sur les supports de PROTELL

Voici les 18 premiers armuriers. Désormais ils ont notre préférence sur les autres. Bien sur nous vous tiendrons au courant des adhésions d'autres professionnels à ce programme.

 

Two Protect, 8048 Zürich
https://www.schiesskurs.ch/de/

 

Glarner Waffen, 8782 Rüti
http://www.gwmh.ch/

AATS Shop, 3400 Burgdorf
https://www.aats-shop.ch/

 

Waffen Joray, 4242 Laufen
http://waffen-joray.ch/

Lagardère, 2300 La Chaux-de-Fonds
https://www.lagardere.ch/

 

Waffen Zimmi, 8180 Zürich
https://waffenzimmi.ch/

Armurerie Nouvelle, 1020 Renens
https://anlsa.ch/

 

Natur Aktiv AG, 8422 Pfungen
https://www.waffenboerse.ch/

Bruenig Indoor, 6078 Lungern
https://bruenigindoor.ch/de/

 

P. Kammermann AG, 6122 Menznau
https://www.buechsenmacher.ch/

Def Tac Training, 5018 Erlinsbach, 5036 Oberentfelden,

5107 Schinznach Dorf, 5062 Oberhof
https://deftactraining.ch/

 

Passion 4 Guns, 8303 Bassersdorf
https://www.passion4guns.ch/

Dynamik Arms, 1257 Croix-De-Rozon
https://www.dynamikarms.ch/

 

Rene Hild Tactical, CH-8478 Thalheim-Gütighausen
https://renehild-tactical.ch/

Felder Jagdhof, 6162 Entlebuch
https://www.felder-jagdhof.ch/

 

TM Trading GmbH, 6330 Cham
https://www.tmt.ch/

Waffen Pauli, 5606 Dintikon
http://www.waffenpauli.ch/index.php

Wyss Waffen, 3400 Burgdorf
http://wysswaffen.ch/


F.A.L. 20 janvier 2020

 

 

 

Monsieur le juge,

 

Je vous écris une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps*…

Aujourd'hui, lundi 13 janvier 2020, vous avez prononcé l'acquittement de 12 activistes, qui avaient violé la loi au nom du principe de nécessité. En gros, l'évolution du climat met le monde en danger et les gouvernements n'en font pas assez pour lutter contre ce péril. Selon vous, ces prévenus ont donc agi "de manière licite".

Dans ce pays, en Europe et dans le monde, nous sommes nombreux à nous inquiéter du phénomène du terrorisme et de l'insécurité grandissante. Je ne vous abrutirai pas de documents - forts pertinents eux aussi mais que vous ne lirez sûrement pas - qui prouvent que le port d'arme citoyen est un moyen très sûr de lutter contre terroristes et malfrats.

Si les activistes du climat ont le droit de violer la loi, avec la bénédiction de la justice, je présume que les activistes de la sécurité et du bien-être de nos concitoyens ont eux-aussi le droit de violer la loi. Loi qui leur interdit stupidement de porter une arme, pour protéger leur vie et celles de tous ceux qui sont agressés, alors que le gouvernement ne met pas assez de moyens pour garantir leur sécurité.

L'état de nécessité est là aussi évident… peut-être encore plus qu'en ce qui concerne le climat, en tous cas à notre avis.

Je vous remercie donc, Monsieur le juge, d'avoir ainsi établi les limites de la loi: quand elle ne convient pas, il suffit de l'ignorer. Message bien reçu !


F.A.L. 13 janvier 2020


*Boris Vian, 1954

 

 

Une nouvelle bataille commence!

 

Le PS, les Verts et le GSsA lancent ce mercredi le référendum contre l’achat de nouveaux avions de combat. Ils étaient parvenus à couler le Gripen en 2014. Cela peut paraître curieux, de notre part, de soutenir une action de gens qui veulent détruire la Suisse, mais nos objectifs sont totalement différents.

Notre gouvernement - censé être au service du peuple - n'agit depuis quelques années que pour désarmer les citoyens, tout en voulant se doter d'armes qu'il contrôle. De même que les fondateurs des Etats-Unis d'Amérique avaient affirmé le droit du peuple à se rebeller contre le gouvernement, si celui-ci n'œuvre pas dans son intérêt, de même nous estimons que nous n'avons pas à soutenir un gouvernement qui ne nous fait pas confiance.

Donc, tant que le Conseil fédéral ne fait pas marche arrière avec une vraie libéralisation du droit aux armes en Suisse, nous nous battrons contre tout ce qui contribue à armer l'Etat!

SwissGuns et "NoGunsNoPlanes" voteront NON aux avions!

F.A.L. 8 janvier 2020


Formulaire de collecte de signature en francais:
https://avionsdecombat-non.ch/wp-content/uploads/2020/01/200103-KJ-Unterschriftenbogen_A4-F.pdf
En allemand:
https://kampfjets-nein.ch/wp-content/uploads/2020/01/200103-KJ-Unterschriftenbogen_A4-DE.pdf