Editos en archives

 

 

 

Vivre avec, comment ? - 2

 

Il y a quelques jours, Fedpol a pondu son dernier projet d'ordonnance pour la loi sur les armes (OArm et LArm, respectivement). Et elle vient de se fendre d'un rapport explicatif pour cette OArm.

Remarques préliminaires

A 19e siècle et au début du 20e, les Anglais estimaient qu'une loi ne devait pas contenir plus de 10 articles. Au-delà, on ne pouvait demander au citoyen de "connaître la loi", comme nous sommes censés en être obligés.

Aujourd'hui, en Suisse, l'inflation législative est telle qu'aucun juge, aucun avocat - à fortiori aucun citoyen - ne peut prétendre " connaître la loi". Et cela va pluS loin: le législateur qui a pondu le texte de l'OArm et de son rapport ne semble pas connaître la loi… ou du moins ne pas la comprendre. On trouve en effet trop d'approximations, de phrases inutiles et de redondances dans ce texte. En donnant ce travail à un étudiant en droit, on aurait pu obtenir une LArm et une OArm beaucoup plus claires et faisant chacune au moins 10 pages de moins.

Par ailleurs, il est amusant de lire des phrases du genre "un magasin est considéré comme un chargeur de grande capacité si…". Bruxelles modifie même notre façon de parler et d'écrire !

Les détails

Pour commencer, le rapport reconnaît, pour la 1ère fois (page 4), que les armes d'ordonnance sont concernées, dès qu'elles changent de propriétaire.

En page 5, on explique que les cantons pourront préciser à leur gré leurs exigences pour la conservation des armes auto et semi-auto des collectionneurs. De même, un peu plus loin, les cantons pourront donner leur propre définition du collectionneur. Vaut mieux se déclarer tireur que collectionneur !

Une (petite) bonne nouvelle: l'émolument pour un permis d'achat d'arme semi-automatique reste à 50 fr. Mais le permis pour arme auto est à 150. Et puis (si les cantons le veulent bien) on pourra toujours avoir des permis à 3 armes.

Une arme longue, vraiment ?

En page 7, le rapport tente de faire la distinction entre arme de poing et arme longue (à épauler). Une arme longue de moins de 60 cm est une arme à épauler, si on y met les deux mains. Cela fait des années que je tiens mon CZ 75 à deux mains, ce qui en ferait donc une arme interdite, munie d'un chargeur (!) de 15 coups, donc interdit ! Non, on me rassure: même si on peut tirer à deux mains avec un pistolet, ça n'en fait pas une arme interdite. Et, heureusement, Fedpol publiera prochainement des documents pour attribuer les armes dans leur catégories respectives (un MAC 10 ou un pistolet Uzi, semi auto, sans crosse d'épaule ?).

Une seule question: de qui se moque-t-on ?

Page 8: que veut dire "équiper une arme d'un chargeur de grande capacité" ? Eh bien, c'est quand le chargeur est dans l'arme ou à côté, ou pas trop loin, ou qu'on les transporte ensemble… Fedpol reconnaît que tout cela n'est pas très clair et que les critiques ont été nombreuses. Mais on restera comme ça, parce qu'on ne sait pas faire mieux.

Page 9: il faut relever l'esprit d'ouverture de nos autorités. Selon l'article 9c, les ressortissants étrangers qui vivent en Suisse sans permis d'établissement - les clandestins, donc - doivent fournir une attestation officielle de leur pays d'origine pour acheter légalement une arme (ils sont tous en train d'écrire à leur ambassade !).

Fedpol tente de nous rassurer en ce qui concerne les dispositions sur l'héritage. Mais il n'en reste pas moins que c'est à vous dégouter de faire les choses légalement. A coup sûr, ces dispositions inapplicables vont entraîner un réflexe de planque et donc de marché noir. Mais qu'importe: la loi est dite !

Jésus multipliait les pains, Fedpol multiplie les autorisations. Il y en a pour les tireurs, il y en a pour les collectionneurs. Il n'y en a pas pour les simples "pékins".

Et on continue: l'article 13,a fait que l'article 10 est déplacé. L'alinéa 2 du 13,a correspond au 71,2,b, qui est abrogé. Le 13,b correspond au 71,2,a, abrogé lui aussi… tout cela sans que ça change quoi que ce soit ! Et on les paye pour ça ?

On abroge un article parce qu'on en a pondu 2 autres pour dire la même chose. Ou alors, on ajoute une lettre. L'article 13 est le meilleur exemple: il a le 13, le 13a, le 13b, le 13c, etc. jusqu'au 13i !

Article 13 c: il faut un "juste motif" pour posséder une arme interdite. On nous a assuré précédemment que la déclaration de telles armes n'avait pas de conséquence sur le droit à les posséder. Mais quand on viendra, dans quelque temps, vous demander un "juste motif" ?

L'article 13,d est si délirant, entre les armes d'ordonnances non modifiées, les modifiées, les non ordonnance, etc. qu'on se contente d'un haussement d'épaule, en attendant le durcissement suivant, qui mettra de l'ordre dans tout cela, avec une interdiction générale, sans "accommodations à la sauce helvétique", comme on dit à Bruxelles.

Pour résumer: LArm, OArm, rapports à leur sujet = un foutoir innommable, destiné à enfumer le citoyen et à alimenter des querelles en justice pour les années à venir.

 

F.A.L. 26.06.2019
 

Parodie de Boris Vian

Monsieur le président, je vous fais une lettre,
Que vous lirez peut-être
Si vous en avez le temps.
J'ai reçu tantôt vos nouvelles règles,
Mais je ne veux pas les suivre.
Je vais donc planquer, pougner et tricher.
C'est tout ce que vous aurez gagné.

 

 

Les nouvelles menaces

 

Selon Jean-Jacques Buigne, président de l’UFA (Union Française des amateurs d'Armes), les choses avancent à Bruxelles… et pas dans le bon sens. Pour la prochaine modification de la directive 2017/853, la commission a prévu un passage à 2 catégories. Faut-il préciser ? Ce sera soumis à autorisation ou tout simplement interdit, On se demande comment le Conseil fédéral négociera - brillamment, comme toujours - les exceptions suisses.

Par ailleurs, le recours de la République tchèque contre la directive est pendant. Il devrait être jugé courant juillet. Mais d'après l’avocat général de la Commission européenne, il n'existerait pas de droit fondamental à posséder des armes dans le droit de l'Union européenne (donc dans le nôtre non plus, puisque nous reprenons ce droit systématiquement).

Me Sharpston estime que le simple fait que l’application de la directive modificative puisse dans certaines circonstances donner lieu à la confiscation de certaines armes à feu possédées par des particuliers, ne porte pas atteinte au droit de propriété. Ce droit peut en effet être limité dans l’intérêt public. Et donc, des citoyens européens - ou suisses - pourraient se voir confisquer les armes que la Commission juge trop dangereuses.

Et tout cela, c'est pour 2022 !

Bien sûr, si nous en trouvons encore les moyens, nous lancerons un nouveau référendum… et nous le perdrons, face à economiesuisse, qui peut aligner 1 million de francs, pour chaque billet de 1000 que nous pouvons sortir. En outre, il y a fort à parier que, d'ici là, nous serons déjà sous le régime de l'accord-cadre avec l'UE et on nous dira que le référendum n'existe plus en ce qui concerne les affaires internationales.

Reste une solution: la désobéissance civile. Nous devrons faire comprendre à Berne que nous ne déclarerons pas nos armes, si c'est pour se les voir très certainement confisquer.

"Lotta continua", comme disaient nos amis (?) communistes italiens.

 

F.A.L. 21 juin 2019

L’avis de Sharpston publié le 11 avril 2019 (voir le point 104)
 

 

Vivre avec… comment ?

 

Nul n'est censé ignorer la loi. Cette maxime occupe une place importante dans le raisonnement juridique. Mais comment faire, quand les autorités, Conseil fédéral et parlement, ont perdu tout leur bon sens et ajoutent chaque jour ou presque de nouvelles contraintes à nos existences.

Le Conseil fédéral lui-même admet une inflation des réglementations étatiques: en 2015, il a rappelé que le nombre d’actes législatifs adoptés par l’Assemblée fédérale avait progressé de 46% au cours des 25 années précédentes.

Le citoyen, même le plus soucieux de vivre en conformité avec la loi de son pays, n'a plus aucune chance de savoir s'il n'est pas en train de la violer. Le catalogue des lois aberrantes en donne un bon exemple. Saviez-vous par exemple, que dans ce pays, il est interdit de tirer la chasse d'eau aux toilettes après 22 heures?

Dans le cadre de la loi sur les armes. Elle compte actuellement 43 articles. L'ordonnance fédérale d'applications, dont Fedpol vient de sortir une nouvelle mouture, 71 (plus les lettres additionnelles, article 13i, par exemple). Comment le non spécialiste peut-il s'y retrouver ? C'est tout simplement impossible.

Et la nouvelle ordonnance devient totalement kafkaïenne.

On commence très fort à l'article 4a déjà.

Alinéa 1: "Par armes à feu à épauler, on entend les armes à feu dont la longueur totale dépasse 60 cm ou avec lesquelles on tire généralement à deux mains ou à l’épaule". Les adeptes du tir dynamique ou sur silhouettes tirent généralement à deux mains, leurs pistolets Glock ou Contender sont-ils donc des "armes à feu à épauler" ?

Alinéa 2: "Par armes à feu de poing, on entend les pistolets, les revolvers et les autres armes à feu qui ne sont pas mentionnées à l’al. 1". Donc, une carabine d'une longueur de moins de 60 cm devient une arme de poing. Ces armes sont pourtant classées dans la catégorie "interdite". Manque de cohérence…

Les armes à feu semi-automatiques sont passées dans la catégorie des armes interdites, dans la mesure ou elles sont équipées d'un magasin à grande capacité (on regrettera au passage que le Conseil fédéral a choisi le terme bruxellois de "chargeur" , alors que dans ce pays, on a toujours parlé de "magasin".

La nouvelle OArm précise quelques conditions:

Art 5.b : "Les armes à feu semi-automatiques à percussion centrale sont considérées comme étant équipées d’un chargeur de grande capacité si:
a. un tel chargeur est placé dans l’arme à feu;
b. l’arme à feu est conservée avec un chargeur de grande capacité adéquat, ou que
c. l’arme à feu est transportée avec un chargeur de grande capacité adéquat"
.

A vous de vous montrer inventif dans les modes de transport et d'utilisation !

L'article 9b confirme que, contrairement à ce qui se trouve toujours dans la LArm (et devrait sans doute y rester), une clause du besoin a été introduite. Il faudra motiver par écrit la raison d'un achat d'arme (d'arme interdite, officiellement, mais nul doute que la disposition sera étendue à toutes les autres, dans un souci bien compréhensible d'uniformisation et de simplification).

L'article 11 concerne les héritages. Si un habitant de ce pays hérite d'une arme interdite, par exemple, le Fass 57 de son grand père, devenu "civil" depuis que son père l'a repris, il doit présenter une demande de permis exceptionnel dans les 30 jours, assortie de la preuve de conditions de conservation en toute sécurité. Comme l'appréciation de ces conditions de conservations seront lissées aux cantons (art. 13g), certains exigeront un coffre. Voyons… le Fass 57 de grand-papa, le 90 de papa, plus mon Ar-15... Comptez un investissement conséquent.

Et tout cela en 30 jours pas plus. C'est inapplicable, inadmissible, et semble voulu seulement pour encourager les gens à renoncer à un tel héritage si peu correct de nos jours.

L'article 13a, point 3 est tout simplement une insulte au citoyen-soldat. Il est en effet désormais interdit d'acheter un poignard ou une baïonnette suisse, à titre professionnel. C'est tout simplement scandaleux ! Il sera donc impossible de trouver une baïonnette intéressante auprès d'un brocanteur, puisque celui-ci ne pourra plus les acquérir.

L'article 13c, alinéa 4 est une restriction à la liberté d'établissement, car il fait un devoir d'annonce au tireur sportif qui change de canton. D'autant que le nouveau canton d'établissement s'empressera d'imposer ses normes personnelles de conservation.

L'article 13e rappelle l'obligation de faire viser ses tirs après 5 ans et 10 ans, par l'autorité compétente, sous peine de se voir retirer l'autorisation de détenir un objet acquis pourtant en toute légalité.

Relevons un petit point positif, à l'article 13i: une autorisation exceptionnelle pourra être délivrée pour plusieurs armes, si celles-ci sont achetées en bloc.

Enfin, dans la catégorie inadmissible, article 24 a, il devient impossible d'acheter un magasin de pistolet de 15 coups, si celui-ci peut être engagé dans une arme longue. Il faudra pour cela présenter un permis d'acquisition pour le pistolet en question. Mais comment faire, si on a acquis cette arme légalement, mais il y a un certain temps et que, comme le stipule la loi actuelle, on a détruit le dossier après 5 ans ?

Et pour les munitions, il est désormais interdit de recharger des cartouches avec des balles interdites (pointe creuse). C'est l'article 32, al. 3. Si vous en avez en stock ou que vous utilisez un moule prévu pour cela, vous devenez un criminel.

Voilà donc quelques réflexions sur la nouvelle OArm. 71 articles, plus les lettres… en tout sans doute dans les 150 raisons de détester un peu plus les malades qui croient nous gouverner.

En ce qui me concerne, je sais qu'avec la meilleure volonté du monde, je serai sans doute un criminel à l'aube du 16 août.

 

F.A.L. 16 juin 2019

 

Les liens:
- Communiqué du Conseil fédéral sur l'entrée en vigueur de la nouvelle loi au 15 août 2019
- OArm, avec les dernières modifications apportées au 14 juin courant

 

 

 

15 août

 

La loi imposée par Bruxelles et les marchands entrera en vigueur le 15 août prochain.

Communiqué de presse du Conseil fédéral

 

 

 

Lettres à deux conseillers fédéraux

 

Frank Leutenegger
Chemin de la Compelenaz 16
1608 Oron-le-Châtel
Monsieur le Président de la Confédération
Ueli Maurer
Bundesplatz 3
3005 Bern


Oron-le-Châtel, le 20 mai 2019


Monsieur le Président de la Confédération,

On a pu voir, hier soir, votre photo, encadré par Alain Berset et Karin Keller-Sutter, alors que vous vous réjouissiez du résultat de votre trahison. Je me souviens d'avoir serré votre main, un soir chez les UDC vaudois. J'aurais mieux fait de ne pas venir. Mais à l'époque, je croyais encore qu'un UDC conservait son honnêteté en entrant au Conseil fédéral.


Alain Berset, Ueli Maurer et Karin Keller Sutter se réjouissent

de la double victoire du Conseil fédéral dans les urnes.

 

Sachez que, désormais, vous avez fait un "Nein-sager" de plus. Vous et les vôtres avez contribué à la dissolution de ce pays dans le magmas mondialiste. Je ne suis pas sûr que, ce soir, Donald Trump vous serrerait encore la main. En tous cas, moi non !

Monsieur le Président de la Confédération, je n'ai aucune considération à vous offrir (et vous pouvez transmettre à votre collègue Parmelin).
 

 

Frank Leutenegger
Chemin de la Compelenaz 16
1608 Oron-le-Châtel

 

 

Frank Leutenegger
16, ch. de la Compelenaz
1608 Oron-le-Châtel
Madame la Conseillère fédérale
Viola Amherd
Bundesplatz 3
3005 Bern


Oron-le-Châtel, le 20 mai 2019


Madame la conseillère fédérale,

Hier, votre camp a réussi à nous imposer une loi liberticide sur les armes. Une écrasante majorité des Suisses, inquiets à l'idée de quitter Schengen, ont dit oui.

Demain, vous nous demanderez de voter pour acheter des avions de combat. Moi qui ai toujours voté à droite, je voterai cette fois avec le GSsA: NON à vos avions. Vous n'avez pas voulu de nos fusils, nous ne voulons pas de vos avions, "No guns, no planes".

Vous n'avez pas répondu à ma première lettre, vous ne répondrez sans doute pas à celle-ci. Ce n'est pas la peine. Autant vous semblez mépriser l'avis des Suisses qui ne se plient pas à vos désirs, autant j'ai de mépris pour vous et pour un Conseil fédéral que je ne reconnais plus comme mon gouvernement.

Madame, je n'ai aucune considération pour vous.

Frank Leutenegger

 

 

 

Liberté, sécurité ? Rien de tout cela !

 

Aujourd'hui, les Suisses ont choisi de renoncer à leur liberté, pour un peu de sécurité. Et ils n'auront rien de tout cela.

Il y a près de 200 ans Benjamin Franklin le disait déjà: " They who can give up essential liberty, to obtain a little temporary safety, deserve neither liberty nor safety" ("Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité).

Et ce sera le cas une fois encore. Le seul argument que le gouvernement - à la solde des mondialistes d'economiesuisse - avait , c'était: "il faut sauver Schengen".

Sans Schengen, point de sécurité pour les Suisses. A l'évidence, cet accord de libre circulation empêche les "Français", Ahmed ou Ali, de venir attaquer nos banques et nos retraités. Depuis que ce traité stupide est en vigueur les Suisses ont été bassinés de slogans du genre: "des centaines de milliers d'informations sur des gens dangereux". La réalité ? Des milliers (soyons plus modestes) de malfaiteurs européens (?) qui grenouillent avec bonheur dans le paradis des voleurs, un pays où la police est "gentille" et où le butin est toujours plus riche que dans les pays voisins.

Quand à la prospérité que notre soumission doit nous apporter, elle est encore plus illusoire: le vote d'aujourd'hui préfigure celui que nous aurons sur l'accord cadre avec l'UE. Quand la Suisse aura passé cette fourche caudine là, nos droits traditionnels auront disparu. Référendum et initiative ne pourront plus s'appliquer pour toutes les questions qui concernent Bruxelles. Il suffira d'écrire "Europe" dans un projet gouvernemental, pour supprimer la liberté des citoyens de réagir. Nous serons dès lors un satellite de l'Europe, sans aucun droit, sinon d'accepter les ukases (il paraît qu'il n'y a pas de "diktats") de la Commission européenne, l'organe le moins démocratique que le continent a connu depuis la disparition du 3e Reich.

Schengen ? Un traité pour rien, sinon pour lier la Suisse - etsurtout les Suisses - à la volonté de Bruxelles. Sécurité, non, prospérité encore moins ! Aujourd'hui, les Suisses ont vendu liberté et prospérité en pensant obtenir un peu de sécurité. Ils ne méritent - et n'auront - ni sécurité, ni liberté, bien au contraire.

Mais, quand le danger sera là (et, croyez-moi, il viendra plus tôt que vous ne le pensez), ne demandez pas mon aide. Je n'aurai de souci que pour moi et les miens.

 

F.A.L. 19 mai 2019

 

 

 

 

Révision sur les armes: campagne ultra-violente

 

En lisant votre article publié sur votre site internet « tdg.ch » le 17.04.2019, je comprends que cette révision suscite de telles réactions car il s’agit bien d’un changement fondamental de notre loi actuelle et non pas d’un petit amendement cosmétique, comme l’a fait croire votre collègue, Patrick Monnay, dans son éditorial du 8 janvier 2019.

Si nous lisons les articles de loi qui figurent dans la brochure des votations, nous pouvons constater deux choses: La loi européenne s’attaque à la possession d’armes et au principe de la propriété privée. Voyons comment:

Notre loi fédérale actuelle impose à tout citoyen suisse la preuve d’un casier judiciaire vierge et la majorité civique pour l’acquisition d’une arme, fusil ou pistolet, tirant au coup par coup par simple action sur la gâchette. Une fois ces conditions remplies, la police cantonale vous délivrera un permis d’achat pour l’arme que vous souhaitez acquérir. Tant que vous aurez un comportement correct, les autorités de notre pays ne vous confisqueront pas votre arme.

La loi que l’on nous propose en votation est tout autre: Elle interdit tout fusil tirant au coup par coup comme décrit ci-dessus mais aussi les pistolets ayant un magasin de plus de 10 cartouches. Outre le fait de devoir solliciter auprès des autorités cantonales de son domicile, un permis exceptionnel de détention pour armes interdites, cette personne devra prouver sa qualité de membre d’une société de tir et prouver son activité au tir. Un départ à l’étranger, une maladie, toute autre raison qui peut interrompre son passe-temps, forcera cette personne à se séparer de son arme. Elle devra soit la remettre à la police pour destruction ou la vendre. Tout investissement consenti par un tireur est donc sujet à caution. Il risque de perdre l’argent dépensé pour son arme à un moment ou l’autre de sa vie. La loi va même plus loin: Tous les permis de détention d’armes ne seront valables que cinq ans. Rien n’obligera nos autorités à accepter une demande de renouvellement, et le tireur ou le collectionneur devra à nouveau, pour chaque arme en sa possession, payer des émoluments et refaire toutes les démarches administratives faites cinq ans auparavant. De quoi ne permettre qu’à une minorité de gens aisés de pouvoir acquérir à l’avenir des armes. D’un sport populaire, le tir deviendra un sport de riches. N’oublions pas aussi que cette nouvelle loi européenne prévoit un durcissement automatique pour l’acquisition d’armes aussi tous les cinq ans. Très facile donc pour Strasbourg ou Bruxelles de changer les articles de cette loi comme bon leur semblera. Comme la Suisse devra reprendre ces changements, il y a fort à parier que notre armée de milice sera mise à mal par la révocation future de l’exception dont bénéficient nos militaires de pouvoir conserver leur arme à leur domicile tant qu’ils sont dans le service actif.

Il est aussi intéressant de voir les réactions des cantons lors de la procédure de consultation. La majorité d’entre eux étaient inquiets, à juste titre, des coûts énormes engendrés pour la mise en application de cette future loi. En effet, nos autorités devront surveiller une catégorie de population. Outre la tenue d’un registre central, des contrôles à domicile devront se faire. Tout cela pour des gens qui ne troublent pas l’ordre public. Les cantons n’auront donc pas d’autre choix que de devoir augmenter nos impôts. Je constate donc que cette loi sera tellement contre-productive pour notre pays que je me demande si l’Union Européenne ne l’a pas faite dans le seul but de désarmer sa population civile. Comme l’ont fait d’ailleurs toutes les dictatures que l’a terre a eu le malheur de porter.

Les partisans de cette loi nous brandissent le chiffon rouge des risques pour notre économie d’être exclu de l’espace Schengen. Depuis la ratification du traité Schengen-Dublin en décembre 2008, je n’ai pas constaté d’amélioration sensible à notre qualité de vie en Suisse. En revanche, notre gouvernement a lâché, sans négocier, le secret bancaire. C’est un pan de notre économie qui est tombé juste pour faire plaisir à l’Europe et aux Etats-Unis. A quand les pressions pour renoncer à notre droit de référendum et d’initiative? Comme on peut le voir pour ces votations, notre démocratie directe est une épine dans le pied de l’Union Européenne. Voulons-nous vraiment faire allégeance à un pouvoir centralisateur et autoritaire? J’ai toujours été d’accord pour un partenariat économique avec d’autres pays mais jamais à une union politique.

Si nous faisons le bilan de ce qu’apporte, notre voisin, l’Union Européenne, à ses pays membres, je ne vois pas de situation enviable par rapport à la nôtre. La fiscalité dans l’UE? Confiscatoire. La plupart des pays membres ont des prélèvements de 50% sur les revenus en plus des impôts sur la fortune et des droits sur les successions directes. L’immigration? Un fiasco. Les pays qui ont une frontière extérieure à l’Union, l’ont fermée vu qu’on ne leur apportait pas de solution à ce problème. L’emploi? Beaucoup plus de chômage que chez nous. La sécurité? La loi européenne sur les armes que l’on veut nous imposer est déjà en vigueur dans l’UE et n’a pas empêché l’attentat de Strasbourg, par exemple.
Si nous voulons vraiment lutter contre le terrorisme et la criminalité, nous devons le faire au moyen de nos services de renseignements qui, eux sont spécialisés dans la lutte de toute organisation clandestine. Pas en vidant nos musées et en confisquant les collections privées de nos citoyens.

C’est donc pour toutes ces raisons que je voterai NON à nouvelle loi européenne sur les armes.

Maxime Roch
Hermance

 

Genève aéroport: des coûts hauts ou des coups-bas ?

 

Dans un article publié notamment par le Poubelliste et ArcInfo en date du 21 avril 2019 (voir liens), le directeur général de Genève aéroport faisait part de sa préoccupation, en relation avec les coûts – supposés – qu'une – hypothétique – exclusion de Schengen ferait courir à ses kilomètres de béton si la directive européenne sur les armes venait – éventuellement – à être refusée le 19 mai.


Le même André Schneider déclarait pourtant un mois plus tôt dans LeTemps (voir lien plus bas) que le brexit n'entraînerait aucune conséquence pour Cointrin puisque « la Suisse a pris les devants en négociant des accords bilatéraux anticipés avec Londres ».
Bref, à en croire M. Schneider, la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE ne serait rien comparée au cataclysme qu'entraînerait la sortie de la Suisse de Schengen. On ne parlera pas et pour cause de la sortie de la Grande-Bretagne de Schengen, puisqu'elle n'en a jamais fait partie. Là aussi, des accords négociés ont accordé aux Britanniques l'accès au SIS, l'UE ne pouvant se permettre d'exclure un pays de son système de sécurité.


Il est regrettable que M. André Schneider soit plus soucieux de ses finances que de sécurité, que ce soit pour son aéroport ou pour le peuple suisse.

 


On rappellera par exemple l'histoire des fichés S que Cointrin a pu engager sur le tarmac, faute de coopération transfrontalière avec la police française, et parce qu'en France la protection des données privées de quelques salafistes est plus importante que les risques d'attentats à Genève. Et ce en dépit des fichiers Schengen, soi-disant indispensables à notre sécurité.


Dans les petites histoires toujours, la dernière en date n'est pas la moins croustillante puisque le chef de la sûreté de « Giniwa-hair-port » a été arrêté hier sur son lieu de travail par la brigade financière. Il faut croire que les soupçons de corruption active et passive sont assez solidement étayés, puisque le patron d'une petite entreprise de sécurité de la place, potentiel corrupteur, a également été mis sous les verrous. Pour l’heure et selon la formule consacrée : ces personnes bénéficient de la présomption d’innocence.


M. Schneider peut être content : lui qui se plaignait de manquer de place et d'argent va récupérer un grand bureau et, probablement, l'argent de la corruption. Ça devrait permettre de parer au plus pressé !
À l'heure où le peuple suisse doit faire un choix, entre d'un côté sa liberté – armée –, son indépendance et sa prospérité, ou rejoindre la cohorte des Européens smicards et chômeurs, les pressions malhabiles de monsieur le directeur sont des plus malvenues. Et on ne saurait trop lui conseiller, comme tout bon suisse, de balayer devant sa porte.


Ce n'est pas la poussière qui manque...

 

Mai 2019, Jeferson pour NoGunsNoPlanes.ch, pour une fois qu'on parle d'aviation civile !

 

Liens:
https://www.lenouvelliste.ch/dossiers/votations-federales-du-19-mai-2019/articles/loi-sur-les-armes-geneve-aeroport-craint-des-couts-lies-a-l-exclusion-de-schengen-en-cas-de-non-835444

https://www.arcinfo.ch/dossiers/votations-federales-du-19-mai-2019/articles/loi-sur-les-armes-geneve-aeroport-craint-des-couts-lies-a-l-exclusion-de-schengen-en-cas-de-non-835444
https://www.letemps.ch/economie/croissance-geneve-aeroport-appelee-ralentir

 

 

Le dernier édito

 

Nous sommes dans la dernière semaine. Dimanche prochain, le 19 mai, tout sera réglé. Nous aurons gagné et nous devrons vérifier nos armes pour l'attaque suivante ou nous aurons perdu et...

Les lecteurs de SwissGuns sont tous déjà convaincus. Il ne reste qu'à trouver un indécis qui n'a pas encore voté et lui expliquer.

Récapitulatif
- Cette loi est anticonstitutionnelle, car elle viole la liberté d'association.
- Cette loi est inutile, car elle ne permet de lutter ni contre le terrorisme, ni contre le banditisme.
- Cette loi est doublement inutile, car elle ne renforcera en rien la sécurité publique.
- Cette loi est dangereuse, car elle nous met définitivement à la merci de l'Union européenne.
- Cette loi punit les honnêtes gens, pour plaire à un certain monde marchand.
- Cette loi est une m…

Après , plus grand-chose… croiser les doigts, allumer un cierge, brandir le poing en direction de Berne, que sais-je.

Le 19 mai au soir, nous sabrerons le champagne, soit pour célébrer, soit pour marquer l'enterrement de la Suisse, telle que nous la connaissions.

Mais, j'en suis sûr, le 19 mai, ce sera NON !

F.A.L. 13 mai 2019
 

 

Schengen : référendum abouti, la lutte commence



En avril 2005, j'ai écrit ce texte. Une douzaine de durcissements successifs de la loi plus tard, il reste d'actualité. Je le ré exhume donc pour vous. Bien sûr, certains des "développements positifs" ont mis quelques années à se réaliser, les autres sont contenus dans le projet actuel. Et le Conseil fédéral avait promis que rien ne changerait !

86'000 signatures contre Schengen… 86'000 signatures qu’il faut maintenant transformer en majorité populaire, d’ici au 5 juin prochain. Nous avons pour cela 66 jours (et on nous reprochait de lancer la campagne en avance !). Nous devons, pendant ces deux mois , convaincre un maximum de gens… qu’ils soient amateurs d’armes ou non.

Les arguments ne seront pas les mêmes. Voici ceux que je ne manquerai pas d’employer à toutes occasions :

Armes : 5 points inadmissibles
Auprès des tireurs, des chasseurs, des collectionneurs, des armuriers aussi, il faut mettre 5 éléments en avant :
1. détention,
2. enregistrement,
3. permis entre particuliers,
4. évolution de Schengen,
5. évolution interne du droit.

1. Une "autorisation" pour exercer un droit
La LArm version Schengen introduit, pour la première fois dans ce pays, la notion d'autorisation pour détenir une arme. C'est pourtant un droit qui remonte à Guillaume Tell. C'est un fondement même de notre pays : le Suisse, armé, est un homme libre. Et la remise du fusil militaire, à l'école de recrues participe de ce droit – et de ce devoir aussi – fondamental.

Vouloir réglementer la détention d'arme, c'est, à terme, vouloir l'interdire.

2. Un enregistrement qui n'ose pas se déclarer
On veut enregistrer nos armes. Tous les euro-oui-oui jurent que non. Les communiqués officiels de Berne tentent de nous faire croire que non. Mai il n'en reste pas moins qu'on nous demande de déclarer nos armes. Si ce n'est pas pour les enregistrer, à quoi sert cette déclaration ? A donner du travail à des fonctionnaires désœuvrés, qui recevraient notre déclaration dans les règles et la jetteraient aussitôt au panier, sans même la lire ? Dans les textes de Bruxelles, l'enregistrement des armes est une priorité.

Tous les enregistrements (l'histoire du 20e siècle le montre) mènent à une confiscation, au moins partielle, parfois totale.

3. Permis entre particuliers… permis oublié !
Il faudra un permis d'achat entre particuliers. Cette mesure était en tête du projet de révision de la LArm, en septembre 2002. Et on sait – bien que Berne soit restée très discrète à ce sujet – qu'elle a été balayée en consultation, comme les autres. Mais la voici qui revient dans les bagages européens. Et le DFJP s'en réjouit d'ailleurs :

Les besoins nationaux d'adaptation de la loi sur les armes se recoupent, sur certains points centraux, avec les exigences de la directive de Schengen sur les armes. Ainsi, l'obligation d'être titulaire d'un permis d'acquisition d'armes ne serait pas uniquement requise pour l'acquisition d'une arme chez un armurier, mais aussi pour tout échange d'armes entre individus à titre privé. (communiqué du DFJP, le 11.03.2005)

Le permis entre particuliers entraîne des tracasseries administratives et des frais supplémentaires, il représente la fin des bourses privées, entre collectionneurs. Il a également pour conséquence d'accélérer l'enregistrement de toutes les armes de Suisse… cet enregistrement dont Berne ne veut soi-disant pas.

Et puis surtout – et Berne aurait dû le savoir, car c'est une loi économique et sociale – le permis entre particuliers implique une aggravation du marché noir. La tentation sera de plus en plus forte de ne demander un permis que pour des armes déjà "traçables". Celles qu'on aura acquises sans papiers, pourront repartir sans papiers… éventuellement même avec une légère plus-value !

Le permis entre particulier, c'est l'accroissement des tracasseries, des prix et du marché noir.

4. Schengen évolue toujours
Une fois Schengen ratifié, nous n'aurons plus aucune contrôle sur l'évolution du droit sur les armes. Si Bruxelles décide d'un durcissement (il est déjà en préparation), Berne devra suivre. Les euro-menteurs nous rappellent, gentils, que la Suisse peut faire sauter tout l'accord, si son évolution ne lui plait pas. Sûr que le Conseil fédéral n'hésitera pas, juste pour nous faire plaisir à nous ! Les euro-entubeurs me dégoûtent !

Quand le droit européen sur les armes se durcira, le droit suisse s'alignera.

5. Avec ou sans Schengen, la LArm évolue toujours
On a entendu des âmes simples – entendez des crétins (à la FST et à ChasseSuisse, notamment) - dire qu'il valait mieux accepter Schengen, que de voir les fanatiques du contrôle relancer des projets de révision de la LArm plus ou moins délirants. Mais c'est le cas, même avec Schengen !

Le communiqué du DFJP, du 11 mars dernier explique que le Conseil fédéral attend le résultat du vote, "avant de poursuivre les travaux liés à la révision de la loi sur les armes". Donc, quelque soit la décision du peuple, le 5 juin, après, on remettra ça !

Ne nous faisons aucune illusion : Schengen ou pas Schengen, les hoplophobes ne lâcheront jamais nos basques

Politique de sécurité : un leurre

Aux personnes qui n'appartiennent pas à notre monde, celles que les armes n'intéressent pas, même pas sur le plan philosophique, il faut donner d'autres exemples.

Schengen , c'est l'ouverture des frontières… surtout aux indésirables


Les euro-escrocs nous accusent de mentir, quand nous avançons ce genre d'arguments. Ils sont les menteurs, car Schengen, c'est l'arrêt des contrôles aux frontières et la poursuite de contrôles volants à l'intérieur du pays, le tout avec moins d'effectifs. En outre, si nous perdons, le 5 juin, toute personne au bénéfice d'un passeport ou d'un visa Schengen pourra entrer librement en Suisse. Dans ces conditions, comment peut-on espérer empêcher des gens d'entrer ?

A Bruxelles, on reconnaît – pas de gaieté de cœur – que Schengen fait la part belle aux touristes du gangstérisme. A Londres, on le reconnaît aussi et c'est pour cela qu'on n'entre pas dans Schengen.

Une affaire fait grand bruit, depuis quelques jours, dans l'est de l'Europe (notre presse refuse de s'y intéresser). Un car de touristes – 48 femmes – en provenance de Géorgie – a été stoppé en Finlande et les Géorgiennes renvoyées chez elles. Elles avaient pourtant des visas Schengen parfaitement en ordre, délivrés par le consulat de Suède à Moscou (ce qui explique le détour par la Finlande, pour entrer dans l'Union européenne). Les Finlandais se sont aperçus à cette occasion qu'ils avaient déjà laissé passer ainsi plus de 1'500 femmes, qui travaillent aujourd'hui au noir dans des pays européens, notamment la Grèce, semble-t-il.

Autre affaire : des clandestins noyés au large des côtes de l'Italie, après avoir été forcés de sauter du bateau de passeurs criminels. C'étaient des Chinois qui voulaient entrer en Europe via Malte.

Encore une : la fameuse affaire des visas, en Allemagne… près de 150'000 visas délivrés indûment, en moins d'un an, par l'ambassade d'Allemagne à Kiev, en Ukraine.

Et on vient nous dire que Schengen et l'arrêt des contrôles aux frontières empêcheront des gens venus des Balkans, du Caucase ou de plus loin de venir travailler au noir chez nous ? En acceptant des salaires au quart de ce que demande un Suisse, ils seront encore gagnants !

Les accords entre partis : certains oui, d'autres non


Et puis, on a reproché récemment à l'UDC de faire des alliances avec la gauche, pour faire capoter l'achat d'avions de transport militaire… ce qui a permis aux radicaux et aux PDC de faire capoter tout le programme d'armement, tout en rejetant la faute sur l'UDC. Mais quel est ce comité, créé le 31 mars et qui réunit dans un même lit radicaux, démocrates-chrétiens, socialistes et verts, pour faire campagne pour le oui à Schengen. Dans ce cas, l'alliance est démocratique, ailleurs elle est contre nature.

Nous devrons rester très attentifs aux "vérités" que vont nos asséner ces partisans du oui, qui ont déjà fait adopter à la presse deux expressions désormais quasi officielles :
- les anti-Schengen sont la droite isolationniste
- les anti-extension de la libre circulation sont la droite nationaliste.

Je suggérerai volontiers à la presse les termes de gauche internationaliste et de droite affairiste, pour les pro-Schengen, mais je ne pense pas que je serai suivi.

Deux mois de campagne… à vos marques !

 

F.A.L. 1er avril 2005

Communiqué du DFJP, 11.03.2005

 

La peur !

Au fur et à mesure que la campagne autour de la loi sur les armes avance, on se rend compte que le problème n'est pas là. Bien sûr, les partisans de la loi avancent un renforcement de la sécurité, notamment grâce au marquage des armes, qui permet un meilleur traçage (ça sert pour une enquête, par pour la prévention).

Mais rapidement, on en vient à la préoccupation première, l'obsession : l'Europe !

Naguère, les Suisses étaient un peuple fier, qui ne se laissait pas dominer par des potentats étranger (le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker n'est rien d'autre qu'un potentat, fort peu éclairé d'ailleurs). Mais le monde change et on voit apparaître une nouvelle race de Suisses: les "soumis"".

Leur réaction devant les menaces européenne est de pure panique: "mon Dieu, si nous ne faisons pas ce qu'ils veulent, ils nous chasseront de Schengen et du service de renseignement de la police, ils fermeront nos frontières, ne feront plus de commerce avec nous et nous feront perdre des milliards".

On a beau leur expliquer que ce n'est pas possible. Pas plus que la Suisse, l'Europe ne peut perdre un partenaire commercial qui pèse 260 milliards de francs par an, le système d'information policière SIS permet des échanges d'informations sur des terroristes en vadrouille en Europe et la fermeture des frontières est tout simplement impensable, avec 320'000 frontaliers qui entrent en Suisse tous les matins et en ressortent le soir.

Non, rien n'y fait: LA PEUR ! on la voit dans leurs yeux, on l'entend dans leurs paroles quand ils rabâchent les mêmes arguments sans valeur.

C'est LA PEUR !

Et pourquoi ont-ils donc si peur, les soumis ? Parce qu'ils croient sur parole les rodomontades de politiciens européens et ne parviennent pas à comprendre que ces politiciens sont eux-mêmes aux ordres de l'économie… comme le sont d'ailleurs bon nombre des nôtres, qui n'ont que globalisation et mondialisation dans leurs projets (et beaucoup moins l'intérêt des électeurs à qui ils ont pourtant promis leur dévouement).

Alors, quand Bruxelles gronde, les soumis tremblent. Et ces Suisses soumis représentent aujourd'hui une espèce de plus en plus répandue, malheureusement.

Ce qui ne nous empêchera pas, le 19 mai, de voter NON !

F.A.L. 6 mai 2019

Un Suisse

Un Suisse découragé n’est pas un véritable Suisse, pas davantage ceux qui marchent à la remorque de l'étranger...

Etre Suisse c'est être ferme dans ses convictions politiques et religieuses, tout en étant respectueux de celles des autres.

Etre Suisse, c’est être fraternel, c'est chercher l'inspiration individuelle et collective dans l'esprit chrétien, base immuable d'une démocratie véritable dans laquelle liberté et autorité s'appellent réciproquement.

Général Guisan
Tiré de "Cœur à cœur", Edition E.N.V. 1950

 

 

Karin Keller-Sutter

 

Elle veut interdire nos armes

 

 

Elle ne sort pas sans garde du corps armé !

 

 

Une loi anticonstitutionnelle

 

La révision de la loi sur les armes implique au moins trois dispositions qui sont tout simplement anticonstitutionnelles.

Premier problème: selon le projet, les tireurs doivent être inscrits dans une société de tir ou prouver qu'il tirent effectivement d'une manière ou d'une autre. Or, comment apporter la preuve qu'on fait du tir, sans appartenir à une société ? Cette affiliation est donc implicite.

Pourtant, dans son article 23, la Constitution fédérale (du 18 avril 1999) affirme que "nul ne peut être contraint d'adhérer à une association ou d'y appartenir".

Bien sûr, vous pouvez refuser de vous inscrire dans une société et perdre votre arme.

Deuxième problème: la loi ne prévoit aucune compensation financière, si vous refusez de faire partie d'une société et que vous ne pouvez pas garder votre arme. Celle-ci était pourtant votre propriété, acquise légalement. Qu'allez vous en faire ? La mettre en vente ? Mais c'est désormais une arme interdite.

Et c'est le troisième problème: une arme interdite est… "interdite". Or rien dans la loi (ni dans la Constitution) ne dit qu'on peut posséder une chose interdite. Le permis d'achat exceptionnel est une dérogation… exceptionnelle. Les autorités cantonales peuvent l'accorder… ou pas. La pratique actuelle le montre: les refus sont courants.

Un permis d'achat, comme cela fonctionne actuellement, DOIT être accordé à toute personne au bénéfice d'un casier judiciaire vierge et ne présentant pas de risque pour elle même ou autrui. Un permis exceptionnel est un privilège que l'autorité accorde ou non. Nous e sommes plus dans le même registre. Et les partisans du "non" ont raison de craindre que dans un futur plus ou moins proche, ce "privilège" leur soit retiré. Ils n'auraient aucune voie de recours.

Prétendre que le permis exceptionnel sera équivalent au permis d'achat standard actuel est un mensonge, un de ceux que les partisans de la loi n'hésitent pas à seriner, pour bien montrer que cette loi ne change rien.

Si elle ne change rien, pourquoi risquer l'anti constitutionnalité ?

Le plus simple, le 19 mai, c'est de voter NON !

F.A.L. 3 mai 2019
 

 

La grande muette muselée

 

En France, la "grande muette", c'est l'armée. Comme elle est au service de l'Etat, ses membres ont un devoir de réserve qui leur interdit de critiquer l'action du gouvernement.

En Suisse, jusqu'ici, malgré quelques plr (un sigle auquel je n'accorde plus de majuscules) grincheux, les officiers restaient des citoyens, libres de s'exprimer.

Pourtant, ces derniers jours, tous les officiers professionnels de l'armée suisse ont reçu une circulaire leur interdisant de s'exprimer contre la révision de la loi sur les armes. Bien sûr, pour les quelques uns d'entre eux qui sont pour la loi (parce qu'ils sont plus politiciens que militaires), la liberté d'expression demeure garantie.

Quant aux policiers de toute la Suisse, depuis que les documents de vote ont été distribués, on leur interdit toute communication, dans un sens comme dans l'autre. Ce qui n'empêche pas leurs responsables, les directeurs cantonaux de justice et police, de militer pour le oui, comme dans le Matin de ce 3 mai.

"Heil Bundesrat !

Heureusement, la plupart des officiers de NOTRE armée, comme la plupart des policiers de NOS cantons, voteront NON, le 19 mai.

 

F.AL. 3 mai 2019
 

 

Infrarouge: un débat satisfaisant

 

D'autres sont moins positifs que moi, mais j'ai apprécié l'émission d'hier, malgré le titre racoleur "Loi sur les armes... touche pas à mon flingue?". Le journaliste, Alexis Favre, s'est montré à peu près aussi correct qu'on pouvait l'attendre.

Dans le camp des défenseurs de la loi, rien moins que la Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, en charge du dossier, la conseillère d'Etat vaudoise verte Béatrice Métraux, Hugues Hiltpold, conseiller national PLR genevois et Brigitte Crottaz, conseillère nationale socialiste vaudoise.

Dans le camp du non, le conseiller national UDC fribourgeois Jean-François Rime, la vice-présidente de PROTELL Olivia de Weck, capitaine à l’armée et avocate, le président de la Communauté d’intérêts du tir suisse (qui a lancé le référendum) Luca Filippini, également président de la Fédération sportive suisse de tir, et Bernard Wicht, privat-docent à la Faculté des Sciences sociales et politiques de Lausanne.

Karin Keller-Sutter, redoutable d'efficacité, avantagée par le duplex de Berne qui lui accordait un plein écran, a présenté des arguments ultra-connus, épicés d'un ou deux mensonges patents. Mais elle l'a fait avec une assurance très persuasive. Les autres représentants du oui ont été tout simplement inexistant.

De notre côté, Olivia de Weck et Jean-François Rime ont été excellents, la première avec sa sincérité, le second avec son bon sens gruérien. De son côté, Luca Filippini a surpris avec un ton calme et des arguments posés. Au point, que Karin Keller-Sutter, de retour à l'écran, faisait la grimace, avant de se rendre compte que le "rouge" était mis.

Bernard Wicht… ce furent des "perles aux pourceaux": ses arguments passaient loin au-dessus de la compréhension du journaliste et des partisans du oui. Alexis Favre s'est même permis de mettre en doute les chiffres que lui donnait un professeur d'université dont c'est la spécialité.

Mais en fin d'émission, on sentait nos partisans détendus, alors que les "ouisards" restaient crispés.

Satisfaisant, selon moi.

 

Et le 19 mai, nous dirons NON !

F.A.L. 2 mai 2019
 

 

 

 

 

 

A ne pas manquer !

 

- Ce soir, 30 avril, à 18 h. sur RTS la 1ère, débat sur la loi sur les armes. Le secrétaire général de PROTELL Robin Udry défendra nos couleurs… et surtout l'honneur de la Suisse !

- Demain, 1er mai, à 21 h. à la télévision, Infrarouge. D'un côté Karin Keller-Sutter en personne, assistée de la conseillère d'Etat vaudoise Béatrice Métraux, de l'autre, Jean-François Rime, conseiller national fribourgeois et Olivia de Weck, vice-présidente de PROTELL.

On espère qu'on laissera nos amis dénoncer les mensonges d'une loi aussi liberticide qu'anticonstitutionnelle. Connaissant "l'impartialité" de la RTS, radio et TV, le combat sera rude.

Et le 19 mai, nous voterons NON !

F.A.L. 30avril 2019

 

 

Menteur et bête en plus !

 

Le conseiller national PLR genevois Hugues Hiltpold s'engage pour le oui à la loi sur les armes. Libre à lui. Mais pourquoi estime-t-il nécessaire de renforcer sa position en se présentant comme membre de la Commission de la politique de sécurité du CN ?

 

Sur le site du parlement, on peut voir les mandats actuels de Monsieur Hiltpold:

Le Genevois a effectivement fait partie de la Commission de la politique de sécurité, il y a quelques années, plus aujourd'hui. Mais pour vanter le site "securite-oui.ch", il est certainement plus imposant de faire partie d'une commission de sécurité que des transports ou de la gestion.

Menteur, bête, facile à griller !

Hiltpold, hou le menteur !

Et le 19 mai, ce sera NON !

F.A.L. 29 avril 2019
 

 

Article 17

 

L'article 17 de la Directive européenne sur les armes (Directive 2017/853 du Parlement européen et du Conseil du 17 mai 2017 modifiant la directive 91/477/CEE du Conseil relative au contrôle de l'acquisition et de la détention d'armes) est sans doute le plus dangereux.

"Au plus tard le 14 septembre 2020, puis tous les cinq ans, la Commission soumet au Parlement européen et au Conseil un rapport sur l'application de la présente directive, y compris un bilan de la qualité de ses dispositions, assorti, s'il y a lieu, de propositions législatives…"

L'article 17 prévoit donc une évolution automatique du droit sur les armes dans tout l'espace Schengen. Et, grâce à des indiscrétions , ainsi qu'à des vantardises de certains députés européens de gauche, nous avons une assez bonne idée de l'évolution prévue.

La première étape, mise en œuvre en 2022, concernera de nouvelles restrictions sur les armes semi-automatiques. Selon les sources, on parle de magasins à 10 coups seuls autorisés en main civiles ou d'une interdiction totale de ces armes pour les civils. Les tests médicaux et/ou psychologiques tous les 5 ans pourraient aussi revenir sur le tapis.

Car, après la réévaluation de 2025 (qui devrait donc entrer en vigueur en 2027), certains prévoient de passer au pallier supérieur: enregistrement de toutes les armes, modernes ou anciennes, nouvelles interdictions (revolvers de gros calibre ou modèles de défense non adaptés au tir en stand. Toutes sortes de propositions ont déjà été faites.

L'idée de la gauche européenne triomphante est de parvenir - en 10 ou 15 ans - à un désarmement complet des citoyens européens, à la manière anglaise. Et on voit ce que cela a donné du point de vue sécuritaire dans ce pays (Pour la première fois, Londres a dépassé New York en nombre de meurtres, 20 Minutes, avril 2018).

Une fois de plus, il faut le répéter: le désarmement des civils n'a rien à voir avec la sécurité publique. Il s'agit en réalité du contrôle de la populace par une élite autoproclamée (qui ne se prive pas de se protéger avec des gardes du corps armés)

L'article 17 est une des meilleures raisons de voter NON, le 19 mai !

F.A.L. 27 avril 2019
 

 

 

Lettre ouverte à Madame Viola Amherd,

conseillère fédérale en charge du

Département de la défense, de la

protection de la population et des sports

*****

Frank Leutenegger

Chemin de la Compelenaz 16

1608 Oron-le-Châtel

Madame la Conseillère fédérale Viola Amherd

Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports

Palais fédéral est

CH-3003 Berne

Concerne: votation sur la loi sur les armes

Oron-le-Châtel, le 26 avril 2019

Madame la Conseillère fédérale,

Monsieur Marco Zwahlen a récemment publié un communiqué officiel du DDPS, prenant position sur la loi sur les armes, à propos de laquelle nous allons voter le 19 mai. Monsieur Zwahlen y affirme d'emblée que cette révision n’a aucune conséquence sur la reprise d’armes militaires (au passage il traite cette arme de "semi-automatique, alors qu'elle ne le devient que lorsqu'un soldat la conserve après ses obligations).

Ce document est rempli de demi vérités. En particulier, il ignore totalement deux points importants.

Le soldat qui conserve son arme "démilitarisée" pourra en faire usage pour  le tir, certes, mais dès qu'il s'en séparera, que ce soit par héritage, don ou vente, son fusil deviendra une arme interdite soumise à autorisation exceptionnelle.

Une arme interdite est… "interdite". Et il est interdit de posséder des objets interdits. Une dérogation exceptionnelle ne représente qu'un privilège accordé à une personne, privilège qui peut lui être retiré à tout moment

Voila pour ces points, mais le plus important, Madame la Conseillère fédérale, c'est que le DDPS apporte ainsi une recommandation de vote à tous les officiers de l'armée. Certains m'ont même confié qu'ils craignaient des représailles, s'ils faisaient état de leur indignation.

L'entrée en campagne du DDPS, dans un domaine qui concerne un autre département me paraît aller à l'encontre des coutumes de ce pays. Il me semble que nous entrons dans une ère de propagande d'Etat inquiétante.

Par ailleurs, je vous rappelle, Madame la Conseillère fédérale, que nous devrons nous prononcer sur l'achat d'un nouvel avion de combat. Et si nos armes sont mises en danger, je crains que vos avions ne le soient aussi.

Veuillez recevoir, Madame la Conseillère fédérale, l'expression de ma haute considération.

 

Lettre envoyée en recommandé vendredi 26.04.2019

 

 

Notre campagne commence

 

La campagne pour le NON à la loi liberticide sur les armes commence aujourd'hui. Des affiches dans les villes, des encarts dans les journaux, des interventions de plus en plus fréquentes dans les médias.

Quelques exemples (cliquez sur l'image pour la voir en taille réelle):

   


Par ailleurs, ne manquez pas Forum, sur RTS 1, mardi 30 avril. Le secrétaire général de PROTELL Robin Udry défendra le non, face à un adversaire pas encore identifié, mais dont on peut déjà être sûr qu'il aura les faveurs des journalistes.

A la télévision, la prochaine émission Infrarouge, mercredi 1er mai, sera également consacrée à un débat sur les armes, de même que Mise au Point, dimanche 5 mai.

Economiesuisse a investi des millions pour vendre notre pays à l'Union européenne et participer ainsi au marché globalisé. Le comité référendaire ne dispose pas de tels moyens. Ne voulant pas risquer l'essoufflement et l'assèchement de ses moyens, il a préféré une opération courte, mais massive, dans les dernières semaines avant le vote.

Attendez-vous donc - enfin - à des informations réelles, pour réfuter les mensonges d'economiesuisse et du Conseil fédéral.

Et, de toutes façons, comme moi, le 19 mai, votez NON !

F.A.L. 25 avril 2019

 

Quand faut-il voter ?

 

Dans les jours qui viennent, vous allez recevoir le matériel de vote pour les objets soumis au peuple le 19 mai, dont la loi sur les armes, partiellement imposée par Bruxelles, partiellement par un Conseil fédéral trop pressé de plier devant l'UE.

Vous allez dire NON
N'hésitez pas, écrivez le NON en lettres capitales et renvoyez votre enveloppe. Non, ce n'est pas le bon choix. Même persuadé, comme moi, de la justesse de notre position, attendez encore, de détenir toutes les informations nécessaires.

Vous pensez dire OUI
Je vous en conjure: réfléchissez encore. Ecoutez les arguments des uns et des autres et pas seulement ceux d'une droite extrême, une droite de largement, paradoxalement alliée à la gauche, pour désarmer le peuple, au nom de la soumission à l'Europe des grandes compagnies.
Réfléchissez.

Vous hésitez
Alors laissez l'enveloppe de côté, en attendant de posséder toutes les informations. Dans quelques jours, de nouvelles informations vont être publiées et un Infrarouge est prévu à la RTS le 1er mai.

Dans tous les cas… et dans celui-ci en particulier, la patience est de mise. Un citoyen informé peut valablement dire "l'Etat - c'est-à-dire le peuple - c'est moi". Ignorant, il n'est qu'un sujet consommateur, indigne d'une carte de vote.

Au 19 mai… moi je dirai NON !

F.A.L. 23 avril 2019
 

 

La "gôche" a dit

 

La "gôche" (gauche) le dit, le crie, le chante, le psalmodie à l'envi: "moins d'armes = plus de sécurité". Et quand la "gôche" le dit, la droite le répète avec la même conviction.

Le problème, c'est que ce n'est pas vrai !

Si ça l'était, depuis des siècles, des rivières de sang devraient couler dans les rues des villes suisses. Or la Suisse, l'un des pays les plus armés au monde, est également l'un des plus sûrs.

Mais la "gôche" insiste: Les Suisses se suicident avec leurs armes à feu, beaucoup plus que les malheureux des pays voisins. On rappellera qu'on se suicide plus dans certains de ces pays voisins.
 

Position dans le classement mondial Pays Nombre de suicides par 100'000 habitants
23 Belgique 16,1
35 Finlande 14,2
46 Suède 12,7
48 USA 12,6
54 France 12,3
67 Autriche 11,7
75 Irlande 11,1
82 Suisse 10,7

(source: Wikipedia)
 

Il est sans doute vrai que nous utilisons plus souvent une arme à feu que les Français ou les Allemands. Mais partout, ce sont la corde et le saut (dans le vide ou devant un train) qui sont les moyens les plus employés.

Rappelons au passage qu'en Suisse, le droit de choisir le moment de quitter ce monde existe, comme le démontrent Dignitas et Exit qui sont largement en tête des moyens utilisés. Mais la "gôche" veut que nous passions par ces organisations. Y aurait-il, comme dans certaines officines vaudoises, des amis très chers à favoriser ?

Oui, mais…

La "gôche" revient à la charge: "oui, mais, la violence domestique". Et on nous ressort l'histoire du fusil au fond du placard, qui terrorise les femmes suisses.
 

Quand j'était plus jeune, ma mère était fière d'avoir un fils, citoyen-soldat armé. Ma femme était fière de son mari citoyen-soldat armé. Plus tard, mes petites filles se fichent complètement que leur père ou leur grand père aient été des citoyens-soldats armés. Mais elles sourient en voyant les vielles photos de ces soldats qui étaient plus jeunes.

La violence domestique, au sein des foyers suisses n'a pas grand chose à voir avec la présence ou non d'armes. C'est sans doute un autre problème parmi les familles immigrées en provenance de pays où la notion même de violence domestique n'existe pas.

 

Enfin, dernier argument de la "gôche": "L'Etat détient le monopole de la violence légitime". Cet absurdité nous vient d'un sociologue allemand, Max Weber (1864-1920), qui avait inventé ce concept pour déterminer la spécificité de l'Etat, par rapport à toute autre forme d'organisation.

Mais ce Monsieur était issu de l'Allemagne impériale et il a disparu juste avant une autre forme de totalitarisme qui a mis son pays à genoux.

"L'Etat détient le monopole de la violence légitime". Je peux être d'accord, dans la mesure où, selon une autre formule (faussement attribuée à Louis XIV), l'Etat c'est moi ! Mais cette formule prend tout son sens en démocratie (démocratie : gouvernement par le peuple). Le peuple souverain est l'Etat. Et ainsi, c'est lui qui détient le monopole de la violence, qu'il peut, pour des raisons pratiques déléguer à des organismes tels que l'armée ou la police. Mais le droit, le peuple le conserve.

La "gôche" est pleine de certitudes. Mais aucune d'elles ne tient la route. Et c'est pourquoi, quand elle pleurniche qu'il faut accepter la loi sur les armes, nous répondons NON.

Le 19 mai, nous le dirons haut et fort: NON !

F.A.L. 11 avril 2019
 

 

Des principes fondamentaux en jeu

 

Werner Salzmann est un ingénier agronome bernois, conseiller national UDC de ce canton. Il est également colonel et tireur passionné (il est président de l'Association bernoise sportive de tir). C'est aussi quelqu'un qui a des idées bien arrêtées sur notre société et qui manie une plume efficace. Et c'est un des fers de lance du comité référendaire. Il a bien voulu écrire l'article qui suit pour SwissGuns (version en allemand à la fin).

(version en allemand).
 


Loi sur les armes: ce sont les principes fondamentaux
de notre société libre qui sont en jeu

 

Il existe trois mécanismes de protection qui se sont avérés efficaces au cours de l’histoire pour prévenir l’arbitraire de l’État et les violations des droits humains : la séparation des pouvoirs, la liberté d’expression et le droit pour les privés de posséder des armes. Ces trois mécanismes de protection ont toujours été extraordinairement bien développés en Suisse. Qui plus est, les droits de référendum et d’initiative limitent les éventuels abus que ne saurait prévenir la séparation des pouvoirs. Nous ne connaissons pas la censure des soi-disant "discours de haine" comme en Allemagne. Chaque citoyenne ou citoyen, respectueux des lois et psychologiquement fiable, peut acheter dans une armurerie suisse autant d’armes et de munitions qu’il le souhaite.

L’adoption de la directive UE sur les armes décidée par le Parlement européen interdirait par principe l’acquisition et la détention des armes habituellement vendues en Suisse. La Confédération promet de faire des exceptions pour les tireurs qui peuvent prouver qu’ils doivent posséder une arme (c’est-à-dire qui peuvent justifier ce besoin auprès des autorités). En premier lieu, cela ne change rien au fait que l’accès aux armes légales serait en principe limité aux seuls organes de l’État et que les citoyens perdraient leur droit de posséder des armes. Deuxièmement, ces permis exceptionnels risqueraient d’être rapidement supprimés pour les tireurs. L’article 17 de la directive UE sur les armes comprend un système de contrôle et d’évaluation qui est de facto un mécanisme de durcissement automatique. Lors de l’élaboration de la directive actuelle, le Conseil fédéral – selon ses propres dires – n’a pu éviter que de justesse une interdiction totale des armes semi-automatiques (c’est-à-dire la majorité des armes privées). Lors du prochain durcissement en 2022, il ne pourra plus le faire. Clairement, un "oui" le 19 mai signifie que les fusils d’assaut, les pistolets, etc. seront tous confisqués par l’État dans quelques années.

Hystérie à propos de Schengen


Affirmer que l’adoption de cette loi est nécessaire pour lutter contre le terrorisme ou prévenir les abus est ridicule. Les attentats terroristes islamistes que l’UE utilise pour légitimer sa directive ont tous été commis avec des armes obtenues illégalement. En ce qui concerne la nécessité de renforcer la "prévention des abus", je me permets de citer la Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. Lors de sa conférence de presse du 14 février, alors qu’elle se prononçait en faveur de ce durcissement de la loi, elle a admis sans ambages : "nous avons énormément d’armes en Suisse, mais connaissons peu de problèmes. Ce qui ne manque pas d’étonner des gens dans le monde entier". La seule raison pour laquelle une majorité parlementaire s’est prononcée en faveur de cette révision de la loi est une vraie hystérie en rapport avec Schengen. Depuis le début de la collecte de signatures pour le référendum début octobre, les partisans de la nouvelle loi sur les armes nous ont quotidiennement mis en garde contre les conséquences forcément dramatiques d’une éventuelle exclusion de la Suisse de l’espace Schengen. Cependant, jusqu’à présent, ils ont toujours été incapables de nous dire quel serait l’intérêt pour l’UE de dénoncer son accord avec la Suisse.

Plutôt que de l’expliquer, ils ont répandu la fausse affirmation qu’un "non" le 19 mai entraînerait automatiquement la résiliation de l’accord. C’est de l’alarmisme pur et simple. Les états Schengen n’ont aucun intérêt à faire de la Suisse une zone aveugle au milieu de l’espace Schengen, en l’excluant des échanges de données criminalistiques. L’UE n’a absolument aucun intérêt à ce que 300 000 frontaliers soient soudain à nouveau quotidiennement contrôlés à la frontière. L’UE n’a aucun intérêt à renoncer aux plus de 100 millions de francs suisses que nous payons pour Schengen. L’hystérie de Schengen n’est pas plus une raison pour renoncer au droit de posséder des armes qu’elle ne serait une raison pour abolir le droit à la liberté d’expression par exemple. Un "oui" le 19 mai signifie que nous acceptons de sacrifier une de nos plus importantes libertés au seul prétexte de rester dans Schengen. Un "non" le 19 mai signifie que nous souhaitons rester dans Schengen, mais sans sacrifier les principes fondamentaux de notre société d’hommes libres.
 

Mülchi, le 15 avril 2019
Werner Salzmann
Conseiller national

 

Lettre d'un ami

 

Très chère, très cher,

Le 19 mai prochain, le peuple suisse va s'exprimer sur la mise en œuvre d’une modification de la directive de l’UE sur les armes. Comme son nom l’indique il s’agit de la reprise, dans notre législation - actuellement suffisamment restrictive -, d’une directive de l’Union Européenne. En théorie, cette directive est sensée lutter contre le terrorisme. Dans les faits, elle est inutile et rate complètement sa cible car les terroristes agissent en dehors de tout légalité et ne se procurent jamais leurs armes auprès d’un armurier suisse en présentant un permis d’acquisition.

Par contre, cette directive va pénaliser les honnêtes citoyens-tireurs sportifs. Les fusils d’ordonnance suisses 90 et 57 deviendront des armes prohibées et ne pourront plus être acquises. Le législateur affirme que le soldat pourra conserver son arme de service. Il oublie de préciser que lorsque ce soldat voudra s’en séparer ou à son décès, cette arme perdra instantanément son statut légal et deviendra une arme interdite et prohibée.

Le Conseil Fédéral nous dit qu’il n’y a pas de modification par rapport à la situation actuelle, tout au plus quelques adaptations mineures ! Dans ce cas, pourquoi intégrer dans notre propre législation une directive pondue par des fonctionnaires étrangers ??? La nouvelle loi va aussi engendrer un monstre bureaucratique pour contrôler qui est membre d’une société de tir ou qui tire régulièrement. La police va devoir se concentrer sur des tâches administratives superflues au détriment de ses missions de base qui sont la protection des individus et des biens.

Il ne faut pas se leurrer, cette nouvelle loi n’est qu’un pas en direction d’une interdiction totale du tir sportif. Les directives de Schengen sont revues périodiquement et il est nul besoin d’être devin pour comprendre que des restrictions supplémentaires nous attendent déjà d’ici 1 à 2 ans. En cas d’acceptation le 19 mai prochain, l’UE pourra nous imposer n’importe quelle nouvelle restrictions sans que l’on puisse plus s’y opposer. NON à cette tactique du salami, NON à cette nouvelle loi.

Les partisans de cette nouvelle loi affirment que si le NON l’emporte la Suisse sera automatiquement exclue de Schengen. NON, c’est faux ! En cas de non-reprise d'une directive européenne, l'UE est obligée de négocier une solution avec la Suisse dans les 6 mois qui suivent la votation.

La Communauté d'intérêts du Tir suisse, qui regroupe 14 association de tireurs, la société des officiers et des sous-officiers, les chasseurs valaisans, PROTELL et bien d’autres associations ont soutenu le référendum contre la nouvelle loi. Plus de 125'000 signatures ont été récoltées en moins de 3 mois.

En 2005, lors de la votation sur l’adhésion à l’espace Schengen, le Conseil Fédéral a « rassuré » les milieux des tireurs sportifs en leur affirmant qu’il n’y aurait pas de reprise automatique des dispositions préconisées par l’UE. Je vous laisse le soin de juger du résultat et de la fiabilité des propos de nos autorités. La récente décision du Tribunal fédéral nous obligeant à re-voter sur l’objet «Pour le couple et la famille - Non à la pénalisation du mariage», au motif que la votation était entachée de fautes grossières figurant dans la brochure explicative du Conseil fédéral, n’est pas de nature à renforcer la confiance que l’on peut avoir en nos autorités. Quel crédit peut-on accorder aux messages que nous transmet le Conseil Fédéral pour faire passer cette nouvelle loi sur les armes ???

Je t’invite à voter NON le 19 mai prochain, NOaN à cette nouvelle loi, inutile, pernicieuse, destructrice de nos valeurs et de nos traditions et qui présage, dans un futur très proche, de l’interdiction totale de posséder une arme et de pratiquer le tir sportif.

PS : si tu es de mon avis, partage cette information et incite ta famille, tes connaissances et tes amis à voter NON. Par contre, si tu ne partages pas mes valeurs et mes opinions, excuse-moi de t’avoir importuné et détruits cet E-mail.

Dans l’intervalle, je t’adresse, ma Chère, mon Cher, mes meilleures salutations.

Signature et coordonnées connues de la rédaction

17 avril 2019
 

 

Tout honte bue

 

On a entendu, par le passé, les ténors du parti socialiste s'offusquer d'affiches de droite jugées excessives, injurieuses, inacceptables.

 

Que penser alors de l'affiche actuelle du PS au sujet de la loi sur les armes ? Le graphisme est fouillé. L'esthétique est indéniable,, mais quel est le message que véhicule cette affiche ? Elle ne fait rien d'autre que de qualifier tous les propriétaires d'armes de ce pays (dont un certain nombre de socialistes,, d'ailleurs) de tueurs potentiels.

Cette affiche est la plus injurieuse que j'ai vue depuis plusieurs années. Messieurs les socialistes, traiter les millions de tireurs, de chasseurs et collectionneurs de ce pays d'assassins potentiels est une honte qui ne peut rejaillir que sur vous-mêmes

Mais je relève que dans votre parti de gauchos-bobos, on offre l'affiche "collector" pour 100 fr. seulement. Et celle que j'ai envie de dessiner, pour vous traiter de fossoyeurs de la liberté, vous la vendriez combien ?

Le 19 mai, nous dirons "M" à votre parti et NON à la loi !

F.A.L. 15 avril 2019
 

 

Interdire totalement les armes en Europe

 

C'est le but avoué de la Commission européenne. Un collectionneur suisse (nom connu de la rédaction) a eu récemment l'occasion de s'entretenir avec un membre de la Commission Armes de l'UE. Et celui-ci l'a plus ou moins reconnu: c'est en effet le but ultime.

L'article 17 de la directive européenne sur les armes (celle-là même que nous sommes censés transposer en droit suisse) prévoit un réexamen, tous les 5 ans de ses dispositions, pour s’assurer de leur efficacité et, si nécessaire, les renforcer. Prochaine échéance en 2022.

On sait déjà quelques uns des points qui sont proposés pour ce prochain durcissement: interdiction totale des armes automatiques ou de tous les magasins de plus de 10 coups, retour des examens médicaux et/ou psychiatriques, enregistrement de toutes les armes, qu'elles soient semi-automatiques ou non, etc.

Le 19 mai, il faut absolument dire NON !

F.A.L. 14 avril 2019
 

 

 

PROTELL: assemblée générale de combat

 

PROTELL tenait ce samedi matin son assemblée générale ordinaire 2019. Ordinaire ? Pas tout à fait. A 5 semaines de la votation sur le référendum contre la loi inique de désarmement, tous les esprits étaient tendus vers un but unique: gagner !

Dans la partie administrative, le président ad intérim Jean-Luc Addor a dû avouer que nous n'avions toujours pas de président. Président qui doit être, dans l'esprit du comité un Alémanique, avec des contacts étendus… et pas de l'UDC ! Mais, jusqu'ici, toutes les personnes approchées ont refusé. Comme l'a relevé Jean-Luc Addor, quand les balles commencent à siffler, on ne se bouscule pas pour être au premier rang.

En revanche, le président a.i. a eu le plaisir de présenter à l'approbation de l'assemblée la nouvelle membre vice présidente Olivia de Weck. La formalisation de son élection s'est faite dans un tonnerre d'applaudissements.

Le combat

Les mots deviennent de plus en plus durs, entre nos adversaires et nous et Jean-Luc Addor n'a as hésité à employer le mot de trahison, à propos des parlementaires bourgeois, plus au servicce d'economiesuisse que du peuple dont ils ont juré de défendre les intérêts.

La lutte devient plus dure aussi, quand on voit les moyens engagés par les partisans de la loi, ce qui leur a permis de nous bombarder de mensonges et de demi-vérités depuis le début de l'année.

 

 

Thomas Steiger, président de la Fédération suisse de tir dynamique et vice président du comité référendaire, a expliqué que, dans ces conditions il avait été décidé de démarrer la campagne pour le non, le 25 avril seulement. L'idée est de concentrer les efforts sur une période coute, plutôt que de s'épuiser dans une longue campagne, pour laquelle nous n'avons pas les moyens.

L'invité d'honneur de cette assemblée était Werner Salzmann. Le conseiller national UDC bernois a été ferme. Tout en recommandant à chacun de rester dans les limites de la politesse, quand on répond à un journaliste ou à un adversaire, il n'a pas mâché ses mots. Il a eu des mots très durs pour le parlement qui tourne casaque au gré des mots d'ordre de l'économie. Il a relevé que nos adversaires n'avancent pas un seul argument sur le fond de la question qui nous divisent. Ils se contentent d'attaques personnelles et de mensonges grossiers sur les conséquences d'un refus. Selon lui, la plupart de ceux qui nous serinent l'innocuité de la loi et la catastrophe d'un Schengen détruit par notre obstination n'ont même pas lu les textes, ni ceux de la loi, ni ceux de Schengen !

Werner Salzmann a martelé ses propos, avec un visage fermé, comme un officier appelant les soldats au combat (il est colonel). Et personne dans la salle ne se serait risqué à le contredire. A vrai dire, personne n'en aurait eu l'idée. Il n'a retrouvé le sourire que quand on a offert à ce tireur, président de l'Association bernoise sportive de tir, une carabine Martini, que lui ont présenté Jean-Luc Addor et le secrétaire général de PROTELL Robin Udry.

 

 

Le mot d'ordre demeure: "Nous ne laisserons pas désarmer !"

Une note plus légère

En fin d'assemblée, le comité a proposé quelque chose de spécial. D'une tombola tenue l'an dernier pour l'ouverture à Sion de l'armurerie "The Gun Room", restait un pistolet non réclamé. Le secrétaire-général de PROTELL, commissaire priseur à ses heures, Robin Udry, a ouvert une vente aux enchères (dans le total respect de la loi, cela va sans dire). Démarrée à 400 francs, la vente en a rapporté 1600.

 

 

Et la personne qui a offert la plus haute mise n'a même pas voulu de l'arme. Sous les applaudissements, il l'a tout simplement offerte à notre nouvelle vice-présidente Olivia de Weck !

Commencée avec des visages fermés, cette assemblée s'est refermée sur des sourires épanouis… et sur une certitude: le 19 mai, ce sera NON !

F.A.L. 13 avril 2019

 

 

Une partisane de la gauche

 

En septembre 2016, la socialiste zurichoise Chantal Galladé avait déposé une initiative parlementaire pour exiger une preuve du besoin pour tout achat d'arme. Initiative balayée par 120 voix contre 65.

Mais il faut savoir que parmi les 4 PDC qui ont soutenu cette initiative se trouvait une certaine Viola Amherd, aujourd'hui conseillère fédérale en charge de l'Armée.

Les militaires suisses ont-ils besoin d'une arme ?

Nous les citoyens, nous voulons garder les nôtres. Et le 19 mai, nous voterons NON !

F.A.L. 12 avril 2019

 

Interdire totalement les armes en Europe

 

C'est le but avoué de la Commission européenne. Un collectionneur suisse (nom connu de la rédaction) a eu récemment l'occasion de s'entretenir avec un membre de la Commission Armes de l'UE. Et celui-ci l'a plus ou moins reconnu: c'est en effet le but ultime.

L'article 17 de la directive européenne sur les armes (celle-là même que nous sommes censés transposer en droit suisse) prévoit un réexamen, tous les 5 ans de ses dispositions, pour s’assurer de leur efficacité et, si nécessaire, les renforcer. Prochaine échéance en 20022.

On sait déjà quelques uns des points qui sont proposés pour le prochain durcissement: interdiction totale des armes automatiques ou de tous les magasins de plus de 10 coups, retour des examens médicaux et/ou psychiatriques, enregistrement de toutes les armes, qu'elles soient semi-automatiques ou non, etc.

Le 19 mai, il faut absolument dire NON !

F.A.L. 12 avril 2019

 

Comme dans un vieux western

 

Avec sa "langue fourchue", le gouvernement américain persuadait les bons indiens que leur droits seraient respectés. Avant de leur envoyer la cavalerie pour les enfermer dans des réserves.

Au 21e siècle, rien n'a changé et, avec sa "langue fourchue", le gouvernement suisse tente de persuader les bons Helvètes. C'est ainsi qu'en 2004, quand il fallait nous convaincre de voter l'adhésion aux accords de Schengen, il a promis qu'il n'y aurait pas de durcissement de la loi fédérale sur les armes du fait de Schengen, ni d'enregistrement, ni de clause du besoin.

Aujourd'hui on nous tient un langage différent, bien que toujours double. En février de cette année (conférence de presse, 14 février), la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter le reconnaissait: il n'y a pratiquement aucun problème avec les armes en Suisse. Pourtant, c'est pour lutter contre l'usage abusif des armes en Suisse qu'il faut accepter une loi créée officiellement pour lutter contre le terrorisme.

Quant à la cavalerie, elle sera envoyée, si nous ne nous plions pas à l'enregistrement, à la clause du besoin et aux autres durcissements qui ne devaient jamais être imposés aux Suisses.

Et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne l'a bien dit en décembre 2016: ce n'est qu'un début. Car il aurait aimé une directive plus dure encore, pour lutter contre le terrorisme commis avec des armes légales (on n'a JAMAIS vu un terroriste équipé d'une arme légale). Et Monsieur Juncker ajouté qu'il voulait faire interdire définitivement et totalement les armes semi-automatiques.

Revenons en Suisse. Les accords signés avec l'Union européenne stipulent que, au cas où la Suisse décidait - de manière souveraine - de ne pas reprendre un acte ou une mesure de l'UE, les deux parties s'engageaient à rechercher des solutions pragmatiques. Et aujourd'hui, Madame Keller-Sutter, qui veut lutter contre des abus inexistants, nous dit que les accords de Schengen seraient automatiquement annulés.

Mensonges, mensonges, traités rompus, la cavalerie se prépare à intervenir dans les tipis des Indiens rebelles, euh non, dans les maisons des Suisses indociles.

Alors, le 19 mai, nous ne signerons pas le traité que vous nous présentez avec votre langue fourchue. Le 19 mai, ce sera NON !

F.A.L. 10 avril 2019


 

 

Trois mensonges à propos de Schengen

 

1. Schengen saute

Nos adversaires ne cessent de le crier, sur tous les tons, comme piaillent les poules, dans le poulailler où est entré le renard : "Si nous refusons la loi, Schengen saute automatiquement".

Ce n'est pas vrai. Le texte dit qu'en cas de désaccord, un comité mixte, comprenant des représentant de l'UE et de la Suisse, devrait négocier une sortie de crise.

Négocier, cela veut dire négocier et donc éviter tout automatisme où l'Europe aurait autant à perdre que la Suisse. La "clause guillotine" que brandissent nos adversaires n'existe pas. Ce n'est là qu'un mensonge destiné à faire peur.

2. Notre police serait aveugle

Si nous acceptons la loi, Schengen saute et nos forces de polices sont privées du service de renseignement SIS. On le répète, Schengen ne saute pas et surtout le SIS n'a aucune raison de disparaître. Le Royaume uni n'a jamais voulu faire partie de Schengen, mais il bénéficie - et bénéficiera sans doute après le Brexit - du système d'information policier SIS… juste parce que c'est trop utile pour le laisser tomber. L'Europe acceptera de laisser la Suisse devenir un "trou noir", comme le disent nos adversaires ? C'est stupide. Un flic veut des infos, pas des discussions à Bruxelles. Le SIS restera, même si Schengen sautait, ce qui n'arrivera pas.

3. Les touristes ne peuvent plus venir

Economiesuisse ne cesse de brandir un argument qui touche, en Suisse, pays touristique par excellence: si nous disons non, Schengen saute. Si Schengen saute, les touristes ne peuvent plus venir en Suisse. Ah bon ? Alors comment font les touristes pour aller à Monaco, principauté hors de l'espace Schengen ? Il ne faut pourtant pas faire partie d'un conseil d'administration pour comprendre que - comme Monaco - la Suisse peut considérer le visa Schengen comme valable pour les touristes qui veulent visiter l'Helvétie.

Ce sont là les trois principaux mensonges pour nous faire accepter la loi - à part celui selon lequel les femmes suisses sont menacées par les Kalachnikov de leurs maris. Si vous y croyez, votez oui.

Nous, le 19 mai, nous voterons NON !

F.A.L. 9 avril 2019

 

Une loi dangereuse

 

La question du terrorisme était l'argument numéro un pour nous faire accepter une nouvelle loi fédérale sur les armes décidée par la Commission européenne. Mais Madame la Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, nous l'a affirmé, ce n'est pas (plus ?) ça l'important, mais la sécurité publique en Suisse. La loi permettra notamment de mieux suivre les armes utilisées abusivement, dit-elle.

Et ses amis rouges s'enthousiasment: une Kalachnikov de moins dans les ménages, c'est un suicide de moins et une épouse plus tranquille. Car, chacun le sait, nos AK-47 ne servent qu'à trucider nos familles, avant de nos donner la mort. Quant aux criminels (non, non, on ne parle plus de terroristes), on pourra si facilement les repérer par leurs arme enregistrées et numérotées.

L'essentiel de la loi tient dans la difficulté accrue de se procurer et de détenir des armes semi-automatiques, pourvues de magasins de grande capacité. C'est exactement le type de lois qu'on trouve déjà en France, en Allemagne et ailleurs. Pas en Angleterre, où une carabine à plomb peut vous envoyer au poste !

Et que constate-t-on dans les pays voisins dont les lois garantissent une sécurité publique si remarquable ? Un marché noir florissant et une insécurité effrayante

Marché noir

En France, en Allemagne, en Belgique, on peut se procurer fusils d'assaut (pas semi, mais tout à fait automatiques), pistolets, explosifs, etc. Ces armes traversent sans problème toute l'Europe, depuis les Balkans et s'achètent - même pas si cher - à Bruxelles, Paris ou Marseille, sans présenter de permis. Les derniers attentats en France et en Belgique, en 2015 et 2016, sont censément à l'origine de la nouvelle directive sur les armes. Ils ont tous été commis avec des armes du marché noir. Certaines avaient été démilitarisées, puis remises en état par des armuriers du milieu.

En Suisse, avec nos lois laxistes, ce marché noir n'existe pas. Pas encore, mais, quand on voit nos prisons peuplées aux 3/4 par des étrangers, dont un bon nombre en provenance de ces Balkans où`les AK-47 semblent pousser sur les arbres…

Si la loi sur les armes est acceptées, elle va créer une nouvelle catégorie d'armes, achetées en leur temps sans problème, sans le moindre papier pour la plupart, mais qui seront désormais interdites, impossibles à négocier sur le marché légal. Il ne restera plus pour elles que le marché noir. Et la clientèle sera là !

Insécurité

Dans les pays de l'Union européenne, on connaît déjà ce qu'on appelle des zones de non droit. Dans la ceinture parisienne, par exemple, taxis, ambulanciers et même pompiers et policiers refusent de se rendre de nuit dans certaines cités (St-Denis, Mantes-la-Jolie, entre autres). Dans d'autres quartiers de grandes villes européennes, on conseille aux jeunes filles de sortir voilées, pour ne pas être agressées. Ailleurs, on ne publie plus les informations sur la violence urbaine et les viols, pour ne pas alarmer la population. Savez-vous depuis combien de temps la France ne divulgue plus le nombre de voitures brûlées chaque année, surtout en période de fêtes ?

En Suisse, avec nos lois laxistes, nous n'en sommes pas encore là. Même si, grâce à la bienveillance de nos autorités, on court vers ce but. Ma petite fille n'a pas encore peur de sortir le soir, mais elle évite déjà certains quartiers de Lausanne, après une certaine heure.

Si la loi sur les armes est acceptée, nous aurons le marché noir et l'insécurité.

Mais, le 19 mai, nous voterons NON !

F.A.L. 8 avril 2019

 

Un sondage déjà falsifié

 

Un récent sondage révèle que 53% des Suisses souhaitent accepter la révision mettant en œuvre la nouvelle directive européenne sur les armes. 46% de la population comptent rejeter la révision et il n'y aurait que 1 % d'indécis.

C'est l preuve de la falsification: 1 % d'indécis, à plus d'un mois du scrutin, cela n'existe tout simplement pas, ni dans les sondages, ni dans les urnes.

A partir de là on peut tout imaginer. Deux choses viennent à l'esprit:

1. Si on donne un camp gagnant, dans un sondage, cela a tendance à tirer les opinions dans cette direction ("après tout, si a majorité le pense je vais faire comme eux").

2. Tous les articles sur le sondage reprennent le mensonge flagrant selon lequel les accords de Schengen prendraient fin automatiquement, à moins que tous les Etats de l'UE et la Commission européenne n'acceptent, dans les 90 jours suivant la notification helvétique, de faire une concession à la Suisse.

Même le Conseil fédéral ne dit pas cela: c'est un comité mixte comprenant des représentant de l'UE et de la Suisse qui devraient négocier une sortie de crise. Hors les intérêts sont aussi évidents de part et d''autre. Négociation il y aura et compromis il y aura.

Un sondage donc destiné à booster le oui à la loi et à faire peur avec la clause guillotine.

Mais le 19 mai, nous dirons NON !

F.A.L. 5 avril 2019
 

 

Alliance pour la réforme de la loi sur les armes

 

Un comité vient de se déclarer (ce mardi 2 avril), pour défendre la loi sur les armes. Fait quasiment unique dans l'histoire, il réunit tous les partis de suisse, sauf l'UDC. L'UDC qui a lancé le référendum ajoute l'article, toujours professionnel (l'UDC a manifesté sa position, contre la loi, ce samedi 30 mars seulement. Avant, le parti n'était même pas associé au référendum).

Les arguments de ce vaste comité "pro" sont déjà connus: renforcement de la sécurité et protection des accords de Schengen. La votation ne porte pas que sur les armes, continue l'article (signé ATS) le développement de Schengen/Dublin est aussi en cause.

Et un mensonge de plus: une loi sur les armes est une loi sur les armes, elle ne contient pas de précisions sur les échanges policiers d'informations… à moins qu'on ne tienne compte de la transmission des dossiers des propriétaires légitimes d'armes de Suisse à tous les pays de l'UE ? Cela se trouve, à mots couverts, dans la loi et c'en est un des points inadmissibles.

Scénario: vous êtes en vacances dans un pays de l'UE et vous avez un accident de voiture (ça arrive tous les jours). La police fait son travail, passe les informations sur les conducteurs dans son ordinateur de bord et découvre que vous êtes propriétaires d'armes interdites, grâce aux renseignements aimablement fournis par la Confédération helvétique, au moyen de son fichier central des armes qui n'existe pas.

Le ton change. Les pistolets de service sont dégainés et vous vous retrouvez à plat ventre dans le caniveau boueux. En attendant qu'on s'assure que vous ne représentez pas de danger pour la sécurité publique.

Ne haussez pas les épaules: c'est réellement arrivé à un tireur français en Allemagne. Et cela alors qu'aucune menace, aucune crainte ne pouvait exister… mais seulement parce que le touriste était propriétaire d'une arme (restée chez lui, à des centaines de kilomètres de là).

Il n'y a donc pas de développement de Schengen en cause. Il n'y a que la peur, savamment entretenue par certains milieux selon qui les accords pourraient sauter instantanément, sans la moindre négociation. Ce qui est stupide, quand on sait que la Suisse est le premier partenaire commercial de l'UE et que l'UE est notre premier partenaire commercial.

Le comité insiste aussi sur le fait que ce durcissement de la loi (le durcissement est enfin admis, après toutes les affirmations selon lesquelles les modifications sont teeeellement minimes) permettra d'améliorer la lutte contre le trafic d'armes grâce à un traçage plus performant. La Suisse, plaque tournante du trafic d'armes en Europe ? Restons sérieux. Grâce à une loi relativement souple, le marché noir est presque inconnu dans ce pays. Si vous voulez une AK-47 pour commettre une attaque, criminelle ou terroriste, je vous suggère Annemasse Mulhouse, Constance ou Milan.

Une foi de plus, ce comité interpartis, dont les membres peuvent tous, selon moi, être qualifiés de vendus (et j'ai biffé plusieurs termes moins gentils), essaye de faire peur à la population suisse, qu'il traite comme une populace et non comme un peuple responsable. Mais traiter les citoyennes et citoyens suisses comme un peuple responsable, il n'y a que les populistes pour le faire.

Le 19 mai ce sera, tout simplement, NON !

F.A.L. 2 avril 2019
 

 

Ça s'est passé un 19 mai

 

Plusieurs événements ont marqué l'histoire un 19 mai:

- le 19 mai 1565, les Turcs ont débarqué dans l'île de Malte, défendue par Jean de La Valette.
- le 19 mai 1870, est né Albert Fish, tueur en série américain.
- le 19 mai 1881, et né Mustafa Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne (qui doit se retourner dans sa tombe, ces derniers Temps !).
- le 19 mai 1890, est né Hô Chi Minh, qui fut président vietnamien, après le départ des Américains.
- le 19 mai 1906, on a inauguré le tunnel du Simplon qui est resté le plus long tunnel ferroviaire du monde jusqu'en 1982.
- le 19 mai 1925, est né Pol Pot, homme politique et génocidaire cambodgien.
- le 19 mai 1951, Alain Bernardin a ouvert le cabaret Crazy Horse Saloon
- le 19 mai 1963, est née Sophie Davant, journaliste, comédienne et animatrice de télévision française.
- le 19 mai 1994, le tunnel sous la Manche a été ouvert au trafic
- le 19 mai 1994, on a enregistré le décès de Jacqueline Kennedy-Onassis, épouse de John Fitzgerald Kennedy, puis d'Aristote Onassis (elle était née le 28 juillet 1929).
- le 19 mai, en France, on célèbre la fête de la Bretagne, le jour de la Saint-Yves.
- le 19 mai est le 29e et antépénultième jour du signe astrologique du Taureau.

- Et, le 19 mai 2019, nous dirons NON à la loi injustifiable, inapplicable, inacceptable sur les armes !

 

F.A.L. 2 avril 2019

 

Le grand mensonge: nos armes ne sont plus à nous

 

Le gouvernement le jure, les politiciens pourris du plr, du pdc, du pbd (jamais plus écrits en majuscules) et des rouges le jurent aussi: rien ne changera vraiment.

C'est le plus grand mensonge du siècle ! Tout a déjà changé.

Les armes que nous avons acquises légalement - pour certaines d'entre elles à une époque où une poignée de main n'avait pas encore été remplacée par un contrat, puis un permis - ne nous appartiennent plus. Nous n'en sommes plus les propriétaires, mais seulement les détenteurs. Le Tribunal fédéral a d'ailleurs déjà validé cette position, dans divers arrêts dans lesquels il confond possession et détention (voir encadré)

 

Vous êtes propriétaires ? Non, détenteur

Le Tribunal fédéral l'a ancré dans le droit suisse.

Exemple pour illustrer cette vilénie;

Votre fils, lassé de tirer au Fass 90, voudrait essayer votre 57,

Légalement, il doit demander un permis d'achat pour vous emprunter votre fusil, le temps de quelques week-ends. Et le comble, c'est que, quelques semaines plus tard, quand il vous rend le vieux fusil, c'est à vous de demander un permis d'acquisition… pour récupérer quelque chose qui vous appartient !

Ce n'est pas un fantasme, c'est la jurisprudence !

Et en plus, c'est valable également pour le mousqueton du grand-père et le Colt .45 de Tonton Cristobal !


Le piège

Et c'est là que se trouve le piège: dans le système légal de notre pays, comme dans celui de la plupart de ceux qui nous entourent, il ne peut y avoir de droit à posséder une chose interdite.

Donc quand nos armes seront interdites, nous perdrons définitivement le droit de les posséder. Nous conserverons -peut-être et pour combien de temps ? - le privilège de pouvoir les détenir.

Un droit est quelque chose qui appartient à tout citoyen. Personne ne peut le lui retirer, tant qu'il se comporte de manière correcte (si le citoyen transgresse la loi, son droit à la liberté peut lui être retiré). Un privilège, c'est quelque chose que les sujets ordinaires ne possèdent pas, mais que le souverain peut accorder à ceux qui lui plaisent.

Ce que le Tribunal fédéral a amorcé, la loi l'inscrit dans la pierre. Vous détenez une arme interdite, vous n'en êtes donc plus que le détenteur et, tous les 5 ans, vous devrez justifier que cette détention est toujours admissible… et ainsi plaire au souverain.

Sinon, oubliez que vous avez pensé (en l'achetant) que vous étiez propriétaire de cette arme. Ça, c'était quand vous étiez citoyen. Aujourd'hui, sujet-consommateur, vous ne pouvez qu'espérer que le souverain dans sa grande sagesse et sa grande bonté vous accorde un privilège.

Dans 5 ans, de nouvelles restrictions viendront. Et le Conseil fédéral nous dira que nous devons les reprendre. Dans 10 ans, il y en aura d'autres. Dans 15, il n'y aura plus d'armes légales dans ce pays. Une échéance qu'attendent avec impatience criminels et terroristes.

Mais le souverain conservera sa grande sagesse et vous accordera - peut-être - le privilège de tirer encore à l'arbalète (avec des carreaux à pointe de caoutchouc, bien sûr), en attendant que toutes ces choses horribles du passé aient totalement disparu.

Le 19 mai NON !

F.A. L. mai 2019

 

La brochure de votation

 

Comme toujours, le Conseil fédéral publie une petite brochure rouge, pour présenter les votations à venir (la plupart des Romands n'ont pas encore reçu celle qui concerne la révision de la loi fédérale sur les armes, mais elle se trouve sur le site du gouvernement). L'ensemble tient sur une vingtaine de pages, dont la moitié (celle consacrée au point de vue du gouvernement) est truffée de mensonges.

 

Analysons le texte.

On commence par nous expliquer que la loi fédérale sur les armes est là pour nous protéger et que, dans sa grande sagesse, l'Union européenne a décidé d'améliorer l'efficacité des mesures. Un travail de plusieurs années, nous dit-on, alors que Bruxelles reconnaît que tout cela a été vite ficelé après les attentats de Paris, Bruxelles et Copenhague.

Le projet suisse vise à lutter contre le marché noir, en
imposant notamment un marquage de toutes les armes légales. En outre le projet est censé améliorer - comment ? on ne nous le dit pas - l'échange d'informations policières avec les autres Etats. Amélioration qui permettra à la police suisse de savoir quelles personnes se sont vu refuser une arme à l’étranger pour des motifs de sécurité. Ces personnes ne pourront obtenir aucune arme dans notre pays.

C'est le premier mensonge, si ce n'est pas de la stupidité. En effet, ce système d'échanges d'informations existe déjà et aucune modification n'en est envisagée. Par ailleurs, le système existant a déjà montré ses limites. En effet - et les témoignages des policiers concernés sont éloquents - l'information passe très bien de la Suisse vers l'Europe et très mal, de l'Europe vers la Suisse.

Peut-être que Fedpol (la police fédérale) espère que ça ira mieux à l'avenir ?


En entrant dans le détail, on comprend que:
 

- Le système d'autorisation ne changera pas, même pour les armes devenues interdites… sauf que le permis passera de 50 à 150 francs et qu'il sera soumis au bon vouloir des cantons.

- Qu'il n'y aura pas de registre central de armes, mais qu'il faudra les enregistrer.

- Que rien de plus ne changera… sauf qu'on sait déjà que les développements "dynamiques" du droit européen sont planifiés tous les 5 ans et que les examens psychiatriques, évités pour le moment, reviendront en 2022, avec en outre une proposition au parlement européen d'une interdiction totale des armes semi-automatiques (les événements de Nouvelle Zélande apporteront des arguments imparables). Et on se rappelle aussi, qu'en 2005 on nous avait promis qu'il n'y aurait aucune modification de la loi induite par Bruxelles.Qui a menti une fois, continuera de mentir.

- Que rien ne changera pour le tir et que les modifications des formalités administratives sont minimes, etc. Le tir ne changera peut-être pas pour ceux qui le pratique assidument actuellement déjà, mais pour les jeunes qui commencent, pour les vieux qui arrêtent un temps pour raison de santé ? Et les formalités changent quelque peu, quand elles comprennent des visites domiciliaires (entendez: perquisitions).

Finalement, l'allusion à Schengen, qui disparaitrait automatiquement et ferait instantanément de la Suisse un pays du quart monde, elle ne mérite même pas la lecture.

Une brochure de votation doit présenter les arguments des référendaires. Celle-ci n'y manque pas. Mais elle se contente de recopier la page de garde du site du comité référendaire.

Une brochure pour rien. Des arguments pour rien.

Un mensonge pour beaucoup.

 

F.A.L. 21 mars 2019
 

 

 

Doris… hou la menteuse !

 

Sur le site nau.ch et dans divers médias, Doris Fiala, dé-putée plr (je n'écrirai plus jamais ce sigle en majuscules) se répand sur les vertus de la loi qu'elle et ses amis rouges veulent nous imposer.

Elle explique que les amendements (mot visant à minimiser les ENORMES modifications apportées à la loi) sont là pour "limiter le trafic d'armes et lutter plus intensément contre les éventuels abus des armes". Et bien sûr, elle précise que "les femmes sont la principale victime d'abus d'armes à feu en Suisse".

Soit elle est bête (ce que je ne crois pas), soit elle ment sciemment. Le trafic d'armes est pratiquement inexistant en Suisse. Ce qui se passe
dans l'agglomération bruxelloise (à Molenbeek notamment) est nettement plus préoccupant. Et faut-il rappeler que Bruxelles est la capitale de l'Union européenne ?

Et puis, combien de cartouches faut-il dans le fusil d'assaut pour tuer une personne qui ne s'y attend pas ? plus de 10 ? Cette interdiction des magasins de grande capacité est sûrement un atout majeur dans la sécurisation des femmes suisses, toutes terrorisées, comme chacun le sait.


Doris enchaîne en expliquant qu'à l'avenir "seules les personnes qui peuvent démontrer qu’elles manipulent des armes à feu de manière professionnelle devraient pouvoir acquérir une arme". On se demande où elle a trouvé ça.


Enfin, Doris, rassurez-vous: personne ne veut vraiment vous tuer, voyons !

Et le 19 mai, nous voterons NON !

 

F.A.L. 20 mars 2019

 

Faire part

 

Le candidat UDC vaudois Pascal Dessauges renonce à se présenter au 2e tour de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat. La socialiste Rebecca Ruiz devrait ainsi logiquement - et tacitement - succéder à Pierre-Yves Maillard au gouvernement.
 

Dans un communiqué publié ce mardi, l'UDC dit avoir pris acte des résultats du 1er tour, qui avait vu Pascal Dessauges recueillir 37,56% des voix, contre 46,59% à sa rivale socialiste Rebecca Ruiz.

Rattraper les 13'000 suffrages d'avance de la rouge est en effet impossible, quand on voit que les "alliés" plr (un sigle que je n'écrirai plus jamais en majuscules), se sont majoritairement rangés derrière la personne sus-mentionnée (dont je refuse désormais d'écrire le nom). En effet, relève un correspondant, des villes PLR qui devaient apporter 39-40% (force des représentants plr aux conseils municipaux) ont apporté moins de 25% de suffrages au candidat UDC. Dans ces même municipalités, le PS a fait 10-15% de suffrages de plus que sa propre force électorale.

Le plr a trahi comme il nous trahit à Berne et nous trahira toujours. pdc, pbd et autres lécheurs de … feront toujours de même, pour plaire à leurs maîtres.

Nous, nous dirons NON le 19 mai !

 

F.A.L. 19 mars 2019
 

 

Droite et gauche unies pour la soumission à l'UE

 

La gauche veut la nouvelle loi sur les armes, tout simplement parce qu'elle est viscéralement opposée à ce qui permet à un peuple de rester souverain. Les pays qui ont été gouvernés par des socialistes, des nationaux-socialistes ou des communistes en sont des exemples parfaits (Venezuela, Cuba, actuellement, l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS, naguère).

En Suisse, en 2001, les Verts ont déposé une motion pour interdire totalement la possession d'armes par des privés (motion Pia Hollenstein, du 04.10.2001). Quant au parti socialiste, en avril 2018, dans une plate-forme politique (?) avec des psychiatres, des femmes protestantes et des policiers (le président de la fédération des policiers s'est fait remonter les bretelles par la base, pour avoir pris cette position), il demandait "une législation stricte sur les armes, pour une Suisse plus sûre".

A droite

Bon, la gauche et ses fantasmes totalitaires, on comprend. Mais la droite ?

Le PLR, le PDC, le PBD (issu à l'origine de l'UDC) veulent eux aussi désarmer les Suisses. Ce n'est pas pour lutter contre le terrorisme ou la criminalité, c'est tout simplement pour défendre les privilèges de l'argent. Ces femmes et ces hommes de pouvoir ne sont pas au service de la Suisse, quoi qu'ils en disent. Ils sont au service des grandes compagnies, des multinationales, qui veulent une main d'œuvre bon marché et des consommateurs prisonniers d'un système. Pour cela, il faut passer par toutes les exigences de l'Union européenne. Et tant pis pour la liberté, tant pis pour l'indépendance, tant pis pour l'honneur d'un pays et d'un peuple. Les citoyennes et citoyens suisses doivent oublier ce titre et se contenter de celui de sujettes consommatrices et de sujets consommateurs.

L'argument sécuritaire est absurde dans ce pays - très armé et très libre, comme le disait Machiavel. Le terrorisme n'est pas un réel problème ici, la criminalité non plus. Et les violences domestiques se font rarement avec les armes qu'on veut interdire. Quant à l'échange de renseignements policiers que permet Schengen, ils profite tellement plus aux pays qui nous entourent qu'à la Suisse qu'on se dit que les flics français, allemands et italiens en réclameront le maintien.

Une fable pour tromper le peuple

Il est remarquable de voir cette alliance bizarre entre une droite qui veut écraser les travailleurs, en les mettant en concurrence avec ceux de l'UE et une gauche qui prétend les défendre, mais se dit prête à composer, s'il s'agit de se plier à l'UE.

Et pour cela, on invente une fable extraordinaire: Schengen rapporte tant à la Suisse (communiqué du CF du 21.02.2018 et rapport ecoplan*), entre 4 et 10 milliards de francs par an. Il faut le crier et le répéter: Schengen n'apporte rien. C'est le travail des Suissesses et des Suisses qui crée cet argent. Celui des entreprises, celui du tourisme, etc.

Mais justement, nous dit-on, sans Schengen, les entreprises ne pourraient plus travailler avec l'Europe. Les frontaliers devraient faire des heures de queue pour entrer et sortir de Suisse. Le tourisme s'effondrerait. La perte globale est déjà évaluée à 11 milliards par an ! On a envie de sortir un gros mot, tant ces affirmation sont absurdes.

En 2017, la Suisse a exporté des marchandises vers l'UE pour 117 milliards de francs. Elle en a importé pour de 132 milliards (source). Pensez-vous que l'Europe ou la Suisse veuillent mettre à mal ce marché ? La petite Suisse, à elle seule, avec une population équivalente à celle de la ville de Paris, est actuellement le premier partenaire commercial de l'Europe.

En 2017, 315'848 frontaliers sont entrés chaque jour en Suisse pour venir y travailler. On nous dit que l'Europe bloquerait ses frontières avec la Suisse, par des contrôles accrus qui entraineraient des heures d'attente à la douane, à l'entrée et, le soir, à la sortie du pays. On parle de 6 heures par jour au moins. Sérieusement ? Le blocage serait tel que tout le système du travail frontalier s'effondrerait. La France est elle prête à enregistrer 171'000 chômeurs de plus, l'Allemagne 61'000, l'Italie 72'600 ou l'Autriche 8'000 ?

Soyons sérieux. Un arrangement serait si nécessaire que les diplomates des 4 pays concernés et les nôtres le trouveraient en quelques semaines.

Quant au tourisme, rien, absolument rien ne pourrait empêcher la Suisse de reconnaître unilatéralement la validité du visa Schengen, pour les touristes, qu'ils soient européens ou non. Les horribles "craintes" des restaurateurs et hôteliers ne sont qu'un fantasme induit par
https://www.economiesuisse.ch/fr.

Et pourquoi renoncer à Schengen ?

Et il faut encore le crier et le répéter: la fin de Schengen n'est pas inévitable. "La non-reprise éventuelle par la Suisse d'un développement peut conduire, dans le cas le plus extrême, à une cessation de la coopération Schengen" a répondu le Conseil fédéral, en février 2016. à une question de Rebecca Ruiz (PS, Vaud). "Dans le cas le plus extrême", précise-t-on, ce qui laisse la place à la négociation. Et pour 250 milliards de commerce et 47 milliards de recettes touristiques en Suisse, cela vaudrait la peine de négocier !

L'exemple du Brexit britannique est éloquent: depuis près de 3 ans, l'UE affirme que toute négociation est impossible. Et pourtant, on négocie toujours et la décision de Londres vient d'être reportée de 3 mois, pour de nouvelles discussion, alors que le délai officiel du divorce est depuis longtemps dépassé.

Négociation il y aura… et arrangements il y aura, car la perte (si perte il devait y avoir) serait encore plus grande pour les 28 de l'Europe que pour la Suisse (qui réalise tout de même 103 milliards d'exportations et 53 milliards d'importations en dehors de l'Europe).

On voit que ces arguments ne tiennent pas la route. Ils ne servent qu'à nous convaincre de nous plier à la volonté de Bruxelles. Et cela dans une perspective plus sombre encore: celle de l'accord-cadre que les grandes compagnies veulent nous imposer. Un accord qui supprimerait ces particularités gênantes du système politique suisse, comme le référendum et l'initiative, un accord qui enlèverait toute autonomie aux cantons… un accord surtout, qui permettrait à l'Europe de nous inonder de ses travailleurs détachés payés au quart des tarifs suisses, de ses assistés et même de ses chômeurs. Qui aurait à y gagner, la Suisse ou les grandes compagnies internationales ?

Le 19 mai NON à la loi sur les armes… avant de dire NON à l'accord-cadre !

 

F.A.L. le 18 mars 2019

* ecoplan est une firme d'études, qui semble travailler exclusivement, mais à titre privé, pour les autorités fédérales
 

 

 

Vous le croyez ?

 

Le 3 mars dernier, nous dénoncions l'attitude de certains tireurs, qui e disent partisans de la loi que veulent nous imposer le Conseil fédéral et Bruxelles.

Mais il semblent bien que certains de ces "tireurs" n'en sont pas réellement, même s'ils sont vraiment des politiciens véreux. Un exemple, Beat Flach, vert-libéral argovien.

Un correspondant nous a rends attentifs à ce qui suit:

Beat Flach est un conseiller national vert libéral. C'est aussi un fieffé menteur. Comme ses acolytes écolo-bobo, il souhaite diluer notre pays dans l'Union européenne et n'hésite pas à se présenter comme un tireur sportif passionné partisan du durcissement de la Loi sur les armes imposé par Bruxelles. Il dit ne pas craindre pour sa passion qu'il présente muni d'un Fass57dont le maniement maladroit laisse planer le doute quant à sa pratique du tir.

 

 

En fait, si l'homme fait du tir, c'est peut-être avec une arme de poing car jamais au cours des dix dernières années, le personnage ne s'est signalé par la participation au moindre tir militaire. Il est si discret qu'il n'apparait même pas dans la base de données répertoriant les tireurs réguliers à l'arme d'ordonnance.

(Selon l'Argauerzeitung (6.3.19) il ferait du tir dans un stand privé, avec des armes privées en 9 mm note de la réd. SwissGuns).

En fait, cet individu n'hésite pas à mentir effrontément pour abuser le bon peuple, laissant penser que le monde du tir est favorable au texte, un texte que la Fédération Suisse de Tir refuse unanimement. Cela situe le niveau de déontologie du tartuffe et de ses coreligionnaires qui n'ont rien trouvé à redire. Verts libéraux ou Libéraux véreux ?

Des gens comme Beat Flach veulent nous persuader qu'ils ont raison et que nous avons tord. Croyez-vous Beat Flach ? Croyez-vous ses amis ?

Le 19 mai: NON !

F.A.L. 11 mars 2019
 

 

Jean-Luc Addor aux créneaux

 

Ce mercredi 6 mars, le président (a.i.) de PROTELL, Jean-Luc Addor, a déposé deux questions au Conseil national. SwissGuns vous les livre telles quelles.

 

Campagne pour la reprise de la directive UE sur les armes :
suspecte volte-face

 

La nouvelle directive UE sur les armes a toujours été justifiée par la lutte contre le terrorisme. Cet argument a ensuite été repris par le Conseil fédéral, par fedpol et au Parlement. Le 14 février 2019, la Cheffe du DFJP a brusquement changé son fusil d'épaule : abandonnant toute référence au terrorisme, elle invoque aujourd'hui (c'est ce qui figure sur le site de fedpol) le risque d'utilisation abusive des armes à feu.

Quel est le motif de cette brusque et suspecte volte-face?

*****

 

L'armée a-t-elle oublié les tireurs?

 

Le 22 mai 1993, avec les drapeaux de leurs sociétés, les tireurs étaient au premier rang des 30000 citoyens qui manifestaient sur la Place Fédérale pour soutenir notre armée qui avait besoin (déjà) d'un nouvel avion de combat. Aujourd'hui, le Chef de l'Armée et d'autres officiers généraux s'engagent, contre les tireurs, pour la reprise de la directive UE sur les armes.

- Ont-ils reçu pour cela des ordres du DDPS?

- Ce dernier a-t-il oublié le soutien historique des tireurs à ses grands projets?

Ajout de SwissGuns: de nombreux propriétaires d'armes se demandent si, dans ces conditions, ils doivent accorder leur confiance au Conseil fédéral, quand il demande de nouveaux avions ou s'ils doivent adopter l'attitude négative "No Guns - No Planes !"

 

F.A.L. 7 mars 2019
 

 

La peur du brigadier

 

Les Jurassiens préparent leur 5e Tir cantonal pour 2023. Les différentes sociétés concernées ont tenu ce week-end une assemblée pour lancer le projet. Comme on pouvait s'y attendre, la votation du 19 mai, relative à la révision de la loi sur les armes a été au centre des discussions.

Le président de la FJT (Fédération jurassienne de tir) Yannick Vernier a rappelé l'importance de la votation dont l'issue pourrait mettre en péril l'avenir du tir populaire en Suisse. Le représentant du Comité central de la FST, Ruedi Meier a renchéri, en relevant les mensonges de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter.
 

Mais vint ensuite le discours du brigadier Guy Vallat. Selon lui, cette loi devrait aider à lutter contre l'utilisation abusive et violente des armes. En gros, ce Monsieur estime que le citoyen-soldat doit garder son arme… tant qu'il est soldat. Le citoyen-soldat en civil lui fait peur. Il serait même susceptible, selon lui, de s'attaquer à nos propres soldats, à la garde ou lors d'un transport de munitions.

La réaction ne s'est pas fait attendre dans l'assemblée. Et Thomas Stettler, président de la Société de tir de Soyhières s'énerva: "Je ne peux pas accepter que l'armée dénigre, au point de traiter comme nul l'engagement de tireurs expérimentés pour garantir la sécurité
dans les stands. Ce sont des propos inadmissibles".

Le brigadier Vallat a, une fois de plus, montré la différence entre les militaires qui ont juré de défendre le pays et les carriéristes qui comptent sur l'uniforme pour cacher leurs déficiences. Sachant où il était, il aurait pu se contenter d'un marmonnement sur la position officielle de l'armée, qui doit suivre celle de son chef, mais il a choisi d'en rajouter pour montrer la différence entre le soldat et le contribuable.


Monsieur Vallat, le citoyen-soldat, en uniforme ou en civil est un citoyen, pas un sujet-contribuable. Le 19 mai, nous vous le ferons savoir une fois de plus, en votant NON !

 

F.A.L. 5 mars 2019

 

Deux réactions aussi choquées par les déclarations de ce reître:

 

Le brigadier Vallat fait confiance au citoyen-soldat en uniforme mais pas en civil. – Démissionnez !

 

Plusieurs correspondants nous ont fait part de leur indignation au sujet des propos du Brigadier Guy Vallat tenus dans le canton de Jura à l’assemblée de la Fédération Jurassienne de Tir à Courgenay.

En effet, ce brigadier de l’armée de milice suisse laissera le citoyen-soldat porter l’arme durant le service. Il lui donnera des munitions et lui permettra même de tirer. Mais dès le « rompez » de la fin du cours de répétition, ce citoyen (auquel on pourra demander le sacrifice suprême en temps de guerre) redeviendra un suspect, un criminel en puissance, un ennemi potentiel de l’armée.

Le souverain, le peuple, a délégué un certain nombre de tâches et de prérogatives à l’Etat et ceci sur la base d’un contrat de confiance et de respect. L’armée en fait partie. N’en déplaise à certains, ce n’est pas au citoyen de mériter la confiance de son Etat et de ses services, c’est très exactement le contraire!

Et le peuple suisse n’a pas besoin d’officiers qui méprisent le citoyen, qui veulent le soumettre au diktat d’une force étrangère.

Alors, faute de pouvoir vous dégrader, Monsieur Vallat, nous vous demandons de démissionner et de redevenir un citoyen-soldat ordinaire.

Cela vous permettra de réfléchir à nouveau en tant que citoyen-souverain.

 

Bruno Buchs, 05.03.2019
http://www.liberalarms.ch/

 

*****

Des propos choquants !

 

Un article du Quotidien Jurassien du 4 mars dernier a relaté la prise de position du Brigadier Vallat dans le cadre de l'assemblée de la fédération jurassienne de tir.

Dans son exposé sur les impérieuses nécessités d'accepter la nouvelle directive sur les armes, cet officier supérieur, commandant de la formation d'application de la logistique, ancien officier instructeur de l'infanterie et ancien membre de l'Etat-major du Swiss Raid Commando a notamment mentionné : "L'Armée estime que cette révision contribue à améliorer la traçabilité des armes à feu et donc qu'elle aide à lutter contre l'utilisation abusive et violente de celles-ci...Un jour peut-être d'ailleurs contre nos propres soldats à la garde ou lors d'un transport de munitions. »

Cette phrase est profondément choquante pour les honnêtes citoyennes et citoyens qui ont servi, qui servent et qui serviront encore notre Armée de milice. Par ces paroles blessantes et sans fondement, le Brigadier Vallat jette un voile sombre de suspicion intolérable sur les soldats de milice qui contribuent tous les jours à la sécurité de notre pays. Leur prêter des intentions terroristes est une insulte qui n’est pas digne d’un officier général de notre Armée.

Les auditeurs de cette triste prestation ne se sont pas laissé insulter et M. Thomas Stettler, président d'une société de tir lui a donné la réponse suivante : « Je ne peux pas accepter que l’armée - à laquelle les sociétés de tir fournissent année après année des prestations de haute qualité – dénigre au point de traiter comme nul l’engagement de tireurs expérimentés pour garantir la sécurité dans les stands. Des propos inadmissibles de la part de gens payés envers des sociétaires qui s’engagent sans compter. Les tireurs font tout pour éviter un quelconque accident. Pour cela, vous devriez les remercier et pas les écraser avec vos directives. »

Nul doute que cette réponses sèche et sonnante tout comme les applaudissements nourris qui ont souligné la justesse du propos de M. Stettler ont dû faire réfléchir le diplômé en "Master of Advanced Studies in Security Policy and Crisis Management, EPFZ ".

Il est profondément choquant d'entendre de la bouche d'un officier général suisse de tels propos, plus dignes d'un commissaire de Bruxelles que d'un cadre supérieur de notre Armée.

Pour rappel ; tous les attentats commis par les terroristes en Europe ont été exécutée avec des armes en provenance de réseaux criminels.

 

Claude Pellaton, Colonel retraité DDPS
 

 

Election complémentaire au Conseil d’Etat vaudois
Elisez un homme qui défend vos droits !

 

PROTELL, convaincue que le combat pour nos droits et nos libertés se joue non seulement sur la scène fédérale, mais aussi dans les cantons, s'est adressée aux cinq candidats à l'élection au Conseil d'Etat vaudois du 17 mars.

 

Quatre d'entre eux ont pris la peine de répondre : Rebecca Ruiz, Anaïs Timofte, Axel Marion et Pascal Dessauges.

Un seul a indiqué qu’il voterait NON, le 19 mai, à la reprise de la directive UE sur les armes : Pascal Dessauges.

PROTELL recommande donc à ses membres vaudois, ainsi qu’à toutes les Vaudoises et à tous les Vaudois attachés à nos droits et à nos libertés ancestraux et ä la survie de nos abbayes de voter pour Pascal Dessauges.


SwissGuns s'associe bien sûr. Pourquoi voter pour quelqu'un qui ne veut pas de nos armes ? Et pourquoi ne pas élire quelqu'un de compétent ET favorable à nos idées.

 

F.A.L. 4 mars 2019

 

 

 

 

Le comble !

 

Après les officiers traitres à la patrie, prêts à vendre leurs troupes et leurs armes à l'Europe, voici les tireurs qui pensent que les extrémistes de PROTELL et de la CIT (Communauté d'intérêt du Tir suisse) s'opposent inutilement à tout progrès dans la sécurité en Europe.

Eux, tireurs responsables, sont prêt à se coucher et à lécher ce qu'on leur demandera, au nom de la sécurité de Schengen. Ils s'intitulent Komitee "für ein modernes Waffenrecht".

En première lecture, on s'effare. D'où sortent ces hurluberlus qui disent aimer le tir et sont prêt à le sacrifier sur l'autel de l'UE ? La 2e lecture nous rassure. Ces tireurs" confirmés" (assurent-ils), sont tous verts libéraux ou PBD.

Le fondateur (?) de ce groupe s'appelle Thomas Haemmerli. Peu de renseignements sur ce documentariste aimé de la RTS, sinon qu'il se réjouit de l'arrivée de Chantal Galladé chez les Verts libéraux. Apparemment, ce Monsieur a été balancé en première ligne, en espérant qu'il ne criera pas le fameux "quel est le salaud qui m'a poussé !" (la déformation classique des paroles d'Arnold de Winkelried,, en 1386, quand il se jeta sur les lances autrichiennes, en criant "prenez soin de ma femme et mes enfants").


Membres de ce comité fantoche: Bernhard Guhl, PBD argovien, Beat Flach, Vert libéral, argovien lui aussi, ainsi que le président glaronnais du PBD, Martin Landolt. Tous plus préoccupés des dividendes des actionnaires de leurs sociétés que de la liberté et de la sécurité de la Suisse.

Messieurs, je vous souhaite beaucoup de plaisir, à vous qui prétendez être des tireurs actifs. Quand les autres tireurs vous tourneront le dos ou cracheront à vos pieds. Vous vous êtes vendus pour quelques sicles. Vous aurez la même renommée qu'un certain Juda !

 

FA.L. 3 mars 2019

 

Retenir les erreurs du passé pour ne pas les répéter

 

Ce slogan se trouve en tête de pratiquement tous les cours d'histoire. Et pourtant…

Par ce traité nous avons garanti une paix honorable (Neville Chamberlain, 1er ministre britannique et Edouard Daladier, président du Conseil français, en 1937, au retour de Munich).

Par ce traité nous garantissons des échanges équilibrés et un respect mutuel (le Conseil fédéral, en 1995, 2008, 2011, 2013, 2015, 2018, 2019).

Neville Chamberlain, chancelier de l'échiquier a dû démissionner, le 10 mai 1940, quand la "drôle de guerre" est devenue une guerre totale. Edouard Daladier avait déjà été renversé, en mars, par une assemblée française écœurée par sa gestion de la paix de 1000 ans avec l'Allemagne.

En Suisse, en 1995, le Conseil fédéral nous a garanti la bonne foi de l'Union européenne et Madame Micheline Calmy-Rey nous a assuré que la loi sur les armes ne serait pas modifiée à cause de l'Europe. En 2008, on ne nous a donné aucune explication sur le fait que nous devions durcir notre loi sur les armes, parfaitement efficace, pour plaire à Bruxelles. En 2011, Madame Simonetta Sommaruga a tranquillement expliqué à la Radio Suisse Romande, que le peuple pouvait bien refuser un enregistrement des armes, elle le réaliserait quand même (il a fallu quelques années, mais elle y est parvenue avec la mise en ligne des fichiers cantonaux). En 2013 et 21015, le parlement a tenté de résister à cet enregistrement, mais l'assemblée pouvait voter ce qu'elle voulait, l'enregistrement était en marche.

Enfin, en 2018 et 2019, le Conseil fédéral nous assure que nous n'avons rien à craindre, que l'Europe, Fedpol et les parlementaires vendus à aux grands marchands internationaux ne veulent que notre bien… et que c'est pour cela qu'il faut nous désarmer… un peu seulement, rien de sérieux, voyons.

En 1937, les héros de la paix de 1000 ans avaient eu 2 ans de répit, avant que l'Histoire ne leur jette à la figure l'horreur de la guerre.

En 2019, la plupart d'entre nous ne pensent pas à un risque de guerre*, mais nous sommes nombreux à craindre une disparition pure et simple de la Suisse telle que nous la connaissons.

En 1937, Winston Churchill avait déclaré: "Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre !"

Le Conseil fédéral a choisi le déshonneur. Que récoltera-t-il ?

 

F.A.L. 27 février 2019

 

*Et le risque de guerre est bien réel… sans doute pas avec des chars allemands ou russes massés à nos frontières, mais sur un autre modèle, celui de la guerre "moléculaire", une guerre sans frontières, sans armées bien définies, mais néanmoins meurtrière, si nos gouvernements persistent à combattre le terrorisme en désarmant les citoyens.

 

 

Réponse à un journaliste

 

Le journaliste (?) du Temps, Yves Petignat s'est fendu d'un article assez répugnant, pour tenter de disqualifier la nouvelle vice-présidente de PROTELL, Olivia de Weck, article intitulé "ProTell, un faux nez" (à relever que le journaleux ne sait pas écrire "PROTELL").

Nous avons hésité à écrire une réponse, mais notre ton aurait été trop violent, devant la bassesse du Monsieur. Heureusement, l'un de nos correspondant a trouvé les mots justes:

*****

Cher Monsieur Petignat,

J'ai lu avec intérêt votre article en référence.

Plusieurs choses m'étonnent:

1) Vous ne répondez pas à la question de fond, à savoir "Pourquoi?"

Vous réfutez l'argument d'une tentation autoritariste de l'UE, parce que l'association d'idée avec les régimes totalitaires vous choque. Soit. Mais vous n'apportez pas d'explication alternative.
La question reste donc entière: "pourquoi?"

Pourquoi l'UE a-t-elle décidé d'engager ce processus qui consiste non seulement à durcir dès aujourd'hui l'accès aux armes dans toute l'UE, mais également de prévoir un nouveau durcissement tous les 5 ans? Officiellement, il s'agit de lutter contre le terrorisme. L'absurdité de l'argument est telle que le Conseil fédéral lui-même vient discrètement de le faire disparaître de sa communication, préférant soudain parler de "réduire l'utilisation frauduleuse des armes".

Quelle est donc votre explication?

2) Vous associez étrangement la légitimité démocratique au taux de participation aux élections.

L'absence de légitimité démocratique de l'Union européenne provient de tout autre chose: le peuple n'y est directement représenté qu'au Parlement, et le Parlement européen n'a, concrètement, aucun pouvoir. Il ne peut pas proposer une loi. Il ne peut que valider les lois imposées par la Commission européenne. Les parlementaires ne peuvent même pas voter des amendements, car seule la Commission a le pouvoir de les mettre au vote.

Or, la Commission elle-même, n'est pas élue mais nommée, ne rend de comptes à personne, et n'est pas révocable.Les deux instances qui possèdent la réalité du pouvoir en Europe sont le Conseil - donc les chefs de gouvernement des Etats membres - et la Commission. Donc des représentants de représentants, ou des représentants de représentants de représentants.

On est très, très loin d'une démocratie moderne selon le principe de Montesquieu (séparation des pouvoirs entre législatif, exécutif et judiciaire, et mécanismes d'équilibre entre les 3).

3) Enfin, vous semblez confondre totalitarisme et tyrannie

Avez-vous lu Tocqueville? Ce brillant esprit du XIXe Siècle a très justement observé qu'il y a 2 manières de sombrer dans la tyrannie. Soit les épisodes violents que vous décrivez (les totalitarismes marxistes ou fascistes). Soit ce qu'il nomme le "despotisme mou" ou "despotisme démocratique". En gros, la confiscation progressive de la démocratie par un pouvoir technocratique et sans visage, qui profite de la montée des individualismes pour accroître insidieusement son pouvoir dans tous les domaines, jusqu'à disparition de toutes les libertés individuelles.

Tocqueville affirmait que cette seconde forme de despotisme était de loin la plus dangereuse. Car comment se révolter contre un système tentaculaire et sans visage? Et lorsqu'on relit Tocqueville, c'est l'Union européenne que l'on voit se dessiner à chaque page.

Vous écrivez: "L’UE est précisément née pour prévenir le retour de la tyrannie et du désastre sur notre continent." Et le paradoxe, c'est que c'est précisément ce qui explique cette dérive
supranationaliste et antidémocratique de l'UE.


Pour empêcher la guerre entre les nations, il suffit d'imbriquer fortement leurs économies. Et à l'origine, l'UE, c'était cela. Mais au projet économique s'est substitué un projet politique: le désastre ayant été associé au nationalisme, l'UE s'efforce de tuer la nation. Donc les peuples. Et ne s'embarrasse pas de démocratie pour y parvenir.

J'avoue que la fascination des journalistes de la presse romande pour l'UE me laisse perplexe. En Suisse, toute notre histoire, toute notre culture nous poussent à l'amour de la liberté et de la démocratie. Notre petit pays est justement né d'une révolte contre ces pouvoirs lointains,
ces oligarchies autoritaires et coercitives.

Peut-être la fréquentation des politiciens fait-elle naître chez les journalistes la tentation de faire partie un jour d'une confortable nomenklatura ?

 

Meilleures salutations,
Serge Vidal

 

 

Brève

 

Un officier fait campagne pour la loi inique sur les armes… en habit militaire. Dénoncé il fera face à des mesures disciplinaires. En effet, selon le règlement de service, il est interdit de prendre part à une campagne politique en habit militaire.

 

 

Le comité référendaire lance sa campagne

 

De gauche à droite: Peter Lombriser, Olivia de Weck, Luca Filippini, Werner Salzmann, Tobias Diller,

membres du comté référendaire.




 

En interdisant aux particuliers de posséder certaines armes à feu, la loi sur les armes mènera à un désarmement progressif en Suisse. Le comité référendaire a présenté ce lundi ses arguments en lançant sa campagne pour la votation du 19 mai.

La loi révisée sur les armes veut durcir les conditions de détention de certaines armes, notamment les semi-automatiques. Elle découle des nouvelles mesures anti-terroristes de l'UE que, selon Bruxelles, la Suisse doit mettre en œuvre d'ici le mois de mai.

Plus de 80% des armes utilisées pour le tir seront immédiatement interdites si la révision passe la rampe en votation, a expliqué Olivia de Weck, vice-présidente de PROTELL devant la presse. Elles devront faire l'objet d'une autorisation exceptionnelle, mais celles-ci seront coûteuses et soumises à des conditions strictes.

Plus aucune arme ne sera disponible pour certaines disciplines. De plus, le système européen prévoit une adaptation tous les cinq ans, avec des durcissements déjà programmés. Et, selon le conseiller national UDC bernois Werner Salzmann, co-président du comité référendaire, cela mènera à terme, à une interdiction totale des semi-automatiques pour les particuliers.
 


Clause du besoin

La loi introduit une clause du besoin qui fait du droit de posséder une arme un privilège. Précisons-le: un droit est quelque chose d'inaliénable, qui appartient au citoyen. Un privilège est une faveur accordée par une instance supérieure. Jusqu'ici, en Suisse, il n'y avait pas d'instance supérieure et le citoyen était le souverain, alors que les instances politiques étaient au service du peuple. Il semble que certains aimeraient changer cela, pour faire des citoyens suisses, des sujets européens
 

La nouvelle loi ne servira à rien en matière de lutte anti-terroriste, a ajouté Werner Salzmann. Il n'y a aucune adéquation entre les restrictions qu'elle contient et le but sécuritaire recherché. En outre, aucun des attentats commis en Europe ces dernières années n'a été commis avec une arme légale, a-t-il rappelé. Et Karin Keller-Sutter, la conseillère fédérale en charge, l'a elle-même implicitement reconnu, en éliminant la notion de terrorisme, au profit d'une sécurité prétendument accrue en Suisse, un thème cher à celle qui la précédait, la socialiste Simonetta Sommaruga.

Autre argument avancé ce matin, la loi révisée engendrera un monstre bureaucratique. Elle détournera aussi la police de ses tâches de sécurité sur le terrain, y compris pour les (vraies) mesures de lutte contre le terrorisme. Les contrôles effectués actuellement sont suffisants et bons, a témoigné un policier à Obwald. En procédure de consultation, les cantons ont d'ailleurs été presque unanimes à s'inquiéter du surcroit de bureaucratie et des frais inutiles que cela implique.


Quant au risque d'une remise en question de la participation de la Suisse à l'espace Schengen-Dublin, les référendaires estiment là aussi qu'il n'en sera rien. L'Union européenne aurait encore plus à perdre que la Suisse, en cas de disparition de Schengen. En outre, les chiffres avancés par le Conseil fédéral sont manifestement faux, honteusement truqués par un gouvernement qui place désormais des intérêts financiers au-dessus de ceux du peuple qu'il est censé représenter.


F.A.L. 25 février 2019

 

 

Le 19 mai 2019 le peuple actionnera le bouton
« reset » des relations Suisse – UE
Par Bruno Buchs, 21.02.2019
http://www.liberalarms.ch/
(avec la collaboration d'exigences.ch)


Le peuple se prononcera en mai 2019 sur l’évolution de l’accord de Schengen/Dublin à travers le projet de la loi sur les armes. Cette loi propose de transposer en droit national la directive 2017/853 de l’UE édictée par Bruxelles.

Par ailleurs, le peuple aura à se prononcer, dans quelque temps, sur les accords institutionnels avec l’UE, le contrat cadre voulu par l’UE.

Les accords existants avec l’UE stipulent que la Suisse doit se conformer aux règles de l’UE et que les accords doivent suivre la législation européenne. Ces accords sont voulus ainsi, et, plus grave, ils prévoient des mesures de contrainte si la Suisse n’obtempère pas. A titre d’exemple, citons les clauses « guillotine » qui feraient échouer plusieurs contrats si la Suisse ne se conformait pas aux ordres de Bruxelles dans un des domaines. Ou l’exclusion de la Suisse d’un accord, si l’UE ne tolère pas une opposition de la Suisse à la reprise de telle ou telle évolution, aussi néfaste fusse-t-elle pour notre pays.

Certes, à chaque fois que Bruxelles exige la reprise d’une nouvelle règle européenne, on nous fait miroiter que le peuple suisse reste souverain et garde, à travers la voie du référendum, le dernier mot. C’est occulter que depuis longtemps déjà, l’UE nous a mis un nœud coulant autour du cou et menace de le serrer, un peu plus ou jusqu’en butée, si nous refusons de suivre la voie tracée par Bruxelles.

On ne fera évidemment pas de parallèle entre le comportement de l’UE vis-à-vis de ses « partenaires contractuels » et un certain régime socialiste et nationaliste de sinistre mémoire par rapport aux pays vassaux. Évidemment non, cela serait par trop politiquement incorrect…

Force est de constater que le mécanisme du futur accord cadre sera fondamentalement le même, voire pire, que celui des accords de Schengen/Dublin. Et ce que nous vivons actuellement avec la directive UE 2017/853 sur les armes que la Suisse doit transposer dans sa législation nationale, sous menace d’exclusion – comme le martèle le Conseil fédéral – n’est rien d’autre qu’une répétition de ce qui nous attend avec l’accord cadre.

Nos magistrats fédéraux ne se donnent d’ailleurs même plus la peine d’imaginer notre futur au travers de projets propres à la Suisse car la soumission à la volonté de l’UE et la reprise automatique des politiques et de la législation de l’UE sont devenues la règle.


Berne se confond systématiquement en excuses, par exemple en expliquant que la Suisse, avec la signature de Schengen/Dublin, s’est engagée à reprendre le droit communautaire, mais qu’évidemment elle a pesé de tout son poids dans les discussions avec l’UE pour faire accepter ses particularités et ses intérêts ; que c’est le maximum et qu’il faut maintenant accepter ce « compromis » car sinon nous risquons d’être exclus des accords. Et que ce risque est une quasi certitude. L’économie suisse perdrait alors des dizaines de milliards et la sécurité de la Suisse serait gravement affectée. Selon nos magistrats fédéraux, la misère s’abattra sur la Suisse si nous osons dire non à une directive qui nous pénalise, même si l’UE n’a aucun intérêt à nous exclure des accords de Schengen/Dublin pour une raison aussi futile.

Au fil des années, la Berne fédérale a amené la Suisse dans une position de soumission à l’UE.

Et cette même Berne a maintenant le culot de dire que c’est le peuple qui a accepté tous ces accords par les urnes et qu’il doit en assumer les conséquences, c’est-à-dire continuer à reprendre tout ce que l’UE veut nous imposer. En vérité, la classe politique dans sa majorité a tout fait pendant des années, par faiblesse ou par appât du gain, afin de permettra à l’UE de nous prendre en otage, de nous soumettre aux chantages à travers des accords défavorables à la Suisse.

Nous demandons où sont les « sages » au gouvernement et au parlement, où sont les dignes héritiers du Général qui a tenu bon alors que la Suisse était encerclée, où sont les politiciens et dirigeants qui ont une vision à long terme et qui voudront léguer aux générations futures ce que les anciens nous ont confié : la démocratie directe et notre auto-détermination.

Le 19 mai nous voterons sur la loi sur les armes, encore une fois sous la contrainte. Mais nous allons nous rebeller contre ce système infâme. Au moment du vote, nous garderons à l’esprit que si nous cédions encore une fois, le pire serait à venir : l’accord cadre, ce fameux accord institutionnel qui reprendra exactement la même logique de soumission malsaine sur l’ensemble des accords.

Il est temps que le peuple à son tour appuie sur le bouton « reset » des relations entre la Suisse et l’UE afin qu’un vrai changement se produise.

Le 19 mai 2019, nous dirons non à une loi sur les armes inutile, liberticide, contraire à nos intérêts et que personne en Suisse n’aurait proposée sans l’UE.

A travers ce premier signal, la classe politique saura que nous dirons également non à un contrat cadre qui nous soumettrait à la volonté de l’UE et de ses instances sans légitimité démocratique.

Nous dirons non à des systèmes infâmes qui autorisent l’UE à nous envoyer ses directives et à nous obliger de les reprendre «automatiquement » dans notre législation nationale. Nous dirons non aux clauses « guillotine ». Nous ne voulons pas nous soumettre à la justice de l’UE et nous n’acceptons pas de subir des mesures coercitives décidées par Bruxelles. Et nous dirons non à la signature, sous la contrainte, de nouveaux « accords » que l’on doit qualifier de soumission à une force étrangère, ce qui correspondrait au suicide de notre démocratie directe.

Il faut que cela cesse, alors le 19 mai nous voterons le « reset » en actionnant le bouton du «NON ».

Mais il y a un second signal, qui est un oui d’ouverture au monde.

Nous disons aux politiciens, à l’économie et aux partenaires sociaux que la Suisse est prête à négocier, conclure et respecter des traités internationaux, sur un pied d’égalité et dans l’intérêt des partenaires contractuels. Mais nous subordonnons ce « oui » a de vraies lignes rouges à ne pas franchir, des valeurs et des droits non négociables : notre liberté, notre auto-détermination, l’indépendance de notre justice et de nos institutions et le respect de notre démocratie directe, sans chantage ni menaces par qui que ce soit.


 

Communiqué de presse de la CIT

 

Communiqué de presse «Révision de la loi sur les armes:

la lutte contre le terrorisme devient une protection contre les abus –

l’essentiel, c’est que l’on ne parle pas du désarmement »


Lucerne, le 20 février 2019 Lors de la conférence de presse du Conseil fédéral de jeudi dernier, la Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter s’est prononcée sur la révision de la loi sur les armes (reprise de la directive de l’UE sur les armes). Au cours de ses explications, elle a fait une déclaration manifestement trompeuse que la Communauté d’intérêts du tir suisse (CIT) ne peut pas laisser passer sans correction.


La Communauté d’intérêts du tir suisse a rassemblé à la mi-janvier plus de 125'000 signatures valables contre l’arrêté fédéral relatif à la reprise de la directive de l’UE sur les armes. Il sera par conséquent soumis au vote le 19 mai. Lors de la conférence de presse de jeudi dernier, la cheffe du DFJP Karin Keller-Sutter a fait connaître la position du Conseil fédéral sur le projet. A cette occasion, elle a déclaré que la directive de l’UE n’est «pas un pacte de lutte contre le terrorisme» mais vise à protéger la population contre «l’utilisation abusive des armes à des fins criminelles».


Cette déclaration est manifestement trompeuse sous plusieurs aspects:


1. Dans le projet de la Commission européenne du 18 novembre 2015 pour l’élaboration d’une nouvelle directive sur les armes, les durcissements légaux prévus étaient explicitement légitimés comme mesures de lutte contre le terrorisme. Concrètement, la Commission faisait référence spécifiquement à quatre attaques terroristes de l’année 20151: «En apportant une preuve tangible de la menace pluridimensionnelle que représente la criminalité organisée, ces événements tragiques ont montré qu’il nous fallait redoubler d’efforts dans notre lutte contre le trafic d’armes à feu, moyennant une stratégie cohérente et coordonnée.»2
 

2. Conformément au point 1, la directive a été décrite par de nombreux conseillers nationaux et conseillers aux Etats comme une mesure de lutte contre le terrorisme, et par aucun d’entre eux comme un instrument de protection contre de générales «utilisations abusives».3
 

3. Conformément au point 1, la directive a été constamment décrite par la presse comme une mesure de lutte contre le terrorisme jusqu’à fin janvier 2019.
 

4. Conformément au point 1, l’élaboration de la directive était expliquée sur le portail internet de l’Office fédéral de la police (fedpol) jusqu’à fin janvier 2019 par la seule référence aux attentats terroristes du 13 novembre 2015.4
 

Si la fedpol a supprimé toute référence au terrorisme de ses pages internet début février 2019 et si la Conseillère fédérale Keller-Sutter conteste désormais explicitement que la directive est une mesure de lutte contre le terrorisme, c’est sans le moindre doute dû au travail d’information du comité référendaire. Durant les derniers mois, la CIT a clarifié en détail, de manière précise et répétée, les points suivants:
 

1. Lors des attentats terroristes que la Commission européenne invoque pour légitimer ses durcissements législatifs, aucune arme à feu obtenue légalement n’a été utilisée.
 

2. La proposition législative susmentionnée, dans laquelle la Commission européenne justifie en raison du terrorisme islamiste la nécessité d’intensifier la «lutte contre le trafic [illégal] d’armes à feu, moyennant une stratégie cohérente et coordonnée», comprend l’exigence – totalement inefficace et disproportionnée dans le but de lutter contre le terrorisme – de «prendre des mesures immédiates pour renforcer les règles existantes en ce qui concerne l’accès aux armes à feu [légales] et leur commerce.»5
 

3. La directive sur les armes élaborée sur la base de la proposition de la Commission européenne, que la Suisse doit maintenant reprendre, ne prévoit aucune mesure pour lutter contre le «trafic [illégal] d’armes à feu», mais bien plus des durcissements de «l’accès aux armes à feu», qui reviennent à une interdiction générale des armes légales, y compris un passage qui constitue de facto un mécanisme de durcissement automatique qui s’appliquera tous les cinq ans.
 

4. Il ressort de toute évidence de ces trois points que la directive est, d’une part, totalement inutile dans la lutte contre le terrorisme et, d’autre part, qu’elle n’a effectivement pas été édictée à cette fin, mais bien plus dans le but de désarmer les possesseurs d’armes légales.
 

Manifestement, le Conseil fédéral a commencé à craindre que le souverain, conscient de cette situation, n’accepte pas la révision de la loi sur les armes. Cette crainte est évidemment parfaitement compréhensible, mais il n’y a tout aussi évidemment aucune excuse pour la diffusion d’informations trompeuses. La CIT estime que le revirement complet de l’argumentation du Conseil fédéral et de l’administration, passant de la lutte contre le terrorisme à une forme générale de protection contre les abus est absolument inacceptable, en particulier pour les quatre raisons suivantes:
 

1. Il contredit la volonté du parlement sous-jacente à la révision, à savoir la reprise potentiellement peu satisfaisante d’une directive européenne inefficace contre le terrorisme afin de garantir le maintien de la Suisse dans l’espace Schengen.
 

2. Il contredit le fait que - comme l’a d’ailleurs mentionné la Conseillère fédérale Keller-Sutter elle-même lors de sa conférence de presse! – il n’y a en Suisse, malgré une proportion extraordinairement élevée d’armes à feu, pratiquement aucune utilisation abusive desdites armes, de sorte qu’un durcissement de la loi motivé par la prévention des abus ne peut à l’heure actuelle pas même trouver un début de justification.
 

3. Il contredit le fait que les interdictions générales d’acquisition d’armes à feu à usage commun prévues par la révision de la loi ne seraient pas justifiées quand bien même il existerait un problème réel lié à l’utilisation abusive de telles armes [personne n’accepterait une interdiction générale d’acquisition des fourgonnettes comme mesure pour empêcher même les abus les plus graves, comme ceux qui ont conduit aux massacres terroristes de Nice (juillet 2016), Berlin (décembre 2016) et Barcelone (août 2017)].
 

4. De par son contexte opportuniste, manifestement motivé par une tactique politicienne en vue de la votation, ce retournement est capable de nuire à la confiance des citoyens-électeurs envers les dirigeants politiques de leur pays.
 

Concernant la campagne de vote, la CIT demande pour toutes ces raisons au Conseil fédéral de s’abstenir de diffuser (davantage) de fausses affirmations sur la lutte prétendument «contre les abus» et, en rapport avec le débat sur le projet actuel, de revenir à une politique d’information plus fondée et factuelle. En particulier, il serait souhaitable sans délai de
 

• rompre avec la minimisation constante concernant les effets du durcissement de la loi (en réalité, les armes courantes seront interdites et, comme il n’existe aucun droit à quelque chose d’interdit – indépendamment des autorisations exceptionnelles promises – le citoyen perdra le droit d’acquérir et de posséder des armes communes)
ainsi que de
 

• renoncer au futur à passer sous silence le fait que la Suisse, dans le cadre de son association à Schengen, ne s’est pas soumise à une obligation de durcir radicalement son droit sur les armes ou d’introduire ce qu’on appelle l’obligation de prouver le besoin d’une arme.

Kontakt
Luca Filippini
Président de la CIT – Communauté d’intérêts du tir suisse
079 401 75 73 | info@eu-diktat-nein.ch

https://eu-diktat-nein.ch/fr/

1 A savoir le double attentat de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher (Paris, janvier 2015), le double attentat de la conférence pour la liberté d’expression et de la grande synagogue (Copenhague, février 2015), l’attentat déjoué du train Thalys (nord de la France, août 2015) et les attaques de Paris du 13 novembre 2015.
2 Proposition de DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant la directive 91/477/CEE du Conseil relative au contrôle de l’acquisition et de la détention d’armes, p. 2.
3 P. ex. le CN Fridez (PS, JU), en tant que rapporteur de la commission de la politique de sécurité : « À la suite des attentats terroristes qui ont frappé de grandes villes européennes ces dernières années, la Commission européenne a présenté, le 18 novembre 2015, une proposition de modification de la directive de l'Union européenne sur les armes » (BO 2018 N 655), ou le CN Dobler (PLR, SG): «Die EU-Waffenrichtlinie wurde vor dem Hintergrund terroristischer Anschläge in Europa ausgearbeitet» (BO 2018 N 658).
4 La version du site internet qui était en ligne jusqu’à la fin janvier peut, à l’exception des images, être vue soushttps://web.archive.org/web/20181101080331/https://www.fedpol.admin.ch/fedpol/de/home/sicherheit/waffen/aktuell.html .
5 Proposition de DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL modifiant la directive 91/477/CEE du Conseil relative au contrôle de l’acquisition et de la détention d’armes, p. 2.

 

 

Karin Keller-Sutter, invitée de la RTS

 

La conseillère fédérale était, ce matin 19 février, l'invitée de la matinale la radio RTS La Première. Ce qui lui a permis de réitérer ses mensonges, sans la moindre hésitation: rien d'important ne change, les tireurs peuvent toujours tirer et les chasseuse peuvent toujours chasser.

Et la dame explique très sérieusement que puisque nous avons accepté les accords de Schengen, nous avons accepté de reprendre tout l'acquis législatif européen qui va avec.

Karin Keller-Sutter ment moins bien que la ministre des affaires étrangères de l'époque, Micheline Calmy-Rey, qui affirmait tout aussi péremptoirement, qu'il n'était pas question de reprendre automatiquement le droit européen "Il n'y aura pas de reprise automatique de l'acquis futur de Schengen", avait-elle déclaré publiquement à l'époque. A l'époque, nous l'avions crue !

Aujourd'hui, Karin Keller-Sutter le martèle: nous avons accepté Schengen, nous devons accepter tout ce qui s'ensuit. Sinon, ce sera la fin du monde… la fin du tourisme, la fins de l'économie, la fin de la sécurité et une avalanche de demandes d'asile.

Personne ne semble lui poser les questions qui s'imposent:

- Qu'est-ce qui empêche la Suisse de reconnaître le visa Schengen, même sans en faire partie ?
- L'Europe peut-elle se permettre d perdre le marché suisse ? En 2017, la Suisse a exporté en Europe pour 117 milliards de francs de marchandises. Elle en a importé pour 132 milliards
- Quelle différence pour la sécurité ? Grace au système d'informations de Schengen, la police suisse arrête en moyenne une personne par jour. Avant Schengen, les garde-frontières en arrêtaient 110 par jour (Swiss Info, février 2007).
- Quant à l'asile, pouvez-vous expliquer le mécanisme qui pourrait nous obliger à accueillir les réfugiés dont l'Europe ne veut pas ?

Micheline Calmy-Rey, en bonne socialiste genevoise mentait bien. Madame Keller-Sutter, vous mentez mal.

 

F.A.L. 19 février 2019
 

 

Les mensonges de Karin Keller-Sutter

 

Ce jeudi 14 février 2019 en conférence de presse, notre nouvelle Conseillère fédérale, Mme Karin Keller-Sutter (KKS pour les intimes) nous a gratifié d'un certain nombre de poncifs éculés sur la Suisse et les armes, et surtout d'un grand nombre de mensonges purs et simples.

1er mensonge :
« personne ne sera privé de son arme », « la révision ne remet pas en cause la tradition suisse du tir ».

Pourquoi diable modifierait-on une loi si elle ne change rien ? La réponse est dans la question. Cette loi change beaucoup plus de choses que ce que notre Conseillère fédérale prétend.
Certes, dans un premier temps, les exercices fédéraux seraient maintenus. Mais les directives européennes sont révisées tous les 5 ans. Si le peuple devait accepter la transcription de cette directive 17/853 dans le droit suisse, il conviendra de reprendre toutes les autres. Le prochain durcissement est programmé pour 2022, et il ne fait aucun doute qu'à cette occasion l'UE balayera toutes les « concessions » qui auront été faites dans la directive 2017. De fait, l'interdiction des armes semi-automatiques est non seulement prévue, mais également l'introduction de tests psychologiques, des limitations en termes de nombre d'armes et de cartouches et toutes les chicaneries administratives que connaissent nos voisins.

2e mensonge :
« la révision améliorera la sécurité ».

Les criminels par définition, ne respectent pas les lois. La Suisse est le 3e pays le plus armé au monde, mais aussi le plus sûr. La mise en place de toute forme de prohibition entraîne automatiquement des effets pervers, qui vont à l'encontre du résultat souhaité. Une loi plus restrictive ne pénalise que les honnêtes citoyens, et crée au final plus d’insécurité : le marché noir et tous ses trafics se développent.

3e mensonge :
« le système d'information Schengen est indispensable ».

Ce fameux SIS fonctionne très mal. Dans certains cantons il a fallu des années pour que la collaboration avec les polices étrangères soit au mieux « satisfaisante ». Et il reste la question fondamentale de savoir comment nous faisions avant. Faut-il croire que les services d'Interpol ou d'Europol ne fonctionnaient pas ? On notera que cette collaboration est toujours très imparfaite : il suffit de rappeler ces employés de l'aéroport de Genève pour lesquels la France refusait de livrer des données. S'il est bon dans certains cas de respecter les droits de la personne, que penser de cette « coopération » qui fait qu'un aéroport suisse peut potentiellement engager des islamistes ?

On nous dit également que « grâce au SIS, la police suisse arrête en moyenne une personne par jour ». Les rares chiffres en notre possession nous montrent que les garde-frontières en arrêtaient 110 par jour (source: www.swissinfo.ch/fre/explosion-des-arrestations-aux-frontières-suisses/257124 ). Que penser d'un système que l'on nous vend comme parfait et indispensable, mais qui est 100 fois moins efficace que de simples contrôles aux frontières ?

4e mensonge :
« la directive rendra plus difficile l'accès aux armes susceptibles de faire beaucoup de victimes ».

Les armes qui font le plus de victimes sont celles des terroristes. Il s'agit d'armes automatiques illégales, issues de trafic, et surtout déjà interdites. En pratique, la loi prévoit de limiter les chargeurs des armes longues semi-automatiques à 10 cartouches, respectivement 20 pour les armes de poing. Et de passer ces armes dans la catégorie des armes interdites, celles qui nécessitent un permis d'achat exceptionnel (PAE), délivré au bon vouloir des polices cantonales, ce qui surtout oblige le propriétaire de ce type d'arme à se soumettre à tous les contrôles décidés par les autorités.
Il est évident que seuls les honnêtes citoyens seront pénalisés par ce surcroît de travail administratifs, et par des frais supplémentaires.

Depuis le 13 novembre 2015, toute la presse nous ressasse ces « armes semi-automatiques comme celles utilisées lors des attentats de Paris ». C'est là aussi faux : les terroristes ont utilisé des armes automatiques (full-auto), pas des semis. Il faudrait donc interdire les semi-auto parce qu'à Paris des armes full-auto (de toute façon interdites) ont été utilisées.
C'est bien dans la lignée de cette société ultra sécuritaire qui voudrait qu'on limite les autoroutes à 60 km/h pour tout le monde, parce qu'on y a vu un jour un chauffard à 200 km/h.

Bref, cette loi ne concerne ni les criminels, ni les terroristes, elle est mensongère, inutile, spoliatrice et dangereuse.

5e mensonge :
« des dispositions sont prévues pour les collectionneurs et les musées ».

La loi prévoit de faire des exceptions, mais personne ne sait encore lesquelles. Les juristes de la Fedpol pourront proposer n'importe quoi dans l'Ordonnance, et il sera trop tard pour se plaindre d'avoir été trompé. Il est probable que les modalités d'application varieront selon les cantons. Si le petit collectionneur ne devra peut-être pas tout-de-suite s'acquitter de 20 fois fr. 150.- pour 20 armes semi-automatiques, comment feront ses héritiers ? Des collections entières risquent de perdre énormément de valeur marchande, voire de disparaître. C'est un facteur de plus qui pourrait bien pousser certains à passer dans l'illégalité.

6e mensonge :
« rien ne changera pour les chasseurs ».

Comment peut-on l'affirmer, puisque personne ne peut dire quelles interdictions supplémentaires figureront dans la directive 2022 ? Dans 3 ans, il est plus que probable que les chasseurs subiront un certain nombre d'interdictions et seront touchés de plein fouet.


Le Conseil fédéral avait affirmé en 2005 lors de la votation sur Schengen qu'il n'y aurait pas de durcissement. Mais 14 ans plus tard, on doit bien constater qu’il nous a menti. Au vu de ce qui précède, nous n'avons aucune raison de penser qu'il cesse de nous mentir. Pire : il nous promet des choses sur lesquelles il n'a aucun contrôle.

A ce stade, il convient de détailler certains aspects techniques de la loi :

- le premier point qui pose problème, c’est l’enregistrement rétroactif de toutes les armes. D’abord parce que c’est anticonstitutionnel, le peuple l’avait refusé le 13 février 2011. Cela peut paraître anecdotique, mais c’est un changement fondamental du statut de l’arme : elle devient potentiellement confiscable. Le propriétaire n'est plus que détenteur, provisoirement, de ce qui était jusque-là son bien. Il n’ose la détenir que tant qu’il est en mesure de l’utiliser. C'est la fin du droit de propriété, et c'est une première. Que les propriétaires de maisons se posent la question : et si l'état décidait de confisquer les maisons des personnes lorsqu'elles ne peuvent plus y habiter ? Ne rigolez pas : on y arrive, entre les frais des homes à payer et les nouveaux migrants à loger.


- le 2e point, c’est cette obligation de prouver une pratique régulière du tir ou d’adhérer à un club. Cela va à l’encontre de la liberté d’association, pourtant garantie par la Constitution. La Fedpol gouverne par ordonnance, ce qui lui permettra de durcir à loisir les conditions.


On l'a vu avec le permis de port d'arme. Un droit citoyen est devenu au fil des ans un privilège, et n’est pratiquement plus jamais accordé. Même un bijoutier attaqué à de multiples reprises se l'est vu refusé.
- 3e point : rien n’est réglé pour les collectionneurs et les armes anciennes. Combien de Vetterli, combien de Schmidt-Rubin 1889, des armes pour lesquelles il n’existe plus de munitions depuis un siècle, traînent chez les particuliers ? Ces souvenirs des ancêtres devront être déclarés dans les 3 ans. Celui qui aura cru bon de respecter la loi devra prouver ensuite qu’il pratique régulièrement le tir (avec une arme qui ne tire pas !), faute de quoi des confiscations suivront. Les mondialistes s’attaquent directement à notre histoire, à nos souvenirs et à notre devoir de mémoire.


- 4e point : le passage des armes semi-automatiques dans la catégorie des armes interdites va obliger leurs propriétaires à demander des PAE. Outre l’énorme travail administratif, ce sont des taxes qui vont être perçues, des armes qui perdent de leur valeur, et autant de risques que des armes « disparaissent » pour qu’elles ne soient pas un jour confisquées. L’augmentation du marché noir et de la criminalité est programmée.


- 5e point : l’application de la directive va obliger la Suisse à fournir toutes les données en rapport avec les armes pour alimenter le SIS. Donc les polices de 29 pays vont connaître l’état exact des stocks d’armes chez les particuliers. Ces pays pourront discriminer sélectivement les propriétaires d’armes lors de contrôles aux frontières par exemple, et ces données circuleront très librement. Pour rappel, un certain nombre de ces données ont été piratées en 2012 au Danemark. Le SIS amène peut-être plus de sécurité, mais pour qui ? Parmi les pays qui ont accès au SIS figurent la Roumanie, la Hongrie, la Grèce ou la Bulgarie par exemple, que Tansparency.org classe entre la 61e et la 77e place, alors que la Suisse est 3e des pays les moins corrompus.

- 6e et dernier point : avec la capacité des magasins, l’UE s’attaque – comme par hasard – directement aux armes les plus utilisées par la grande majorité des tireurs helvètes, à savoir nos fusils d'assaut 57 (24 cartouches) et Fass90 (30 coups). La directive impose de brider ces armes avec des chargeurs de 10 coups. Outre que ces chargeurs 10 coups ne sont pas encore répandus et qu’ils risquent d’être très chers, force est de constater que les terroristes ont 30 coups dans les magasins de leurs Kalachnikovs (non déclarées...). Pourquoi le brave citoyen, dernier rempart contre la barbarie, devrait-il être pénalisé ? Quelle est donc la logique perverse de ces « élites » européennes qui ont décrété qu'il fallait accorder un avantage tactique aux terroristes ?

Passons sur la situation chaotique des lois nationales sur les armes dans l’UE. Fait symptomatique, la Cour de justice de l’Union européenne doit encore se prononcer au sujet d’une plainte de la Tchéquie. Ce pays a une industrie armurière qu’elle défend, et autorise le port dissimulé. Les citoyens honnêtes qui en font la demande peuvent porter une arme chargée sur eux, à condition qu’elle ne soit pas visible. Cela semble impensable ? Pourtant, jusqu’en 1995 dans toute la Suisse et même 1999 dans 14 cantons, le port d’arme était entièrement libre, et notre pays n’était pas à feu et à sang.

Bref, pour en revenir à la Tchéquie – qui est soutenue par la Pologne – pourquoi la Suisse devrait-elle faire le forcing pour mettre en œuvre cette directive, alors qu’une décision de justice est pendante ?
En conclusion :

Mme Keller-Sutter a beau clamer que « personne ne devra rendre ses armes ». Si personne ne sera désarmé dans l'immédiat, tout est mis en place pour qu'un pouvoir centralisé fort, national ou international, dispose à l'avenir de toutes les données nécessaires pour désarmer l'ensemble de la population.

L'Europe s'est construite contre la volonté des peuples. Que ce soit les Danois en 1992 et en 2000 (Maastricht et l'euro), les Français et les Hollandais en 2005 (Constitution), les Grecs en 2015 (sortie de l'euro), les Irlandais en 2001 et 2008 (traités de Nice et de Lisbonne), ou les Suédois en 2003 (euro), les rares citoyens qui ont pu s'exprimer démocratiquement ont refusée de rejoindre l'Europe. Ces volontés populaires ont été ignorées (référendums consultatifs), et trois fois (Hollande et Irlande), les citoyens ont dû revoter jusqu'à ce que le résultat corresponde à celui voulu par les « élites ». Après c’est fini, on ne vote plus.

Il serait souhaitable que la Suisse reste à l'écart de ces « démocratures ». La meilleure façon de s'en assurer, c'est de refuser la nouvelle loi sur les armes telle que la propose le Conseil fédéral. Parce qu'en définitive, le sujet n'est pas de savoir si on « aime » ou non les armes, si on souhaite en posséder ou non, mais bien si d'obscurs fonctionnaires à Bruxelles peuvent désormais pondre des lois que la Suisse sera obligée de reprendre, au titre des acquis de Schengen et de ces « échanges de notes ».

La réponse le 19 mai doit être non. Sinon, à la suite de la directive 17/853 sur les armes, nous serons obligés de reprendre nombre de textes dans tous les domaines. Ce qui aboutira à aligner le droit suisse sur le droit européen. Les prochaines victimes de cette marché forcée vers l'UE seront les salaires, les banques cantonales, les budgets de l'aide sociale, les chômeurs, le droit d'asile, les transports et même la nourriture (étiquetage des denrées par exemple). Saviez-vous que sous pression de la France, il est interdit d'indiquer le mode d'abatage sur les étiquettes ? Les Européens ne peuvent choisir s’ils veulent acheter de la viande hallal ou non !

Être contre la violence et contre les armes est bien dans le ton de cette époque où on se cache les yeux pour ne pas voir la réalité. Quelle est cette réalité ? Certains pays d'Europe sont au bord de la guerre civile. La France a un tel taux d'agressions, de home jackings et de violence que, statistiquement, 45 états des États-Unis connaissent moins de violence que la France.

Le jour où cette violence débordera nos frontières (les exactions des samedis soir se constatent surtout à Genève et à Bâle, comme c’est bizarre !), tous les braves bobos qui sont aujourd’hui contre les armes souhaiteront en avoir une. En cas de crise grave, la meilleure et la plus douce des mères sera capable de tuer pour donner un quignon de pain à son enfant.

Être contre la violence et contre les armes en temps de paix est aussi courageux que d'être végétarien entre les repas !

 

Jeferson, www.NoGunsNoPlanes.ch , février 2019
 

 

La presse aux ordres

 

Dans la Tribune de Genève, hier, la journaliste Lise Bailat s'effarait de la clairvoyance de la nouvelle conseillère fédérale, Karin Keller-Sutter, qui ouvrait la campagne pour sa loi inique sur les armes.

La dame revenait sur la directive européenne chargée de lutter efficacement contre le terrorisme, sans relever que la conseillère fédérale avait "oublié" le terrorisme. Cette révision légale est là pour lutter contre la violence armée en Suisse, a-t-elle expliqué, ainsi que contre le marché noir.

"Personne ne sera privé de son arme", assure Karin Keller-Sutter. Ni les militaires, ni les chasseurs, ni les tireurs… bien sûr. Seules quelque 200'000 armes seraient concernées, car la Suisse en compte à peu près 2 millions (inutile d'essayer de rappeler à une journaliste béate que 2 millions d'arme est une estimation ridicule, 3,5-4 millions seraient plus réalistes).

Lise Bailat reconnaît, avec la conseillère fédérale que la lutte contre le terrorisme n'est plus d'actualité (alors que c'est le thème unique de la directive européenne que nous sommes censés adopter). Non, il s'agit maintenant de lutter contre le marché noir et l’utilisation abusive des armes. Deux fléaux qui - à l'évidence - rendent la Suisse un pays où il ne fait pas bon vivre.

Mais Karin Keller-Sutter enchaîne - et la journaliste la suit pas à pas: L'enjeu sécuritaire n'est pas celui des Suisses qui tirent dans les rues de Berne comme naguère Serbes, Croates et Bosniaques dans celles de Sarajevo. Non, l'enjeu sécuritaire, c'est la disparition automatique des accords de Schengen et Dublin.

Une catastrophe sécuritaire pour la Suisse, qui dépend tellement de la France, de l'Allemagne et de l'Italie pour la sécurité de ses citoyens. Le policier suisse standard ne saurait procéder à l'arrestation d'un "Lyonnais", d'un "Allemand à moustaches" ou d'un "Lombard slavophone", sans consulter le fichier SIS des criminels européens. Sauf que, dans la réalité, le policier suisse standard n'a pas accès à ces renseignements… ou si difficilement que cela ne vaut pas la peine de se lancer. En revanche, les policiers français, allemands ou italiens sont parfaitement renseignés sur le fait que Meyer, Bolomey ou Bernasconi possède un pistolet (qui peut accepter un magasin - chargeur aujourd'hui -de plus de 20 coups).

La journaliste continue en citant René Bühler, directeur suppléant de Fedpol. Selon lui, les policiers suisses interrogent 300'000 fois par jour la base de données européenne et, grâce à elle, font une arrestation quotidienne (d'un dealer nigérian ?).

En fait, Karin Keller-Sutter craint la chute de Schengen sur le plan économique. " Je n’ai pas le
sentiment que l’UE est aujourd’hui d’humeur à négocier", dit-elle. Mais là aussi, a-t-elle - et la journaliste avec elle - étudié le dossier ? En 2017, la Suisse a exporté en Europe pour 117 milliards de marchandises. Elle en a importé pour 132 milliards. La Suisse officielle craint la disparition de ce marché. L'Europe peut-elle se le permettre (statistiques fédérales de 2017) ?

Les frontaliers français, allemands et italiens qui travaillent en Suisse sont près de 316'000 (statistiques fédérales de 2017) La France, l'Allemagne et l'Italie sont prêtes à nourrir 171'200, 61'600 ou 72'660 chômeurs de plus. Pour l'Autriche pas de problème: seulement 8'200 frontaliers.

Et on termine en citant les milieux économiques. Selon eux, les touristes chinois ou indiens ne pourraient plus venir en Suisse et cela coûterait entre 200 et 530 millions de francs par an. Personne n'a pensé à accorder l'équivalence suisse pour un visa Schengen ? Le touriste chinois ou indien avec son visa Schengen pourrait ainsi entrer et sortir de Suisse sans problème.

Quant à Dublin, sans cet accord, impossible de renvoyer les requérants d’asile qui ont déjà déposé une demande dans un autre pays. Surcoût estimé sur sept ans: 2 milliards de francs ! Mais, avec ou sans cet accord - et surtout sans - aucune obligation de les accepter !

Karin Keller-Sutter ment sciemment au peuple, car les seuls qui ont quelque chose à perdre, en cas d'affrontement avec l'UE, ce sont les grands marchands au service desquels elle s'est placée, tout en prétendant le faire pour son pays. La journaliste ? Soit elle ment avec le même aplomb que la politicienne, soit elle est juste assez bête pour son métier

 

F.A.L. 15 février 2019

 

 

Echange de lettre avec Karin Keller-Sutter

 

Madame Keller-Sutter a lancé hier la campagne pour le oui à la nouvelle loi sur les armes, avec les mensonges habituels. La nouvelle loi, que le Conseil fédéral persiste à appeler "loi révisée" définit selon elle toute une série de mesures pour lutter plus efficacement contre l’utilisation abusive des armes à des fins criminelles et le marché noir. Le terrorisme a disparu de l'argumentation. La directive européenne que nous sommes censés adapter porte pourtant exclusivement sur cette thématique, la lutte contre le terrorisme. " Cette directive n’est pas un paquet antiterroriste", dit-elle maintenant. Essayez de rester cohérente, Madame la conseillère fédérale. Ou alors admettez-le: jusqu'au 19 mai, vous allez dire tout et son contraire pour tromper le peuple que vous avez juré de servir !

Voici l'échange de lettres que j'ai eu ces derniers temps avec Madame Keller-Sutter:

 

Frank Leutenegger
16, ch. de la Compelenaz
1608 Oron-le-Châtel
 
Madame la Conseillère fédérale
Karin Keller-Sutter
Bundesplatz 3
3005 Bern


Concerne: Votre prise de position, samedi 12 janvier, au sujet de la loi fédérale sur les armes

Oron-le-Châtel, le 14 janvier 2019

Madame la Conseillère fédérale,

Je viens de lire dans la presse votre prise de position sur la révision de la LArm que veut nous imposer l'Union européenne. Vous avez affirmé que personne ne serait désarmé. "Pour l'instant" a commenté un lecteur.

Le déplacement d'un grand nombre d'armes - possédées jusqu'ici sans problème et librement par des milliers de citoyennes et citoyens honnête - de la catégorie d'armes soumises à autorisation à celle des armes interdites, c'est du désarmement !

Mes enfants, mes petits enfants devraient obtenir une autorisation exceptionnelle s'ils veulent hériter de certaines de mes armes. Or cette autorisation exceptionnelle est loin d'être automatique. Plusieurs bureaux cantonaux de police rechignent à les accorder. C'et du désarmement !

En outre, vous avez certainement réalisé que le droit européen en la matière ne cesse d'évoluer. On parle de nouvelles mesures dans des intervalles de 5 ans. Pour 2024, certains députés européens veulent faire totalement interdire la obsession d'armes semi-automatiques. Serez-vous alors prête à défendre les citoyens suisses, comme le prétendait officiellement votre parti, naguère, ou allez-vous nous expliquer que pour sauver Schengen,, il nous faudra renoncer à ce type d'armes ? Après tout, une arbalète doit suffire… en attendant son interdiction dans quelques années.

Madame la Conseillère fédérale, sachez que nous n'avons rien de particulier contre l'Union européenne. Notre démarche vise seulement à protéger notre liberté. Liberté individuelle et liberté de notre pays.

En vous priant d'agréer, Madame la Conseillère fédérale, l'expression de ma très haute configuration.

 

Réponse:

La cheffe du Département fédéral de justice et police DFJP

Berne, le 1er février 2019

Monsieur,

Votre lettre du 15 janvier 2019 m’est bien parvenue. Je vous en remercie et prends acte des
considérations que vous y développez.

Je peux néanmoins vous confirmer que personne ne va être désarmé, et que la révision de la législation sur les armes ne menace absolument pas les événements traditionnels tels que le tir en campagne ou les compétitions de tir sportif. Les modifications apportées à la législation sur les armes ne sont que ponctuelles. Les personnes qui souhaitent acquérir une arme semi-automatique devront simplement prouver qu’elles pratiquent régulièrement le tir. Et les armuriers devront signaler les transactions qu’ils effectuent. Ces mesures renforcent la sécurité intérieure de la Suisse, ce qui profite à toutes les citoyennes et a tous les citoyens.

Un refus de mettre en œuvre dans le droit suisse la directive de |'UE pourrait cependant provoquer la fin de la participation de la Suisse au système de Schengen et de Dublin, entrainant des dommages de plusieurs milliards de francs pour notre économie. Sans oublier que la coopération au titre de Dublin revêt aussi une importance centrale pour la Suisse en matière d’asile et de sécurité. Les criminels ne font pas cas des frontières nationales. La nouvelle réglementation permettra ainsi de renforcer le partage d’informations au sein de l’espace Schengen.

Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral et le Parlement recommandent d’accepter les modifications apportées à la législation suisse sur les armes. Comme vous le savez peut-être, la Communauté d’intérêt du tir suisse a saisi le référendum contre la mise en œuvre de la directive de l’UE dans le droit suisse. Si le référendum aboutit formellement, le peuple se prononcera le 19 mai 2019.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Karin Keller-Sutter
Conseillère fédérale


On remarquera qu'elle ne répond absolument pas à ma lettre, que ce soit sur la transmission par héritage ou sur les adaptations futures du droit.

Voici donc ma seconde lettre:

Madame la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter

Concerne: Votre aimable réponse du 1er février.

Oron-le-Châtel, le 6 février 2019

Madame la conseillère fédérale,

Je constate que, comme tous les PLR, vous avez eu la sauvegarde de Schengen comme objectif prioritaire. Cependant, en tant que cheffe du Département fédéral de justice et police votre rôle n'était pas celui-là. Il était de veiller à ce que les citoyennes et citoyens suisses aient la meilleure loi possible.

Vous dites que la nouvelle règlementation "permettra de renforcer le partage d'informations". En quoi ? Il n'en est absolument pas question dans la loi. Et quand vous écrivez que "les criminels ne font pas cas des frontières nationales", peut-on vous faire remarquer qu'ils en font encore moins cas, quand elles sont ouvertes.

Il n'est pas difficile de constater que cette loi, qui ajoute tout une série de tracasseries inutiles, pour les gens honnêtes, ne modifiera pas d'un iota la situation sécuritaire en matière de terrorisme. D'ailleurs, on ne cesse de nous rabâcher qu'il ne s'agit que d'adaptations minimes et ponctuelles. En revanche, elle aura un impact énorme sur tous les propriétaires d'armes de ce pays, avec à la clé, une obligation d'association, très discutable en droit (sans parler d'un permis d'acquisition d'armes qui passe de 50 à 100 francs. Mes héritiers devront débourser une somme considérable, s'ils ne veulent pas être spoliés).

En vous préoccupant de la pérennité d'accords servant les grandes compagnies et non des intérêts des citoyens suisses dans le domaine qui devrait être le vôtre, vous commettez, aux yeux de nombre de citoyennes et citoyens une véritable trahison. Ce sentiment renforce chez nous la conviction qu'en automne prochain, il faudra tout faire pour couler les candidats du PLR, du PDC et du PBD.

Il est regrettable qu'on en arrive là dans ce pays qui était naguère celui du consensus. Mais avec bien d'autres, j'estime que la liberté n'est pas négociable, car, si elle l'était, elle ne serait plus liberté.

Veuillez agréer, Madame la conseillère fédérale, l'expression de ma haute considération.

 

Il n'y a - bien sûr - plus eu de réponse de sa part. Et en ce qui nous concerne, il ne nous reste plus qu'à lui montrer, le 19 mai, qu'elle se trompe lourdement, en considérant les citoyennes et citoyens suisses comme des imbéciles. Le 19 mai, ce sera NON !

 

F.A.L. 15 février 2019

Communiqué du DFJP
https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-74006.html
24 Heures
https://www.24heures.ch/suisse/prive-arme/story/20331629

 


Quelques liens à partager

 

1. L'action de PROTELL, qui a obligé la justice neuchâteloise à… rendre la justice ! Et à rendre leurs armes à deux jeunes gens, qui avaient commis le crime… d'accomplir leurs tirs obligatoires.

https://www.protell.ch/assets/medias/Communique_14.02.19.pdf

2. Un rappel: le Conseil fédéral cherche à nous imposer une loi inique au nom de l'obligation de reprendre le droit européen. Un mensonge, comme le rappelle ce petit film.

https://www.youtube.com/watch?v=cKlF28iCAz0&feature=youtu.be

3. Un autre rappel: la protection des salaires, que l'Union européenne veut nous faire abandonner.

https://www.youtube.com/watch?v=l9YGhpTPtuc

Rappelons que l'accord-cadre que voudrait tant signer le Conseil fédéral * comporte impérativement, selon Bruxelles un renoncement à la protection des salaires des travailleurs suisses. Comme d'habitude, on nous jure que la reprise du droit européen ne serait pas automatique. On sait ce qu'il en est.

 

F.A.L. 15 février 2019

*mais dont l'UE ne veut apparemment plus
 

 

 

Pauvre Karin Keller-Sutter

 

La procédure de consultation portant sur l'Ordonnance accompagnant la nouvelle loi se termine aujourd'hui et la conseillère fédérale Karine Keller-Sutter, en charge du DFJP, s'apprête à lancer, dès demain, la campagne pour faire passer le paquet LArm-OArm.

Mais ce jour de fête des amoureux ne sera sûrement pas un cadeau pour elle. Car - le Blick nous l'apprend aujourd'hui - tout le monde ne bée pas devant les projets qu'elle a hérités de Simonetta Sommaruga.

En effet, selon le Blick, un premier aperçu des opinions des cantons montre que la popularité de la nouvelle ordonnance sur les armes n'est pas certaine et que les critiques sont sérieuses.

Schwyz et la Thurgovie, par exemple, rejettent carrément l'ordonnance: un projet "incompréhensible", "impraticable" ou "totalement hors de la réalité". D'autres cantons acceptent la nouvelle OArm, à contrecœur, pour ne pas mettre Schengen en péril. C'est le cas d'Appenzell AI, de Lucerne ou de Zurich.

Mais que le refus soit catégorique ou nuancé, que la soumission soit totale ou à regret, les cantons dont on connaît la position sont unanimes sur un point: il faudra un effort bureaucratique supplémentaire, qui va coûter cher, très cher, à tous les acteurs concernés, autorités cantonales, sociétés et particuliers. Et ces frais ne valent pas la chandelle, selon nombre d'entre eux.

D'autres critiques, parmi les plus fréquentes, concernent le marquage des composants essentiels de l’arme, le contrôle difficile des nouvelles exigences sur le tir ou la description manquante de ce qu'est en réalité un collectionneur d’armes.

En bref, pour faire plaisir à l'Europe, le Conseil fédéral a pondu deux monstres (LArm et OArm) et pour satisfaire les puissances de l'argent, il est prêt à toutes les bassesses pour nous l'enfoncer de force dans la gorge.

Honte à lui ! Le 19 mai, nous dirons NON et il perdra !

 

F.A.L. 13 février 2019
 

 

26 cantons en 28 phrases

 

Il vaut la peine de revenir sur la procédure de consultation de cette loi inique que le Conseil fédéral veut nous imposer (il est facile de dire que c'est l'Europe. C'est une manière d'évacuer le fait incontestable que cette loi est proposée par le gouvernement suisse et acceptée par presque tous les partis).

Les cantons suisses ont répondu à la procédure de consultation:

1. Appenzell AI: projet vraiment utile, alors qu'il entraîne un surcroit de travail conséquent ? la loi actuelle suffit.

2. Appenzell AR: une fausse solution, alors que la loi actuelle suffit.

3. Argovie: le canton est en principe d'accord, mais ne comprend les histoires de capacité de chargeurs.

4. Bâle-Campagne: craint la surcharge de travail administratif; le projet devrait être amélioré.

5. Bâle-Ville: feu vert ! le gouvernement canton approuve le Conseil fédéral à 100%; en outre le projet tient compte de la tradition du tir suisse.

6. Berne: le gouvernement soutient les objectifs (lutter contre l'usage abusif d'armes et pour la sécurité publique), mais craint le fardeau administratif que représenteraient les contrôles; en outre qu'en serait-il des tireurs qui doivent interrompre le tir pendant un certain temps (maladie ou séjour à l'étranger) ?

7. Fribourg: soutient tout effort de lutte pour la sécurité et contre le terrorisme, mais le projet porterait un coup dur au tir hors service et entraînerait une charge de travail supplémentaire; un projet donc irréalisable.

8. Genève: un projet impossible à comprendre pour la population, qui entraînerait un réenregistrement de toutes les armes, projet rejeté par le peuple en 2011 et par le parlement en 2015.

9. Glaris: la loi actuelle est suffisante; projet à refaire.

10. Grisons: il faut adopter la loi, mais sous une forme plus pragmatique; en outre, la loi actuelle suffit.

11. Jura: aucune utilité, aucun effet réel sur le terrorisme, mais des frais élevés pour le canton.

12. Lucerne: on ne peut pas se permettre de dire non, mais cela coûtera vraiment cher aux cantons.

13. Neuchâtel: le projet de loi est inutile et irréalisable; il ne fait rien pour lutter contre le terrorisme.

14. Nidwald: le projet rate l'objectif; pas de meilleure sécurité, mais des tâches administratives inutiles en plus.

15. Obwald: rejet catégorique d'un projet inutile; la loi actuelle est suffisante et la sécurité n'en serait pas améliorée.

16. Schaffhouse: d'accord de reclassifier les armes, mais cela va entraîner beaucoup de travail.

17. Schwytz: aucun apport de sécurité, mais des contrôles et des coûts inutiles: en outre, les exigences pour les tireurs et les collectionneurs ne sont pas normales; enfin, le gouvernement schwytzois ne voit pas le danger pour Schengen.

18. Soleure: pour l'adoption de la directive, mais la mise en œuvre ne convainc pas; en outre les contrôles entraîneraient une surcharge de travail administratif.

19. St-Gall: un projet qui ne tient pas assez compte de la relation entre le citoyen et l'Etat; en outre, la charge administrative serait importante.

20. Tessin: le projet ne contribue en aucune façon à l lutte contre le terrorisme; il punit au contraire le citoyen qui possède légalement une arme.

21. Thurgovie: rejet complet, une solution ni mûre ni pragmatique, comme le prétend Berne; les changements proposés ne toucheront que des personnes qui sont légalement propriétaires d'armes.

22. Uri: soutient l'adoption de la directive, au nom de Schengen, mais se demande en quoi les terroristes en seront gênés; en outre la charge bureaucratique sera importante.

23. Valais: le projet de loi est inutile et irréalisable; il ne fait rien pour lutter contre le terrorisme.

24. Vaud: le canton est globalement favorable au projet (SSBR: Soyouz Socialist Vaudoise Republik - République socialiste populaire vaudoise).

25. Zoug: Oui, mais le tir sportif doit être mieux défini et l'effort administratif sera important.

26. Zurich: est-ce vraiment nécessaire ? la législation actuelle répond déjà aux exigences européennes.

Et les deux dernières phrases:

27. Bâle-Ville et Vaud, les deux cantons rouges soutiennent le projet du Conseil fédéral; Argovie, Lucerne, Schaffhouse, Soleure, Uri et Zoug se tâtent et manquent nettement d'enthousiasme; les 18 autres cantons disent NEIN.

28. Tous les cantons redoutent les charges administratives et les frais qu'entraînera la nouvelle loi;, alors que le Conseil fédéral prétend qu'ils seront minimes.

Le Conseil fédéral a-t-il tenu compte de l'avis des cantons ? Non. Il s'est comporté comme l'aurait fait un président français ou une chancelière allemande: on décide, ils n'ont qu'à suivre.

Il a ainsi montré non seulement son mépris du peuple qu'il est censé servir, mais aussi des cantons qui sont les vrais garants de a Confédération. Ce gouvernement ne mérite plus aucune confiance.

 

F.A.L 12 février 2019

Merci à la FST pour avoir fourni les données de cet article.
 

 

Petit doigt sur la couture du pantalon

 

Il y a une semaine, la Société suisse des officiers a apporté son soutien à notre combat contre la loi sur les armes que veut nous imposer le Conseil fédéral, au nom des seuls intérêts des grands marchands. Mais, le 8 février, la NZZ et le Tages Anzeiger se faisaient plaisir en annonçant que certains officiers se démarquaient et prônaient un oui à Schengen… euh, à la loi sur les armes. Pascal Vuichard, vice-président des Verts libéraux suisses et officier ((quel grade ?) souhaite mettre en place un contre-comité réunissant des responsables qui soutiennent le renforcement prévu de la législation suisse sur les armes. Et le nom de ce contre comité dit bien: "Ja zu Schengen". Les armes, ces officiers là s'en fichent. Le pognon, ça, c'est réel !

La défense de la Suisse et des Suisses n'entre donc pas en ligne de compte. Le fait, par exemple que les identités des propriétaires d'armes suisses (donc en particulier des soldats suisses) seront à la disposition de tous les pays européens ne préoccupe pas ces défenseurs de la nation. Juste le pognon…

Mais, comme l'explique dans le Blick le commandant de corps Philippe Rebord, chef de l'armée: "Il est clair que la révision est une contribution à la lutte contre l'utilisation abusive des armes".

C'est évident: le durcissement de la loi sur les armes va certainement inciter terroristes et bandits à renoncer à en acheter dans les armureries suisses, qualifiées naguère de supermarchés des armes par le conseiller fédéral Kurt Furgler (1924-2008).

Donc, nous devons nous taire et obéir. La Suisse sera ainsi un pays plus sûr… et surtout plus euro compatible. Nous pourrons faire baisser les salaires et les rentes des Suisses. Les inadaptés français ou allemands pourront s'inscrire à l'AI suisse et les chômeurs de ces pays toucher nos allocations (ce sont des projets qui existent en marge de l'accord-cadre avec l'UE).

Et puis, notre armée ne sera plus nécessaire, puisque l'Europe nous protègera !

 

F.A.L. 11 février 2019
 

 

Quelques réactions à la prise de position des officiers

 

Quelques réactions à la prise de position des officiers

Nous avons rapporté les réactions de la classe politique prétendue bourgeoise, qui estime que nos officiers sont un peu bêtes. La bêtise est dans quel camp ?

Voici quelques réactions - plus raisonnables - trouvées sur lesobservateurs.ch :

Maurice
Un grand merci aux officiers de mon pays !
J’en suis fier, et j’ai bien plus confiance en eux qu’en ceux qui confient leur avenir à Schengen.

Sandrine
Encore heureux ! L’armée sait très bien où est son avantage; un citoyen-soldat dans chaque maison serait le rêve de n’importe quel tacticien. il n’y a PAS de problème en Suisse avec les armes. Que les pays Schengen n’apportent pas leur faux-problèmes chez nous et balayent la m….. devant leur porte.

Dominique
Nos officiers sont donc patriotes et clairvoyants comme notre mythique héros Guillaume Tell dans le Wilhelm Tell de Schiller qui a dit: « Celui qui veut se frayer un chemin à travers la vie doit avoir une arme pour la défense et pour l’attaque. » … « Le bras me manque quand l’arme me manque. » Qu’attendent nos centaines de milliers de soldats de milice vétérans pour se réveiller, revivre, adhérer à PROTELL et voter pour l’initiative? Je rappelle que l’armée suisse avait plus de 600 000 soldats pendant la guerre froide, donc cela fait beaucoup de miliciens vétérans qui doivent voter.

Sergio
Excellente nouvelle, je suis ravi du soutien de la SSO.

Le 19 mai, votez Non a la loi sur les armes: inutile et dangereuse !

F.A.L. 8 février 2019
 

 

Appel à la gauche

 

Vous votez socialiste, vert ou ensemble-à-gauche. Rien à redire, même si je vote à droite.

Mais à vous, mes concitoyens de gauche, je voudrais rappeler certaines vérités.

L'accès des citoyens aux armes est une garantie de liberté. C'est ainsi que le pouvoir reste au peuple et ne passe pas aux oligarques.

Jusqu'à la fin du siècle dernier, la Constitution fédérale stipulait que les citoyens pouvaient faire usage de leurs armes, si le pouvoir leur faisait déni de justice. L'article constitutionnel a disparu lors de la révision de 1995 (en août, pendant les vacances).

Toute les restrictions du droit aux armes, dans le monde entier, ont été suivie de restrictions de liberté et, paradoxalement, de sécurité. Demandez aux Allemands survivants du 3e Reich!

Une citation, avant de terminer: "Il importe de faire immédiatement le nécessaire pour que tout le prolétariat soit pourvu de fusils, de carabines, de canons et de munitions" (Karl Marx / Friedrich Engels, adresse du Comité Central à la Ligue des communistes, mars 1850).

Pensez-y, quand il faudra voter pour ou contre la loi sur les armes que des élites pas toujours préoccupées du bien être de tous veulent nous imposer.

Après la loi sur les armes il y aura la protections (?) des travailleurs, face aux accords avec Bruxelles la protection de notre environnement, face aux camions européens qui DOIVENT traverser la Suisse. Ensuite il y aura les retraites (voir la France aujourd'hui), l'aide sociale que nous devrons accorder en priorité aux Européens, que sais-je encore…

 

L'Europe ne négocie pas, elle impose sa volonté
La Suisse s'est construite sur la notion de consensus
NON au diktat, NON à l'Europe conquérante !
 

F.A.L. 7 février 2019
 

 

Communiqué de la Chancellerie fédérale:
Aboutissement des référendums contre la RFFA et la directive sur les armes

 

Berne, 06.02.2019 - Les référendums contre la loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA) et contre l’arrêté fédéral relatif à la directive modifiée de l’UE sur les armes (Développement de l’acquis de Schengen) ont formellement abouti.

Le 17 janvier 2019 les comités référendaires ont déposé 61'381 signatures contre la loi fédérale du 28 septembre 2018 relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA). La Chancellerie fédérale a constaté, après vérification, que 60'749 signatures déposées sont valables.

Également le 17 janvier 2019, 125'692 signatures ont été déposées contre l’arrêté fédéral du 28 septembre 2018 portant approbation et mise en œuvre de l’échange de notes entre la Suisse et l’UE concernant la reprise de la directive (UE) 2017/853 modifiant la directive de l’UE sur les armes (Développement de l’acquis de Schengen). La Chancellerie fédérale a constaté, après vérification, que 125’233 signatures déposées sont valables.

Les deux référendums ont donc formellement abouti. Conformément à la décision du Conseil fédéral du 16 janvier 2019, les deux objets seront soumis au vote populaire le 19 mai 2019.

On peut relever que la gauche fait déjà des choux gras de son succès. Notre camp reste pour l'instant discret. Pourtant, ce succès est véritable. 125'000 signatures valables, contre 60'000 . Et en plus avec un taux nettement moins important de ratés: 632 mauvaises signatures pour le référendum fiscal, seulement 459 pour le référendum contre la LArm.

En Rugby, on dirait qu'un essai a été marqué. Reste à le transformer. NON, le 19 mai !

F.A.L. 6 février 2019
 

 

 

Officiers suisses : un NON unanime à la loi sur les armes

 

C'est un soutien important que reçoit le Comité référendaire. L'an dernier, les officiers semblaient divisés. Plusieurs sections ne voulaient pas mettre en péril l'accord de Schengen, ce qui est d'ailleurs la raison pour laquelle aucun parti de droite, hormis l'UDC ne s'est rebiffé.

Mais hier, les officiers de toute la Suisse ont été unanimes: c'est NON !

La Société suisse des officiers (SSO) apportera son soutien financier à la campagne et les sections seront libres de s'engager plus activement dans la campagne.

En prenant cette position, les officiers s'opposent frontalement à la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter (patronne du DFJP). C'est ce que soulève la NZZ dans son article d'aujourd'hui. Le journal ne relève pas qu'ils s'opposent sans doute aussi à leur ministre de tutelle Viola Amherd, conseillère fédérale en charge de l'armée.

Dans les partis bourgeois, la NZZ a pioché 2 réactions, celle du conseiller aux Etats PLR uranais Josef Dittli et celle de la conseillère nationale PDC Ida Glanzmann. Tous deux estiment que les officiers suisses sont un peu bêtes, puisqu'ils ne comprennent pas la signification profonde de Schengen.

Je crois que nous sommes en bonne compagnie. Bravo, Messieurs les officiers. Le 19 mai, ce sera NON !

F.A.L. 5 février 2019
 

 

Les génuflexions des artisans de l’USAM devant l’UE,
et leur président Jean-François Rime qui court deux lièvres à la fois

Traduction libre par « Exigences » du texte original en allemand intitulé „die EUkniefälligen GV-Gewerbler sagen ja zum Waffenrecht. –

Nationalrat J.F. Rime zeigt Rückgrat und sagt nein“ par Bruno Buchs, publié le 2.2.2019 sur www.liberalarms.ch



Dans son communiqué de presse du 30 janvier, la Chambre de l’Union des arts et métiers a recommandé de voter « oui » au projet de la nouvelle loi sur les armes.

Ce qui est intéressant, c’est de constater que Monsieur le Conseiller national J.F. Rime endosse le rôle de co-président du comité de référendum et lutte contre la nouvelle loi sur les armes.

Pas plus tard que hier, monsieur Rime a confirmé aux rédacteurs de LiberalArms qu'en tant que Conseiller national, il s’engagera pour le « non » à la loi sur les armes dans le cadre de la campagne.

Partisans et opposants du projet de loi sur les armes auront probablement de la peine à comprendre la logique : le président de l’USAM Jean-François Rime défend des positions inverses de celles que soutient le Conseiller national Jean-François Rime. Mettons que c'est probablement un signe que nos institutions fonctionnent puisque même le président d'une grande association peut rester fidèle à ses convictions sur une question politique. Ce mérite est probablement moins dû aux autres membres du Comité directeur de l’USAM qu'au Conseiller national Rime, qui fait preuve d’un certain courage dans cette affaire.

À l’USAM, aux artisans suisses qui promeuvent – en faisant des génuflexions devant l’UE – un diktat qui pénalise exclusivement les citoyennes et citoyens respectueux de la loi, sans améliorer la sécurité, nous disons qu’ils ne méritent pas que nous leur payons des prix bien plus élevés que ceux de leurs concurrents étrangers.

Nous nous demandons d’ailleurs avec qui ils veulent faire des affaires : avec le peuple suisse ou avec les bureaucrates de Bruxelles ?


Bruno Buchs,
LiberalArm
s
 

 

Nous sommes des hypocrites

 

Ce sont nos adversaires, en particulier economie(pas)suisse et son chantre principal, Jan Atteslander, membre de la direction d'economie(pas)suisse, qui l'affirment. Et ils n'ont pas tort, quand ils disent que ce ne sont pas nos armes que nous défendons, mais l'Europe que nous attaquons.

Ils ont raison, quand ils disent que les armes sont un détail (Atteslander dans un article sur le site d'economie(pas)suisse). Nous nous battons en partie pour nos armes, oui, mais d'abord pour la liberté !

Et l'Europe qu'ils encensent, c'est l'opposé de la liberté. Ce sont des règles imposées par des gens que personne n'a élus… sauf peut-être dans les salons privés de quelques grands marchands.

Vous avez raison, Monsieur Atteslander, ce ne sont pas vraiment nos armes que nous défendons, c'est la LIBERTE !

Cette liberté qui vous gêne pour mener vos affaires, cette liberté qui vous prive de cette main d'œuvre bon marché que vous rêvez d'asservir et de ce troupeau de consommateurs à tondre.

 

F.A.L. 3 février 2019
 

 

Les arguments de nos adversaires - les mauvais et les pires
2. Les pires

 

Les pires, car ils ne sont pas le fait de gens mal informés ou crédules, mais de personnes parfaitement au courant des conséquences de leurs actes. Des personnes qui sont prêtes à mentir, à l'échelon du gouvernement comme de l'économie pour faire avancer leur projets personnels.

Des projets qui tournent autour de Schengen, de a politique et du pognon.

Au niveau du Conseil fédéral d'abord, on a affaire à deux types de raisonnements. Celui des euro-turbos, Simonetta Sommaruga et Alain Berset, qui sont membres du nomes, l'organisation qui milite pour notre adhésion à l'UE. Pour eux, tout ce qui fait plaisir à Bruxelles nous rapproche du jour où nous entrerons enfin dans l'Union et comme dans la chanson de Gilles sur la Venoge, nous nous fondrons enfin dans le bleu de l'Europe.

Pour la plupart des autres membres du gouvernement, c'est le marché qui compte. Le marché de la globalisation, où les individus ne sont que des travailleurs à exploiter au mieux (pour leur propre bien, bien sûr) ou des consommateurs, à gaver de nouveaux produits (dont la durée de vie ne cesse de diminuer, pour nous inciter à nous "mettre à jour"), des consommateurs à pousser si possible vers un endettement qui les asservit .

Ce que veulent le grandes entreprises, ce n'est pas la prospérité de la Suisse, c'est leur prospérité à elles. Comme l'Allemagne a encouragé une immigration sans limite ni contrôle pour se procurer une main d'œuvre bon marché et docile (euh…), nos grands marchands veulent une main d'œuvre moins chère qu'elle ne l'est aujourd'hui, si possible une main d'œuvre captive, d'où l'encouragement général à l'endettement. Ainsi, ils espèrent prendre un contrôle vraiment total de l'économie.

C'est pour cela qu'ils n'hésitent pas à mentir en nous assurant que la souveraineté suisse n'y perdrait rien, que les mesures d'accompagnements survivraient à un accord-cadre, que rien ne change réellement dans la loi sur les armes (!).

Les mensonges les plus souvent lus et entendus:

- Mais non, la loi ne change rien pour les propriétaires d'armes.
- Mais oui, c'est un bon compromis.
- Mais non, les adaptations ne sont que mineures et sans conséquence réelle.
- Et puis attention ! Si le référendum passe la Suisse - donc les citoyens suisses - perdra des milliards, selon l'étude très fiable du Conseil fédéral.

Si la loi ne change rien, pourquoi la changer ? Parce qu'il faut faire quelques adaptations mineures, et qu'il s'agit d'un bon compromis pour assurer une meilleure sécurité ? cet argument de la sécurité est d'ailleurs systématiquement repris par economiesuisse, c'est-à-dire par des gens qui s'en fichent complètement.

Et tout cet argent que la Suisse… non que les Suisses perdront. Personne n'a vraiment vu la fameuse étude du Conseil fédéral. Et pour cause, elle avance des chiffres totalement fantaisistes, mais repris tels quels par les marchands.

Le gain sécuritaire de Schengen est estimé à 500 millions. Pourtant, ce gain sécuritaire me semble plutôt négatifs, avec le libre accès des criminels étrangers, qui entrent de plus en plus nombreux en Suisse, pour voler et casser. La population suisse ne s'attendait sans doute pas à ce bienfait de la libre circulation des personnes.

Schengen rapporte à l'économie suisse 530 millions de francs de recettes supplémentaires par an. Chacun a pu remarquer que les impôts les primes maladie et les prix ont baissé, grâce à ce demi milliard qui tombe dans nos caisses depuis une dizaine d'années et auquel s'ajoute ce demi milliard sécuritaire. En tout un bon milliard dont nous profitons tous les jours !

Quant l'accord de Dublin (sur les réfugiés), cela coûterait à la Suisse 1 milliard par an, si le référendum le faisait sauter.

Wouah ! De quoi avoir peur, quand on pense à ce milliard qu'on perdrait d'un côté et à cet autre milliard qu'il faudrait débourser !

On nous dit que le tourisme pâtirait, car les étrangers ne viendraient plus en Suisse avec un simple passeport Schengen. Pourquoi ? Rien n'empêcherait Berne de reconnaître un tel visa pour ces chers touristes, de même que tous nos travailleurs frontaliers seraient sûrement toujours accueillis, malgré la nouvelle fermeture des frontières. Et d'ailleurs la fameuse étude fantôme du Conseil fédéral ne s'est pas intéressée à ces frontaliers. Ces nouveaux chômeurs couteraient combien à la France et à l'Italie ? Nul doute que Paris et Rome trouveraient un moyen de nous convaincre de les laisser passer… même sans visa.

Mais ces chiffres tombés du ciel (non, du palais fédéral) sont martelés et le seront jusqu'au 19 mai par ces marchands qui peuvent y consacrer les millions qu'ils ne veulent pas verser à leurs employés, mais à leurs actionnaires. Ce sont exactement les arguments développés par exemple par Jan Atteslander, membre de la direction d'economiesuisse (qui n'a plus de suisse que le nom). Jan Atteslander qui est par ailleurs favorable sans restriction à l'accord-cadre, qu'importe la menace sur les salaires suisses.

Si nous perdons ce référendum, nous perdrons ensuite sur l'accord-cadre et la Suisse libre n'aura plus grande raison d'exister. En effet, nous serons alors entrés dans l'ère de la globalisation. Une grande époque dans laquelle l'homme libre n'a aucune place, remplacé par le consommateur-serviteur des marchands.

 

F.A.L. 1er février 2019

 

 

Les arguments de nos adversaires - les mauvais et les pires

1. Les mauvais

 

Les arguments de nos adversaires sont de deux genres:

• les arguments "bisounours", naïfs, facilement démontés, mais que la presse adore, et
• l'Argument économique, avec un grand A: Schengen.

Commençons par le plus simple, les bisounours

Sécurité

L'Union européenne veut améliorer la sécurité en Europe et en Suisse. Cette nouvelle règlementation est un plus sur le plan de la sécurité. Selon le commandant de la police neuchâteloise, Pascal Lüthi. "cette restriction sur les armes est tout à fait raisonnable, vu l'enjeu". "C'est une mesure qui a sa logique dans un milieu où on a affaire à des armes assez dangereuses," a-t-il récemment estimé, sur les ondes de la RTS.

La loi (suisse) issue de la directive de l'Union européenne (UE) veut officiellement lutter contre le terrorisme. Mais elle ne s'attaque qu'aux propriétaires légitimes d'armes.

Cet argument sécuritaire est carrément insultant pour toutes les citoyennes et tous les citoyens suisses qui possèdent une arme.

Vous n'avez pas d'arme ? C'est votre problème, mais ne venez pas me traiter de terroriste, juste parce que j'en possède une.

Suicide

Il est vrai qu'en Suisse, on se suicide volontiers avec une arme. Encore que… selon la statistique, la corde reste privilégiée, suivie de près par le train (et cette méthode de suicide est vraiment criminelle: pensez à la vie quasiment détruite du conducteur de train qui a roulé sur le suicidé). Et en plus, on ne compte même plus, en Suisse, le nombre de suicides assistés par des entreprises lucratives (Exit, Dignitas).

La Suisse est classée en 82e position sur la liste du taux de suicides par pays, la France est 17e, l'Autriche 19e. Le Japon, que nous citons volontiers en comparaison, car les armes sont interdites dans ce pays est 26e.

En réalité, le suicide en Suisse ne représente pas un problème réel et ceux qui se servent de cet argument sont des opportunistes assez méprisables (ce sont souvent les mêmes qui se font les champions du suicide assisté !).

Meurtre conjugal

Encore un fantasme de gauche, J'ai souvenir d'avoir eu un problème, dans les années 60, pour obtenir un permis d'acquisition d'arme. Les dernier délivré à Lausanne avait été pour un 6,35 utilisé par une femme pour tuer son mari infidèle.

Mais aujourd'hui on nous explique que 'Helvète mâle a tendance à occire sa femme (c'est toujours l'homme qui tue). Cela dit, quelles est la réalité ? A part les titres de la presse, quand un étranger (ou un Suisse récent) tue sa femme pour préserver son honneur, pas grand-chose.

Mais les égéries socialistes ne cessent de crier leur peur du mâle tueur qu'elles épousent.

Un conseil: restez vierges !

Criminalité

Tout le monde s'accorde pour convenir que la criminalité ne pose pas de réel problème en Suisse… sauf quand on y est directement confronté.

La criminalité n'existe pas mais, quand elle existe, il faut la laisser tranquille. Si on n'en parle pas du tout, elle n'existera pas du tout.

La police nous le dit: en cas de confrontation avec des criminels, ne résistez pas, faites tout ce que les méchants veulent. Donnez-leur votre argent, votre femme, votre fille. C'est ns tous les dépliants de police, dan ce pays où la criminalité n'existe pas.

Bon… et si je ne veux pas ? Et si je ne suis pas lâche au point de laisser un animal humain abuser de ma femme ou de ma fille ?

Selon les bisounours, je suis alors un dangereux "activiste" sans respect pour les droits d'autrui. Les miens, ceux de ma famille, bien sûr, n'entrent pas en ligne de compte.

Je reste persuadé, comme le dit d'ailleurs la loi, que c'est mon droit - et même mon devoir - de protéger ma vie et celles des gens qui m'entourent.

Terrorisme

Risque nul, nous dit-on d'un côté, risque réel selon (presque) les mêmes sources.

Si terrorisme il doit y avoir en Suisse (et pourquoi serions nous épargnés, à moins d'être complices ?), terrorisme il y aura. La question n'est pas de savoir si nous devrons subir un attentat, mais quand.

Lorsque les kalachnikovs parleront dans un rassemblement populaire, qui faudra-t-il poursuivre ? Le jeune égaré qui a perdu ses repères et qui s'est laissé radicaliser (mot très à la mode) ou le citoyen qui aura répliqué avec une arme légale et légitime… et qui aura sans aucun doute sauvé des vies (tous les rapports sur l'attentat du Bataclan, à Paris en décembre 2017, montrent que quelques personnes armées auraient pu interrompre le carnage et sauver des dizaines de vies) ?

Non… tous ces arguments bisounours ne tiennent décidément pas la route.

Schengen, la politique et le pognon, c'est là que se situe le débat. Nous y reviendrons. Ce sera l'article sur les pires…

2. Les pires (à suivre)

F.A.L. 31 janvier 2019

 

Ce qui nous attend

Une importante opération judiciaire a été menée, mardi 22 et mercredi 23 janvier 2019 par les parquets de Rouen et de Dieppe, en France. Elle visait à contrôler la situation de détenteurs d'armes de catégorie B comme des revolvers ou des fusils. C'est à l'origine la préfecture de Seine-Maritime qui a signalé la situation de plusieurs détenteurs d'armes dont les autorisations étaient périmées et pour lesquelles aucune demande de renouvellement n'avait été formulée.

L'opération a mobilisé 65 gendarmes, avec l'aide d'une équipe cynophile et des services de déminage. Au total, près de 60 situations ont été traitées : 48 armes de catégorie B ont été saisies, dont 20 pour n'avoir jamais fait l'objet de déclarations. Des munitions en grande quantité ont également été saisies par les forces de l'ordre.

À l'issue de cette opération, une personne a été placée en garde à vue et 19 autres ont été entendues sous le régime de l'audition libre.

Il s'agissait de collectionneurs connus des autorités, jugés dangereux, non pour leurs liens éventuels avec le banditisme ou le terrorisme, mais parce qu'ils s'étaient  soustraits au contrôle que doit conserver le pouvoir sur la populace. Des personnes jugées dangereuses, juste parce qu'elle possédaient des armes et non parce qu'elles planifiaient quoi que ce soit d'illégal.

Et c'est ce régime que la nouvelle loi sur les armes inspirée par la directive européenne va - à terme - introduire en Suisse. En effet, les tireurs et les collectionneurs devront, tous les 5 ans montrer patte blanche, avec une déclaration de tir pour les uns, un relevé de leur collection pour les autres. S'ils s'y dérobent (parce qu'ils ont été malades, absents ou simplement oublieux) On pourra leur envoyer 65 gendarmes et les chiens, pour les remettre à l'ordre et saisir leurs armes sans le moindre dédommagement. Et si une arme attire particulièrement l'attention des forces du pouvoir, paf ! … garde à vue. Scrogneugneu, faut montrer à Bruxelles qu'on ne plaisante pas avec ces dangereux individus.

Terroriste et criminels ? Une autre fois: eux ils sont réellement dangereux, alors…

Voila ce que Berne, la gauche et la droite des affaires (PLR, PC, PBD) veut nous imposer.

Demain, les lendemains qui chantent…

Nous dirons NON, Le 19 mai !

F.A.L. 30 janvier 2019

 

 

Le PDC choisit la trahison

 

Les démocrates-chrétiens soutiennent la loi révisée sur les armes, titrait hier la Liberté de Fribourg. Ils ont voté "oui" samedi à la révision de la loi fédérale sur les armes par 210 voix pour, 32 contre et 5 abstentions.

Le PDC a suivi les arguments de la conseillère nationale lucernoise Ida Glanzmann, selon qui le texte accroît la sécurité, étaye la participation de la Suisse aux décisions de Bruxelles et implique une charge minime pour les détenteurs d'armes.

Secrétaire général de l'organisation de tireurs Pro Tell et ancien président de la section PDC de Savièse (VS), Robin Udry a appelé en vain les délégués à voter "non" au texte, "car il frappe les fausses personnes".

Robin Udry a certainement plaidé sa cause avec toute la fougue possible, mais c'était perdu d'avance. Les arguments de Madame Glanzmann, aussi peu brillants étaient-ils, avaient déjà fait leur effet. Oh, pas la question d'une sécurité accrue, à laquelle je pense que la dame elle-même ne croit pas (ou alors le PDC est vraiment encore plus bas que je ne le pensais). Non, la participation de la Suisse aux décisions de Bruxelles. Ça, c'est quelque chose qui doit la faire baver, la dame, elle et les autres vendus à l'UE.

Quant à la "charge minime" pour les propriétaires d'armes", elle n'en a rien à fiche, comme tous les autres tristes personnages qui sont en train de détruire notre pays.

Je n'ai jamais voté PDC. Soyez assuré que ça ne me prendra jamais !

 

F.A.L. 27 janvier 2019
 

 

GastroSuisse européenne et anti-suisse

 

Dans un communiqué publié hier, 24 janvier, la plus grande association patronale de l’hôtellerie-restauration du pays, recommande de voter OUI à la mise en œuvre de la directive
européenne sur les armes.

Selon GastroSuisse, l'amendement est un compromis équilibré qui respecte la tradition du tir suisse. Un rejet, en revanche, signifierait la fin de la coopération Schengen/Dublin. Cela réduirait considérablement l'attrait de la Suisse en tant que destination touristique. Et le communiqué décrit la catastrophe que représenterait la fin des accords de Schengen. Un scénario digne d'un film catastrophe… et tout aussi fantaisiste. Selon GastroSuisse, Berne demanderait un 2e visa aux touristes munis du visa Schengen. On se demande pourquoi. Selon GastroSuisse, les contrôles européens à nos frontières entraîneraient des retards insupportables dans le trafic. On se demande pourquoi. Et tout cela coûterait à la branche touristique de 200 à 530 millions par an.

Les allégations de GastroSuisse reprennent presque sans modification celles d'economiesuisse, qui roule pour les grandes multinationales et se préoccupe avant tout des dividendes à verser aux actionnaires, sans penser un instant aux intérêts des citoyennes et citoyens suisses.

Avant la signature des accords de Schengen, la Suisse était un pays touristique… en léger déclin à cause d'un accueil déplorable, en comparaison avec les pays voisins, notamment l'Autriche. Ce qui a permis à la Suisse de remonter la pente, c'est un peu de travail, quelques sourires au lieu de la morgue habituelle, par exemple.

Le fait qu'un client chinois pouvait venir en Suisse depuis l'Allemagne ou l'Italie avec le même visa Schengen n'a rien à voir là dedans. Même sans Schengen, Berne aurait pu (et pourrait toujours) reconnaître le visa touristique délivré en Europe.

Et puis il faut le redire et le redire et le re-redire… le refus de la loi sur les armes inique que veut nous imposer notre gouvernement ne ferait pas automatiquement sauter nos accords avec l'UE. Il y a tant d'intérêts en jeu. Gastro et econo - pas très suisses - ne veulent voir que les intérêts suisses (ou plutôt multinationaux) menacés. L'Europe a aussi des intérêts en jeu et aurait de la peine à se passer de la petite suisse. Mais dire cela demande un certain courage que GastroSuisse n'a sans doute pas.

On attendra nos restaurateurs, quand ils protesteront contre le doublement de la TVA, pour s'aligner sur l'Europe (c'est dans le prochain bombardement, sur l'accord cadre). De toutes façons, nous n'auront plus assez de revenus pour les fréquenter et ils devront se contenter de la clientèle étrangère qui trouve déjà les bistros suisses un peu chers.

 

F.A.L. 25 janvier 2019
 

 

Message à l’assemblée générale de la SMTP
 


Lors de l'assemblée générale de la SMTP (Société militaire de tir au pistolet, affiliée à la FSTD, Fédération suisse de tir dynamique), samedi 19 janvier, Alain Baeriswyl a présenté quelques arguments en faveur du citoyen en armes:

Vous connaissez mes arguments.

“Les armes sont le symbole du pouvoir. Dans une vraie démocratie, le pouvoir est dans les mains du peuple. Donc le peuple détient les armes.”

“Le fusil appartient au citoyen car il est le pilier de la démocratie.”

“Etre un pacifiste entre les guerres, c’est comme être végétarien entre les repas…”

“Un homme désarmé ne peut que fuir devant le mal. Et le mal n’est pas vaincu en fuyant.” (Jeff Cooper)

“Le monde est rempli de violence. Comme les criminels ont des armes, nous, citoyens respectueux de la loi, devrions en avoir aussi. Sinon, ils gagneront, et les braves gens perdront.”

“La violence, la force brute, a réglé davantage de problèmes dans l’histoire que tous les autres facteurs confondus, et d’être d’une opinion contraire est au mieux un voeu pieux. Les sociétés oublieuses de cette vérité première l’ont toujours payé avec leur liberté et leur vie.”

Je peux vous citer Georges, Orwell, l’auteur de “1984”;

“Le char, le bombardier, la police d’état et l’armée sont les outils de la dictature. Le fusil est l’arme de la démocratie. Ce n’est pas pour rien que le revolver a été rebaptisé l’égaliseur. L’égalité implique la liberté. Et il en sera toujours ainsi. Espérons que nos armes resteront inutiles, mais n’oublions pas ce que le peuple a demandé avec le “Bill of right”. Un citoyen en arme est la première défense, la meilleure défense, et la défense finale contre la tyrannie.”

et

“Le fusil, le mousquet, l’arc et la grenade à main sont des armes démocratiques. Une arme complexe rend le fort encore plus fort, alors qu’une arme simple, tant qu’elle est disponible, donne des griffes aux faibles.”

Je peux même vous citer Gandhi :

“Je crois que quand il n’y de choix qu’entre la couardise et la violence, je recommande la violence”

Et ainsi de suite…

Avec notre armée de milice, nous répondons à ce besoin de sécurité, et de pouvoir entre les mains du peuple.

Notre culture du tir suisse, si particulière, garantit que nous puissions vivre pacifiquement avec un taux d’armes surprenant pour le reste du monde.

Par toutes les actions de formation que nous avons conduites, inspirées, financées, aidées, nous contribuons avec la SMTP à diffuser discrètement cette culture du tir, de la démocratie, de la responsabilité individuelle.

Le problème est qu’avec ce genre d’arguments, je prêche des convertis.

Comme les divers groupes de travail qui planchent sur la question depuis plus d’une année l’ont reconnu, la question n’est pas celle des convertis.

La proportion des gens favorables aux armes est d’environ 35 %… Il faut rallier 20 % supplémentaire à cette opinion.

La question n’est pas celle des opposants à la possession d’armes pour des raisons idéologiques.

C’est aussi pour que ces personnes puissent avoir une opinion différente de la mienne, que je sers, que nous servons notre pays depuis plus de trente ans.

Il est important, dans notre lutte contre le mal, que nous ne devenions pas le mal nous-mêmes.

J’avoue avoir de la peine avec les exaltés, les frustrés, les gens qui invectivent, qui fustigent, qui démolissent la partie adverse. Et ce quelle que soit leur opinion.

Je comprends la frustration de certains.

Mais ce n’est pas ainsi que nous obtiendrons l’appui des 20 % d’hésitants ou de ceux qui n’en ont cure.

Le problème est d’une part le comportement d’une partie d’entre nous. Pas à la SMTP, bien évidemment. Le comité veille à ce que les nouveaux membres soient éduqués.

“Sécurité, Modestie, Tenue, Politesse…”

Mais les “allumés”, si vous me permettez cette expression, nuisent à notre cause, la cause de la liberté.

Si nous perdons cette votation, nous deviendrons lentement et sûrement des "Avarnas", des intouchables, comme dans le système des castes hindoues.

Peu à peu, par des pressions ouvertes et indirectes, dans le discours public, dans la culture dominante, nous serons relégués vers le bas de la société.

Pour ceux d'entre nous dont c'est le métier, nous serons réduits à ce qui était nommé la "souillure militaire" dans la Chine ancienne.

Avons-nous vraiment envie de cela ?

Chaque débordement de “nos” allumés donne de la munition, si vous me permettez l’expression, à la partie adverse.

Parmi les gens les plus violents que j’ai eu l’occasion de côtoyer ont trouve fréquemment de soi-disant “pacifistes”. Ils ne sont pas pacifistes, ils ont juste peur de la violence physique. Ils attaquent verbalement et émotionnellement, abusent et dénigrent sans aucune hésitation. Et, pire, ils vont recourir à la violence physique par procuration. Ils vous dénonceront à la police si rapidement que vous en aurez la tête qui tourne.

L’idée de criminaliser les possesseurs d’armes est le fait de gens intolérants.

D’autres idées fusent, comme celle de faire pression sur les réseaux sociaux pour bannir les transactions et les ventes d’armes et de munition, fussent-elles parfaitement légales, etc.

Des exemples ? Voyez Facebook…

Je pourrais développer, mais tel n’est pas le propos aujourd’hui.

Au long terme, pour la partie adverse, l’idée est de rendre “suspecte” la simple possession d’arme.

Nous savons, pour citer David Atlan, que “Le droit aux armes ne passe ni par le sport, ni la collection, ni la chasse: toutes ces activités ne sont pas un droit ou un besoin naturel. Une fois le 'principe de besoin' établi, il sera restreint de plus en plus jusqu'à disparaitre. Le droit aux armes est fondamentalement lié à la liberté”.

Olivia de Weck, la nouvelle vice-présidente de PROTELL, dans Forum, il y a quelques jours, a bien résumé la position qui doit être la nôtre.

"Je ne possède qu'une arme d'ordonnance mais là n'est pas la question. J'ai des droits comme chaque citoyenne et citoyen de ce pays et je refuse qu'on me les restreigne pour de mauvaises raisons…:"

Liberté - car c'est de cela qu'il s'agit...

Ce n'est pas une votation pour ou contre les armes, c'est une votation pour sauver la démocratie et la liberté.

“L’ignorance reconnue, le refus du fanatisme, les bornes du monde et de l’homme, le visage aimé, la beauté enfin, voici le camp où nous rejoindrons les Grecs.” (Albert Camus)

Aujourd’hui, on veut nous faire croire que le patriotisme consiste à approuver tout ce que veut faire le gouvernement. Un vrai patriote défend la liberté et le peuple.

La Suisse n'a pas de problème avec les armes légales.

L’objet de cette votation, c’est la liberté.

Quelle sera la prochaine restriction ?

La possession d’une voiture de sport ?

Le ski hors piste ?

De toutes les tyrannies, la tyrannie exercée pour le bien de ses victimes est peut-être la plus oppressante. Il vaudrait mieux vivre sous des barons du crime que sous des fouineurs moraux tout-puissants. La cruauté du baron du crime peut parfois s’assoupir, sa cupidité peut à un certain moment être rassasiée; mais ceux qui nous tourmentent pour notre propre bénéfice le feront indéfiniment, car ils le font avec la bénédiction de leur conscience. (Lewis)

Les étiquettes politiques - telles que royaliste, communiste, démocrate, populiste, fasciste, libérale, conservatrice, etc. - ne sont jamais des critères de base.

Les êtres humains se divisent politiquement en ceux qui veulent être contrôlés et ceux qui ne le souhaitent pas.

Les premiers sont des idéalistes agissant pour le plus grand bien du plus grand nombre.

Les autres sont des grincheux curieux, méfiants et individualistes.

Mais ce sont des voisins plus agréables que les premiers.

La soumission

Ce qui me dérange, c’est cette volonté d'adopter les règles, lois et directives de l'UE à marche forcée.

Quand nos adversaires nous parlent d'armes, il faut leur répondre qu’ils ne sont pas factuels et versent dans l'émotionnel.

Le sujet de la votation, c'est: “Souhaitons-nous désormais être forcés d'accepter les règles de l'UE sans avoir plus rien à dire ?”

Il faut demander dans chaque débat que nos adversaires expliquent le principe de cet échange de notes évoqué dans la directive.

Dans un deuxième temps, on expliquera que ces notes sont rédigées par d'obscurs fonctionnaires sans la moindre légitimité démocratique, et on enfoncera le clou en demandant qui a rédigé cette directive.

Si on reste sur ce terrain, on a des chances de faire passer UN message. et c'est le seul qui importe.

Vous me permettrez de citer Rosa Luxembourg, célèbre militante révolutionnaire communiste, assassinée en 1919 lors de la répression spartakiste en Allemagne

«La liberté, c’est toujours la liberté de penser autrement.»

Un dernier mot…

Dans les mois qui viennent spécialement, dans vos conversations avec vos amis, vos collègues, vos connaissances, soyez modérés, restez calmes, même si vous êtes en train de bouillir intérieurement.

Laissez vos adversaires s’énerver…

Démontrez votre maîtrise de soi, et, si on vous demande comment vous faites, répondez que c’est le tir qui vous a appris à rester “Zen”…

Démontrez que vous êtes un citoyen, et que la Confédération peut vous faire confiance avec des armes, car vous êtes le pilier de la démocratie…

 

Alain Baeriswyl, 19 janvier 2019


 

Les média s'emmêlent… comme d'hab !

 

Les médias ont réagi de "manière posée" au dépôt de 125'000 signatures contre la loi liberticide sur les armes. En fait, on sentait que ce qui les intéressait, c'était surtout l'autre référendum, celui de la gauche contre la réforme fiscale.

 

Quelques membres du comité de PROTELL, qui semblent satisfaits (photo B. Buchs)

 

Une phrase se retrouve dans presque toutes les feuilles de chou (comme le Temps, par exemple): "Malgré l'obtention de certaines dérogations par Berne, les milieux du tir et l'UDC estiment que le texte va encore trop loin." Aucun journal, pas plus que la RTS, n'a pensé à vérifier cette phrase, sans doute reprise de l'Agence télégraphique suisse (ATS).

S'ils l'avaient fait, ils auraient été obligés de reconnaître que l'UDC n'apparaît pas dans ce référendum. Bien sûr, nous espérons son soutien au cours de la campagne, mais le premier parti de Suisse ne figure pas dans le comité référendaire.

Mais pour la presse, journaux, radio et TV, il faut bien que ce soit, une fois de plus, un mauvais coup de l'UDC qui s'attaque à nos si bonnes relations avec l'Union européenne. En cela, ils suivent Economie-suisse, qui a déjà lancé une campagne mensongère et malhonnête contre nous. L'UDC, c'est le mal, l'UDC, c'est l'anté-Europe, donc les tireurs sont instrumentalisés par l'UDC. C'est ce qu'on peut lire dans plusieurs pamphlets diffusés ces derniers jours par les défenseurs autoproclamés de la prospérité suisse… et en réalité, les fossoyeurs de sa liberté.

La SSR fait encore mieux que les autres: pas un mot au journal de 12 h. 30 de la radio, pourtant informée, tandis que dans le 12h. 45 de la télévision, la journaliste a expliqué que la loi voulait interdire les armes automatiques ! On voit que la dame a étudié la question. Reconnaissons tout de même que les interviews ont été correctement présentées

La perle revient toutefois à SwissInfo: à 14 h. 10, sous la plume de Andrea Tognina, on apprend que le référendum "aurait recueilli les 50’000 signatures requises. Celles-ci n’ont, toutefois, pas encore été remises à la Chancellerie fédérale". Rappelons que le dépôt a été effectué ce matin à 10 h… et que le Conseil fédéral a déjà confirmé la date de la votation (19 mai).

Si vous voulez une bonne information lisez un article sur le référendum fiscal. Dans ce domaine, les journalistes semblent plus sérieux que dans celui des armes. Encore que… moi, les questions fiscales.... On peut sans doute là aussi me refiler des infos mal digérées, fausses ou carrément fabriquées !

 

F.A.L. 17 janvier 2019
 

 

125'000
 

Jeudi 17 janvier 2019, 10 h. du matin, sur la Place fédérale à Berne

Il en fallait 50'000. Ce matin à 10 h., ce sont 125'429 signatures qui ont été déposées a la chancellerie fédérale, contre la loi inique que veulent nous imposer l'Europe, le gouvernement (exécutif et parlement) et une économie qui devrait retirer le terme de Suisse de son nom.

 

(photo B. Buchs)

 

125'429 signatures de citoyennes et citoyens suisses, qui restent encore attachés à une certaine idée de la Liberté, de la Suisse. Des citoyennes et citoyens qui n'ont pas la même vision de leur pays que ceux qui n'en attendent que des dividendes versés par des entreprises qui n'ont plus de suisse que le siège social.

Bravo à ces 125'429 signataires. Maintenant, reste à transformer l'essai, comme on dit au rugby. Le 19 mai, ce ne sont pas 125'000 votes dont nous aurons besoin. Ce sont au minimum 1 million 250'000 NON à notre asservissement.

Nous les aurons !

F.A.L. 17 janvier, 10 h. 30
 

 

 

Olivia de Weck au comité de PROTELL

 

 

Réuni en séminaire à Olten les 11 et 12 janvier, le comité de PROTELL a nommé à l’unanimité Madame Olivia de Weck à la fonction de vice-présidente de PROTELL.

Agée de 32 ans et originaire de Fribourg, Olivia de Weck a achevé ses études de droit à l’Université de Fribourg en 2010 et obtenu le brevet d’avocate en 2013 à Genève. Elle exerce depuis au sein d’une étude genevoise. En parallèle, Me Olivia de Weck est engagée au sein de l’Armée suisse depuis 2005 et a été promue au grade de capitaine en 2018. Depuis 2018, le capitaine Olivia de Weck a repris le commandement de la compagnie d’exploration 1/1 au sein de la Brigade mécanisée 1.

Olivia de Weck a très tôt marqué son intérêt pour les questions de sécurité. Secrétaire générale du Comité Romand pour une Défense nationale Crédible (CRDC) depuis 2012, membre du Comité de la Société Militaire de Genève (2013-2018), elle siège également au Comité Femmes et Politique de Sécurité (FPS), VD, depuis 2013. Le Olivia de Weck s’est également engagée pour la création de la société des Officiers de l’Université de Fribourg.

Dans sa fonction de vice-présidente, Olivia de Weck est en charge des affaires publiques et des relations médias. A moins de cinq mois d’une votation capitale pour le maintien de la sécurité de nos droits, ce ralliement représente une opportunité de choix afin de sensibiliser davantage de citoyennes et de citoyens sur les dangers que la directive européenne sur les armes fait courir sur notre souveraineté et sur la liberté des citoyennes et citoyens suisses.

Olivia de Weck a d’ores et déjà rejoint le comité référendaire (https://eu-diktat-nein.ch/fr/comite/)
Sa nomination sera soumise à l’approbation de l’assemblée générale de PROTELL qui se tiendra à Berne le 13 avril prochain.

SwissGuns se réjouit de travailler avec Madame de Weck. Son arrivée au comité de PROTELL est la première bonne nouvelle de l'année. Meilleure est l'équipe, meilleures sont les chances de gagner.

Et nous gagnerons !

F.A.L. 14 janvier 2019

 

 

La campagne a commencé

 

A peine a-t-on annoncé que le référendum contre la loi sur les armes avait abouti que la RTS a invité un détracteur. Pas le plus malin, certainement, mais le premier tout de même, Pierre-Alain Fridez.

Dans le journal de 7h., ce lundi 7 janvier, le Dr. Fridez nous explique benoitement que ce référendum est sans objet, puisque rien ne va changer, à part peut-être une ou deux procédures administratives pour les tireurs. Les collectionneurs selon lui, n'ont rien à craindre… il doit penser aux collectionneurs d'opercules de doses de crème !

Non, non, rien ne va changer… tout va continuer… pour nous posséder.

L'interview du Fridez à la RTS
(à partir de 6 minutes)

A écouter, ne serait-ce que pour apprendre à mentir sans rougir.

F.A.L. 7 janvier 2019
 

 

Référendum !

 

férendum il y aura. La presse dominicale l'a annoncé: le comité contre le diktat de l'UE a rassemblé les 50'000 signatures nécessaires. Combien en tout ? On ne le sait évidemment pas. Il faudra attendre qu'elles aient été validées par les communes. Elle seront déposées à la chancellerie fédérale vers le 18 janvier, date buttoir.

Aucun moyen donc, pour le moment, de savoir combien de signatures. Il y en aura certainement plus que les 50'000 déjà annoncées et on peut espérer que ce sera beaucoup plus.

Et le 19 mai, nous ferons savoir à notre gouvernement - et à l'Union européenne - ce que pensent les Suisses d'une loi qui attente à leur liberté. Car ne nous y trompons pas: les armes ne sont qu'un aspect du problème. Ce qui est en jeu, c'est tout simplement la liberté, car ce que Bruxelles veut, c'est la supprimer, pour mieux contrôler les foules de consommateurs, à qui on aura retiré toute idée de réelle citoyenneté.

Et c'est contre cet asservissement que nous luttons, plus encore que pour conserver nos armes, même si celles-ci sont la garantie de notre liberté.

F.A.L. 6 janvier 2019

 

 

Comment c'était, avant ?
 

Les animateurs du site EU-Diktat-nein viennent de publier une intéressante chronologie de la guerre ouverte contre notre liberté, depuis la loi fédérale sur les armes, entrée en vigueur en 1999.

Nous vous en conseillons la lecture:

Comment était-ce avant? L’évolution de la loi fédérale sur les armes depuis 1999